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de soixante ans, dut subir des/ examens sur la lecture, récriture, le calcul et sa méthode d'enseignement, ce que l'on appellerait aujourd'hui son aptitude pédagogique. Le Recteur de l'Académie de Douai, s'étant également assuré que ce candidat possède une connaissance suffisante des principes et des dogmes de la religion, lui accorda, le 12 février 1817, le brevet de capacité pour l'enseignement primaire dii troisième degré.
J.-B. Dupond mourut à Fressin le 4ayrill83l, âgé de 75 ans.
11 était remplacé dans sa charge d'instituteur depuis 1826, par M. Jacques-Antoine-Hilaire Canu , né à Preures, le 17 septembre 1804.
M. Canu exerça les fonctions d'instituteur à Fressin pendant trente-quatre ans, de 1826 à 1860 / ce fut son premier et son dernier poste. Sa classe se tenait dans une maison louée par la commune et aujourd'hui démolie ; elle donnait sur la place au marais, à i'angle sud-est, au-dessous de la rue d'Enfer.
Mais la commune de Fressin a un insigne bienfaiteur en la personne de l'un de ses enfants, M. l'abbé Alexandre Héame, curé de Boningue-les-Ardres. On lui doit la création d'une école de filles qui eut lieu dès l'année 1825. Le Préfet porta deux arrêtés à cet effet. Par le premier, daté du 17 janvier 1825, il décerne un brevet de capacité du deuxième degré, après examen subi devant le jury de l'arrondissement de St-Omer, à la demoiselle Sophie-Zélie Lefebvre, âgée de vingt-et-un ans, née à Boningues-les-Ardres le lo messidor an XII (30 juin 1804), demeurant à Fressin, avec autorisation d'exercer les fonctions d'institutrice primaire du deuxième degré dans l'une des communes du département, conformément à l'ordonnance royale du 3 avril 1820. Par le second arrêté, le Préfet, sur la proposition à lui
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faite par le maire et le desservant de Fressin, autorise spécialement ladite demoiselle à exercer ces fonctions à Fressin.
L'installation de M*"* Lefebvre à Fressin n'était, dans la pensée de M. Héame, qu'un acheminement à une plus importante création. En novembre 1827, il acheta la brasserie Samier, qui occupait tout le côté droit de la rue du Pont, en allant de l'église au marais. Il divisa en deux cette propriété et y éleva des constructions. La partie longeant la rue du Pont fut donnée à la commune, à condition d'être employée, moitié au logement du vicaire, moitié à l'école des garçons. L'autre partie fut appropriée par M. l'abbé Héame à usage d'école et offerte à la Congrégation de la Sainte Famille d'Airiens (i). Mais la communauté était jeune encore, n'ayant été fondée qu'en 1817, et n'avait pas assez de sujets pour répondre à toutes les demandes. M. Héame voulait avoir trois religieuses ; il fut forcé d'attendre.
Mais la Commune avait une compensation pour tromper les ennuis de l'attente; M*^^**^ Lefebvre était une personne instruite et pieuse ; elle fit la classe à Fressin à la satisfaction générale, ^imée de toute la population. Elle eut part aux libéralités du Conseil municipal. En 1830, on vota en faveur de l'instituteur un traitement de 200 francs qu'il devait ajouter à la rétribution scolaire, à charge d'instruire gratuitement quinze élèves dont on lui donna la liste. Le Conseil,* en la même séance, vota pareillement un traitement fixe de 100 francs à l'institutrice, en lui imposant aussi l'obligation d'instruire gratuitement quinze petites filles.
La commune de Fressin avait donc l'avantage de posséder une des premières une école de filles et
(l) Cette maison fat bénite le 10 mai l83o , par Mgr re'véque d'Arras.
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l'honneur de devancer la loi libérale de 1850 dans rétablissement d'une sage et équitable gratuité
Ces Messieurs du Conseil municipal observèrent avec raison que le sacrifice qu'ils demandent à la commune pour l'école des filles ne durera guère plus de deux ans, et, qu'après ces deux ans, les pauvres seront encore plus heureux, puisque M, l'abbé HéaméaimposéàlaSainte Famille d'Amiens l'obligation d'instruire gratuitement quarante filles pauvres de Fressin.
