‹ Fressin; histoire, archéologie, statistiqueChapitre 8 sur 136 · CRÉQUY · texte numérisé non relu

CRÉQUY

Forte couppé au premier du ohef d*or à deux lions léopardes de cueilles qui est de Blanchefort parti d'or au loup rauïasant et rampant d'asur armé de gueules qui est d'Asoult.

Il» pointe tierce : le premier d*azur à trois tours d'or 2 & 1 gai «et (le Montauban ; le second d'azur à vis pal da trois pièces d'or au chef de mesmes qui est de Valse ; le troisième et dernier d'or à 2 lions léopardes d'azur qui est de Montor sur le tout de CHÉQU7 QUI est d'or au créquier de gueules.

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les maux qu'il avait soufferts, qu'elle ne put d'abord le reconnaître.

Ce n'est qu'au moment où il lui présenta la moitié de l'anneau nuptial que la vérité éclata à ses yeux. Sa joie, celle du vieux père de Créquy, du fils né pendant son absence, ne saurait se dépeindre. Cette reconnaissance rappelle celle d'Ulysse et de Pénélope dans l^ Odyssée \ elle a lieu par un moyen à peu près semblable à celui qu'emploie Homère, et ne déparerait pas une épopée dont nos siècles chevaleresques fourniraient le sujet.

Il existe sur l'aventure de Raoul une complainte en vieux langage picard, oti l'on retrouve la plupart des expressions dont se servent encore les paysans du Pas-de-Calais. Cette complainte n'a pas moins de cent cinq couplets. Voici ceux qui la terminent ;

Le sire de Gréqui adonc ne fut occhi, Reprint le chevalier; car, dame, le venchi : Ravisiez ben ; chez my, maugré tant de minière ; Conuéchez vos mary, qui vous avoyt si kière !

Li sire aveuc sa dame vesquit plens de vint ans En granl amour, et eut encoires sept éfans ; Founda un grand moustier, feit dons ous monastères, Et amandia touts dieux qu'avoyent fundyés sies pères.

La page que nous venons d'écrire est, pour la plus grande partie, la reproduction de l'article publié, en 18^7, par l'éditeur Hesse, de Boulogne, sous le titre : Les Ruines du château de Créqui à Fressin, dans les Souvenirs historiquts et pittoresques du département du Pas-de-Calais, L'auteur se donne la peine de traduire le patois de la complainte ; nous croirions offenser le lecteur en suivant cet exemple. Mais il y a autre chose à reprendre dans cette notice. L'auteur envoie Raoul en Palestine avec Louis Vil, en 1142, et il le

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fait succomber dans les plaines de la Massoure, en 1250. La distraction est vraiment trop forte.

« L'amour de la gloire, écrit-il , engagea Raoul à quitter une épouse adorée, Adèle de Bretagne, pour se ranger sous Fétendard de la croisade , et suivre Louis VII dans la Palestine. Diex voit !.. Dieu le veut !.. était alors la devise de tous les seigneurs français , qui sacrifiaient leurs affections les plus chères au pieux désir d'aller délivrer te tombeau du Christ. Blessé dangereusement dans les plaines de la Massoure >

Or, Louis VII régna de 1137 a 1180, et la bataille de la Massoure eut lieu en 1250. Il faudrait choisir entre les deux dates.

Nous devons reconnaître que beaucoup d'auteurs comptent Raoul de Créquy parmi les gentilshommes qui accompagnèrent saint Louis à la septième croisade. On le cite avec Gérard de Conchy, évêque d'Amiens, Henri de Boufflers, Guillaume de Picquigny, etc. Mais ce ne peut être qu'un autre Raoul, surnommé le Jeune.

L'histoire de Raoul est la partie principale de l'article consacré par l'écrivain cité plus haut au château de Fressin , Croirait-on qu'après cela il écrive que cette mémorable aventure ne se passa point à Fressin? Et voici la stupéfiante raison qu'il en donne : < Le château du fameux sire de Créquy, héros de cette aventure, était situé sur la frontière du Boulonnais. » La vieille complainte dit en effet :

« Un pouissant chievalier, jouxte lo Boulounoys. » (\)

(1) La camplainte de Raoul de Créquy a été analysée ou publiée dans:

Di.N-AUX :" Trouvères 0843): Ht, 161-7.

