SCÈNE VII
Les Mêmes, JEAN D'ARMAGNAC, TRANQUILLE, GUILLAUME DE SOLES.jnim RIPAILLE.
la duuiiesse. Faut-il que Jean d’Armagnac, dans sa propre nuison, vienne demander secours a sa mère!... Ou a frappé mon (ils!... (Non regard fait le tour de la chambre et set yeux tombent sur Tran • quille.) On'ot pas toi !.. non. tu n'ourais pas osé porter la main sur l'héritier de ton maître.
Guillaume, entrant. Vous vous trompez, ma noble darne, c'est lui... et ce n’est pas la première foi*...
la nrc.Biftsx, regardant Tranquille arec stupéfaction. Mais qu est-ce donc que cet homme?
(Personne ne répond; Tranquille essaie de soutenir le regard de Guillaume; fl y a entre eux une
torte de lutte muette, puis. Tranquille vaincu baisse les yeux, tandis que Guillaume triomphant se détourne de lui et vient ouvrir là robe de velours de l'enfant.) guillai-mi. Voyet!
la nuciicssE. hors d'elle -même. Du sang!
TOU*. Du sangl (Let dames entourent t'en font.) la duchesse, Il a voulu tuer Jean d'Armagnac!..,
la pavot. Oh! rassurez-vous, madame, ce n'est
rien...
Guillaume, lentement. Plaise ■ Dieu que vous n’ayez point à dép orer un plus grand malheur.
LA DUCHESSE- Que vouluz-voui dire? Est-ce aujourd'hui que vous venez me parler de malheur! J'ai la parole du roi!
Guillaume. Au moment où monseigneur Jacques d'Armagnac entrait dans Pari», la garde écossaise que commandait messire de Graville a remplacé son escorte, on a couvert » tête d'un voile noir, et notre seigneur a passé sous les fenêtresde son bétel... il marchait à l'échafaud!... la pavot. C'élait lui!
la di'chpssk, tombant d f/enoqx. Obi mon Dieu I qu’ai je donc fait pour être ainsi condamnée I O mon pauvre petit! tu nas plus de pire; il est mort, mort assassiné! Tu grandiras et tu lo vengeras! (Tumulte au dehors.) voix. A mort d’Armagnac! à mort!
LA nuciiessB, levant ton fils entre ses bras. Sauvez! sauvez mon enfant. (Les femmes te rangent autour d'elle.)
ripaillp, paraissant et tirant son épée. Ne craignez rieo, madame, c’est moi qui vais commencer le bal !
tranquille, allant à lui. Jérôme, vous savez ceque vous m'avez promis... (Jérôme, après tiroir regardé la Duchesie, remet son cpée au fourreau et t’élance à droite,)
LA duchesse, montrant Tranquille. Cet homme me prend jusqu'à mon dernier défenseur!
voix au dehors. Armagnac! à mort! à mort!
LA DivHKtSK Mon Diru! secourez -moi ! (fa Duchesse court éperdue se réfugier sur let marchât de ton trône acte ton fils dans ses bras.)
tranqiille, bas à la Duchesse. Confiez-moi votre enfant...
la duchesse, avec horreur. Va-t’en!... val'en !... iTranquiüe courbe la lèteet reste à la porte du fond. La porte de gauche est enfoncée, l'on voit paraître Olivier de Graville, U casque en tête, suivi de ses hommes (Larmes qui chassent tous les serviteurs de la maison.)