Le Conseil municipal décida que la rétribution scolaire dans les deux écoles serait :
De 25 centimes par mois pour les enfants au-dessous de sept ans :
De 50 centimes pour les enfants de sept à dix ans:
De 75 centimes pour les enfants de dix ans et audessus.
Le 18 août 1833, le Conseil fut appelé, en vertu de la loi du 28 juin même année, à fixer de nouveau le taux de la rétribution scolaire pour les deux écoles. On divisa les payants en six classes, pour lesquelles l'écolage fut de 25, 35, 40, 50, 60 et 75 centirres, ce qui se répéta les années suivantes. On dressa en même temps les listes de gratuité, sur lesquelles on inscrivit 23 garçons et 20 filles.
En septembre 1834, ^^ maison de la Sainte Famille nous envoya enfin trois religieuses. M^^ Lefebvre alla s'établir à Eperlecques, où elle continua d'exercer les fonctions d'institutrice. Elle mourut dans cette paroisse, ayant toujours conservé un bon souvenir^de Fressin.
Désormais le Conseil municipal n'a .plus à voter de traitement pour l'école des filles. Les sœurs de la Sainte Famille en instruiront quarante gratuitenaent. Le Conseil prend la peine de leur dresser la liste des
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quarante filles pauvres, et il leur remet une liste qui contient quarante-trois noms.
Pour l'entretien des Sœurs et de l'école de Fressîn, M. Héam'e vendit ses biens de Fressin, et avec le produit de cette vente, joint à ce que lui avait laissé son oncle, curé à Lyon, il acheta deux fermes, l'une à Herly, Pautre à Ergny, et les donna à la Congrégation, ainsi que la maison de Fressin.
Les religieuses devaient recevoir des enfants la rétribution scolaire. Elles eurent aussi des pensionnaires, surtout dans les premières années, alors que les écoles de filles étaient rares à la campagne. Elles s'engageaient, de leur côté, à recevoir et à instruire gratuitement quarante filles pauvres. On peut dire que la gratuité a été établie de bonne heure à Fressin, Quand on a soustrait quarante petites filles du nombre de celles qui sont en âge d'aller en classe, les autres, et elles sont maintenant en bien petit nombre, appartiennent à des maisons qui ne sauraient se refuser décemment à subvenir aux frais de l'éducation de leurs enfants. "
Cependant, à certaines époques, les sœurs ont admis jusqu'à soixante enfants au bénéfice de la gratuité.
Les religieuses de Fressin rendent de grands services au curé pour l'organisation des processions ; elles se chargent aussi des enfants pendant la retraite préparatoire à -la première Communion. Elles appartiennent à une Congrégation qui se fait un mérite d'entretenir l'esprit de paroisse et de n'empiéter jamais sur les prérogatives et l'autorité du curé.
La première Supérieure fut remplacée par sœur Marie-Rose, née Marie Trollé, originaire du canton d'Etaples.
Sœur Marie-Rose resta à Fressin jusqu'en 1846.
La paroisse ayant cessé d'avoir un vicaire, la com-
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muiie fit jouir l'instituteur de ce qui avait été destiné à cet ecclésiastique. L'école des garçons, la mairie, le logement de l'instituteur, l'endos de la pompe, tout cela fut établi sur le terrain donné à la commune par M. l'abbé Héame. Cette disposition dura jusqu'en i88i.
A cette date, la commune acheta le Château-Bleu, où l'on disposa deux belles salles de classe pour les garçons. Cinq ménages sont logés au profit de la commune sur l'ancienne propriété de M. Héame.
La classification des enfants subit diverses variations ainsi que le taux de la rétribution scolaire. En 184I, les écoliers étaient répartis en quatre classes. Les plus âgés payaient soixante-quinze centimes par mois ; les plus jeunes ne payaient que quarante centimes ; ceux de la deuxième catégorie payaient soixante centimes, et ceux de la troisième cinquante centimes. En 1844, il n'y eut plus que trois catégories d'élèves payants ; on demandait quatre-vingts centimes aux plus grands, cinquante centimes aux moyens, et vingt-cin(: centimes seulement aux plus petits.