Graesse : 11-117.

L'Intermédiaire (1866), HT, 29-31.

Mt^w. de la Société archéologique de la Somme (i8Sl) B . I., 138-41 .

Raulin (Th). R-2, s-e. de G-ui, prétendu poème inédit du XIII^ siècle; Étude critique,,. Stra:iboui-g, 1868, ia-S", 24 pages.

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L'objection est pour le moins singulière. Le texte de la complainte ne fait que confirmer la tradition ; car Fressin est bien, par ses accidents de terrain, le commencement du Boulonnais. S'il a été permis à la Biographie Didot de placer Ruisseauville près de Boulogne, à plus forte raison doit-on pouvoir dire que Fressin est sur les confins du Boulonnais.

Si les sires de Créquy ont résidé d'abord à Créquy, si surtout ils ne sont venus s'établir à Fressin que vers l'an 1300, il est certain que le dénouement de l'aventure de Raoul eut lieu à Créquy. Mais voici le comble de l'inconséquence et qui passe les limites permises à l'arbitraire et à la fantaisie." C'est l'assertion de M. le Chanoine Robitaille. Dans son Histoire du canton de Fruges (i), il suit mot à mot la Notice consacrée par M. de Laplane aux paroisses de Créquy et de Fressin; il fait siennes les opinions de M. de Laplane; comme M. de Laplane, il écrit que Fressin est la souche des seigneurs de Créquy ; que Fressin a précédé Créquy comme château-fort et résidence seigneuriale; puis, tout à coup, il se sépare de son guide, il le contredit à propos de Raoul, •dont la cu- 'rieuse aventure a eu, selon lui, le dénouement que l'on sait au château de Créquy. Nos seigneurs auraient fait la navette de Fressin à Créquy, pour revenir de Créquy à Fressin.

Raoul mourut en 1181. Il laissa entre autres enfants:

1° Baudouin, son successeur à Fres-sin ;

2° Warin ;

3° Arnould ;

4° Geoffroy de Créquy, duquel on fait descendre ,1a branche des seigneurs de Boyer, en Bourgogne.

(l) Dictionnaire du département, volume de Montreuil. — Annuaire du diocèse, année 187 5.

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C'est ici le lieu de remarquer qu'un i^rand nombre de familles, que nous ne pouvons même pas signaler, se rattachent à la maison de Créquy, Outre la branche aînée, qui se fondit plus tard dans la maison de Blanchefort, l'histoire de cette famille compte douze autres branches, toutes ou la plupart successivement éteintes. Toutes portaient iVor an créquier de gueules,

VI. — Baudouin II, sire de Créquy et de Fressin, vivait en 1198. Il se maria deux fois, d'abord avec Clémence, dont on ignore l'origine, puis avec Alix de Saint-Omer, fille de Guillaume, châtelain de Saînt- Omer, et d'Ide d' Avesne. Il eut de sa première femme : 1° Baudouin III ;

2° Alix de Créquy, qui épousa Baudouin de Saint-Omer.

VIT. — Baudouin III, sire de Créquy et de Fressin, dît Baudouin le Jeune, vivait en 1237. Il épousa Marguerite de Saint-Omer, soeur d'Alix sa belle-mère, dont il eut ;

1° Philippe, son successeur à Fressin ; 2^ Baudouin, qui fit la branche des Créquy, seigneurs de Torcy et de Rôyon, finie en 1465 ; 3° Guillaume de Créquy, prévôt d'Aire en 1256. VIII. — Philippe, sire de Créquy, Fressin et autres lieux, épousa, en 1224, Alix de Picquigny, sœur du vidame d'Amiens. Il eut pour enfants :

1° Baudouin IV, de Fressin ; 2^ Hugues, seigneur de Rimboval, mort en 1296, dont la postérité a subsisté jusqu'en 1625 ; 3° Philippe, seigneur de Hechin ; 4° Enguerrand, évêque de Cambrai^ puis de

Thérouanney vivant en 13 17 ; 5^ Marguerite, qui épousa successivement le fils aîné des seigneurs de Ghystelles, Jacques

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de Harchicourt, Valerand de Bèvre et le seigneur de Trasignies ; 6° Alix de Créquy, qui épousa Vauthier, seigneur de Vignacourt.