En 184I, Le Conseil donna à l'instituteur une liste de 28 garçons qu'il devait instruire gratuitement ; 47 filles furent admises à jouir du même avantage. En 1842, la liste des garçons non-payants était portée tout à coup à 47 ; elle était encore de 36 en 1844.
Quoique déchargée de faire le traitement de la directrice de l'école des filles, la Commune inscrivait pourtant à son budget supplémentaire un crédit de 20 francs pour fournitures de livres et papier aux plus pauvres élèves de cette école. Le Conseil trouvait même que c'était trop peu. Aussi, la commune ayant reçu un secours extraordinaire de 60 francs pour cet établissement, le maire proposa de prendre lo francs sur cette somme, afin d'augmenter le crédit destiné
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à procurer aux filles pauvres les fournitures indispensables de livres classiques et de papier ; les 50 autres francs devaient être affectés à la distribution des prix.
Cette cérémonie se célébrait alors avec un certain éclat ; les élèves y représentaient de petits drames coupés par de gracieuses chansonnettes ou par des scènes dialoguées ; c'était une fête pour la commune €t pour les familles du voisinage qui avaient des enfants chez nos bonnes sœurs.
Le 24 septembre 1846, l'inspecteur Prunier signa, au nom du Recteur de l'Académie de Douai, l'autorisation, pour la demoiselle Antoinette Decrept, née à Poix (Somme) le 17 janvier 1812, de diriger une école primaire élémentaire dans la commune de Fressin. Cette autorisation fut accordée sur la présentation faite par la dite demoiselle Decrept des lettres d'obédience à elle délivrées par Madame la Supérieure de la Congrégation de la Sainte Famille d'Amiens, dont les statuts sont approuvés, et sur le vu de la lettre par laquelle la Supérieure générale de ladite Congrégation déclarait son intention de charger de ladite école ladite demoiselle Decrept.
Dès lors qu'il reconnaissait la Congrégation et en approuvait les statuts, on ne comprend pas pourquoi le gouvernemeiit de Louis-Philippe ne désignait pas la directrice de notre école par le nom qu'elle portait en religion, et sous lequel la population la^connaissait. Ce formalisme civil est tout simplement ridicule.
Mademoiselle Decrept, en religion sœur Sainte Antoinette, avait quatre de ses sœurs religieuses comme elle.
En 1853, elle fut remplacée par sœur Saint Victorin, dans le monde Victorine Telliez, née à Boves, (Somme), qui dirige encore actuellement notre école de filles sans la moindre défaillance, après quarante
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ans d'exercice à Fressin. Elle avait déjà enseigné cinq ans dans le diocèse de Cambrai.
En février 1848, le Conseil municipal vota 300 francs pour le mobilier de Técole des garçons. A ce propos, on fit les curieuses observations suivantes : La commune a 1,089 habitants. Le 7^ est 15e, dont 78 garçons en âge de fréquenter Técole. — Or, on y en admet 89 depuis 6 jusqu'à 13 ans. Au mois de septembre, le Préfet de la République alloua la somme de 100 francs à la commune de Fressin pour l'aider à se procurer le mobilier en question.
A la session de mai 1849, le Conseil municipal fut en dissentiment avec le Préfet au sujet de la rétribution scolaire. Le Préfet désirait qu'elle fût uniforme, au taux de 75 centimes. Le Conseil insiste pour le maintien de l'ancien usage, alléguant que le taux de 75 centimes est trop élevé pour le plus grand nombre. L'année suivante, ces messieurs finirent par céder. Le 6 mai 1850, le Conseil municipal décidait que le taux de la rétribution scolaire serait de 75 centimes indistinctement pour chaque élève payant.
M. Bonhomme voulut profiter des avantages offerts par l'article 25 de la loi d'enseignement du 15 mars 1850 , par lequel article il était permis à tout ministre du culte, pourvu qu'il ne fût pas révoqué, d'ouvrir une école primaire. Le 29 janvier 1851, il écrivit au Préfet du Pas-de-Calais pour lui déclarer qu'il se proposait d'ouvrir, à Fressin, une école libre de garçons. A ce propos, le conseil municipal ( séance du i^'' février 1851) manifeste la crainte que, la rétribution scolaire de l'école libre étant inférieure à celle de l'école communale, les élèves ne désertent cette dernière. Ces messieurs tiennent à assurer à l'instituteur officiel un traitement minimum de 600 francs.
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L'école de M. le curé Bonhomme se tint dans une des trois maisons de la propriété Legay, la dernière adjacente à la maison de M. Annequin. M. Charles Lejosne, de Torcy, ancien élève du Presbytère, faisait la classe au nom et sous la responsabilité de M. Bonhomme. Quand il eut obtenu la place de régisseur au château d'Équirre, l'école libre de Fressin cessa d'exister.
Elle avait eu son moment de vogue. En effet, la rétribution scolaire n'avait produit, en 1852, à l'école communale, que la somme ridicule de 6 francs. Cette école n'avait été fréquentée que par 42 élèves, dont 37 à titre gratuit. La Sous*Préfecture ne comprend pas un résultat pareil dans une commune de 1079 habitants. Le Conseil, en sa séance du 17 avril 1853, prit la peine de donner à l'autorité supérieure l'explication de ce fait. Cela tient, dit-il, à l'exagération de l'a rétribution scolaire fixée par le Conseil académique, le 4 août 1851, à un franc par mois par élève. Les enfants ont quitté l'école les uns après les autres. C'est alors que M. le curé de Fressin demanda et obtint la permission d'ouvrir une école privée, où les élèves payèrent de 50 à 75 centimes; cette école eut bientôt tous les élèves payants.
Quand même M. Lejosne n'aurait pas été appelé chez M. le marquis de Partz, il est bien probable que M. Bonhomme aurait été amené à fermer son école. Après le 2 décembre, nous nous figurons difficilement un prêtre chargé d'une paroisse, rétribué par l'État, admis à bénéficier de l'article 25, et surtout autorisé à se faire remplacer dans son école par un substitut non breveté.
Par arrêté préfectoral du 31 mars 1860, M. Charles- Auguste Guffroy, né à Busnes, le 26 septembre 1831, breveté le 6 avril 1859. fut nommé provisoirement
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instituteur public dans la commune de Fressin, en remplacement de M. Canu, démissionnaire.
M. Guffroy , élevé d'abord à Ruyaulcourt , avait fait ses classes au collège d'Arras en qualité d'élève du petit séminaire . Il avait même, pensons-nous, porté quelque temps l'habit ecclésiastique et enseigne dans un pensionnat libre de la ville d'Arras.
M. Guffroy donna sa démission aux vacances de l'année 1862. Le conseil «lunicipal de Fressin prit, en cette circonstance, une initiative qu'il est bon de signaler. Le l^"^ octobre, à l'unanimité, ayant à faire choix d'un instituteur soit laïque, soit congréganistc, il émit l'avis de confier l'école à des frères. Cette demande fut faite par Messieurs Pruvost , maire, Vaillant, adjoint, Desmons, Viollette, Gamain, Caron, Bruchet, St-Remy, Grandel, de Contes. Mais, dès cette époque, l'administration n'était guère favorable à l'enseignement congrcganiste. Le Sous-Préfet rémontra aux Messieurs de Fressin qu'il en coûterait beaucoup à la commune pour subvenir aux frais d'établissement et de traitement de l'instituteur préféré. Le Conseil, en sa séance du 19 octobre, demanda donc un instituteur laïque.
Le 7 novembre, M. le Préfet Comte de Tanlay nomma instituteur à titre définitif dans la commune de Fressin, M. Louis- Joseph- Alphonse Hénissart, né à Hucqueiiers , le \0 mars 1841, breveté le 8 septembre 1859, précédemment maître-adjoint à Rollez. M. Hénissart fut installé, le 12 du même mois, par M. le maire Pruvost et M. le curé Bonhomme.
En janvier 1866, M. Hénissart fut envoyé à Tortefontaine. et, par un arrêté préfectoral du 22 de ce mois, M. François-Jean-Baptiste Halot, né le 9 décembre 1810 à Brimeux , breveté le 31 août 1832, fut transféré de Tortefontaine à Fressin. Le nom de
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M. Halot resta porté aux Annuaires de longues années après qu'il eût quitté Fressin.
Ce fut ici son dernier poste. Il obtint sa retraite aux grandes vacances de l'année 1874, et il alla se fixer à Brimeux, où il est mort Tannée dernière.
Son successeur à Fressin fut M. Pierre- Antoine- Joseph Berthe, précédemment instituteur à Crépy. M. Berthe fut nommé le l^^ septembre 1874 et installé le 1^^ octobre par M. le maire Vaillant et M. le curé Bonhomme. Né à-Marant, d'une famille éminemment respectable, M. Pierre Berthe fut placé par ses parents au collège de Montreuil. Reçu instituteur, il exerça d'abord à La Loge, où il fit un excellent mariage. Vers 1869, il nous fut envoyé à Crépy, d'où il me précéda à Fressin. On ne saurait réunir plus d'activité, de zèle et de dévouement à une aptitude égale pour faire passer son enseignement dans la tête de ses élèves, donnant aux mieux doués tout le développement dont ils sont susceptibles , et parvenant à force de patience à tirer parti des intelligences les plus rebelles dont d'autres avaient désespéré.
En 1878, M. Berthe fut nommé instituteur à Hucqueliers, en remplacement de M. Thuillier, transféré à Montreuil. Il préféra ne pas quitter Fressin, où le maire, le curé et les conseillers municipaux le voulaient retenir. Ces Messieurs se rendirent à Arras en nombreuse députation pour le réclamer au Préfet, Leur démarche fut couronnée de succès.
Le l^^ janvier 1882, M. Berthe reçut un adjoint. Ce fut M. Oscar Tilloy, né à Freschevillers, annexe de Doullens (Somme). Le l^^ mai, M. Tilloy fut envoyé à Boulogne ; mais, l'année suivante, il contractait de plus solides liens avec notre commune en épousant Mademoiselle Edith Pinot. Son successeur à Fressin fut M. Elie Carbonnier, né à Boningues-lez-Ardres,
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Nommé à Fressin le I" mai 1882, il y était remplacé, le I*"" mai 1883, par M. Henri Demessine, né à La Capelle (Nord). M. Demessine fut suppléé, pendant deux mois, de février à avril 1884, par M. Jean-Baptiste Hennuyer, d'Halinghem, et définitivement remplacé, le 14 avril 1885, par M. Théophile Devigne, né à Seninghem. Le 14 septembre de la même année, M, Devigne était remplacé à son tour par M. Léonce Dehapiot, né à Bergueneuse, qui a épousé. Tannée dernière, Mademoiselle Hortense Legay, pourvue du brevet d'institu^trice et sage-femme de première classe. Aux dernières vacances de Pâques (avril 1892), M. Dehapiot a été nommé instituteur à la Loge. Il est remplacé à Fressin par M. Eugène Hénissart, précédemment instituteur adjoint à Oran (Algérie). M. Eugène-Célestin Hénissart est né à Fressin, le 6 janvier 1866, du légitime mariage de M. Alphonse Hénissart, alors instituteur en cette commune, et de dame Marie- Eugénie Delannov.
Depuis longtemps, les religieuses n'étaient plus que deux, Sœur Saint-Victorin, précédemment nommée, et Sœur Saint- Philippe de Néry, vulgairement Sœur Néry, la bonne maman des mioches ; la troisième religieuse, à qui incombait le soin du ménage, était remplacée par une novice ou aspirante en habit séculier. Nous avons de nouveau trois Sœurs : Sœur S(-Victorin, la supérieure; Sœur Néry, née Sophie Merlier, de Saint- Denœnx (Pas-de-Calais» ; Sœur Saint-Vincent, née Aimée Derambure, de Bourse vil le (Somme).
Peu de communes sont aussi bien dotées que celle de Fressin sous le rapport des écoles.
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