Philippe de Créquy mourut en 1255.

Henri de Créquy, seigneur de Bierback, descendant de Baudouin i*^"^ de Fressin, fit avec saint Louis le voyage de la Terre-Sainte, et fut tué devant Damiette, en 1240, Peut-être devons-nous placer ici ce Raoul de Créquy, dit Raoul le Jeune, que l'on a confondu avec le héros de la romanesque légende.

A la date où les événements nous ont conduits, Fressin est, de l'avis général, la résidence des sires de Créquy.

IX. — Baudouin IV, sire de Créquy, de Fressin, de Beaurain et autres lieux, épousa Alix, dame de Heilly et de Rumilly, dont il eut:

i^ Jean de Créquy, son successeur à Fressin; 2° Philippe de Créquy, qui eut en partage la terre de Heilly, dont il prit le nom et les armes ; 3° Estheuil de Créquy, seigneur de Mareuil, En 1273, Baudouin de Créquy, sire de Fressin, jugea entre l'abbaye d'Auchy et le seigneur de Caumont, relativement au droit de pêche du moulin de Grigny.

X, — Jean 1", surnommé r Étendard, est cité à la date de 1310, parmi les seigneurs qui tenaient le parti de Robert, comte de Flandre, contre Guillaume, comte de Haynaut et de Hollande. Il épousa Marguerite, fille de Guillaume, châtelain de Beauvais, et de Léonore Crespin, dame de Ferrières, dont il eut :

i^ Jean II, de Fressin;

2^ Guillaume, seigneur du Tronquoy, mort sans postérité ;

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3° Enguerrand, seigneur de Canten, également

mort sans postérité ; 4° Catherine, mariée en 1327 à Guillaume, sire

de Breauté ; 5^ Marie, alliée àBertrand, seigneur de Briançon; 6^ Ide, femme de Hugues, seigneur de Monchy; 7° Jeanne de Créquy, mariée à Jean, seigneur de Boubers.

XL — Jean II, sire de Créquy, de Fressîn et autres lieux, dont il est dit qu'il se trouva à la journée de Saint-Omer, en 1340, contre Robert d'Artois, fit une tentative contre Calais, en 1348, et y mourut. Il avait épousé Jeanne de Picquigny, dame de Canaples, fille de Jean de Picquigny et de Marthe d'Amiens, dame de Canaples. Elle était veuve de Jean de Mailly. Elle survécut à Jean de Créquy et épousa en troisièmes noces Henri de Bèvre. Jean II avait eu de son mariage : i^ Jean III, son successeur à Fressin; 2° Enguerrand, dit /e Begue^ mort sans postérité; 30 Marguerite dé Créquy, qui épousa successivement Jean, sire de Drinkam, et Gérard de Ghystelles, seigneur d'Esquelbecque.

XII. — Jean III, sire de Créquy, de Fressin, de Canaples et autres lieux, gardait les portes de Paris, en 1370, quand «les Anglais vinrent jusqu'aux faubourgs de cette ville. Il avait épousé, en 1366, Jeanne de Haverskerque, dame de Fléchin, fille de Jean, seigneur de Fontaine, et de Jeanne, de Moliens. Il mourut en 1377. Sa femme, qui lui survécut jusqu'en 1424, lui avait donné :

1° Jean IV; 2° Un autre Jean, dit le Jeune, seigneur de

Moliens, qui fut tué à Azincourt, en 1415; 3° Jacques de Créquy, religieux de l'abbaye de Saint- Jean-au-Mont.

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Faut-il voir en ce moine le Baudouin de Créquy, religieux, diacre de l'abbaye de Saint-Bertin, qui fut élu abbé d'Auchy, en 1407, et promit de soutenir les prétentions de la puissante Maison de Saint-Omer contre la modeste Maison d'Auchy, qui ne voulut jamais le reconnaître et s'abstint même de le porter sur le catalogue de ses abbés ?

XIII. — Jean IV, sire de Créquy, de Fressin, de Canaples, etc., fut l'un des chefs de l'armée levée contre les Anglais par Valerand de Luxembourg, comte de S*-Pol, en 1405. Il mourut en 1411. Il avait épousé, en 1395, Jeanne de Roye, fille de Jean, seigneur de Roye. du Plessis, de Beausault et de Breteuil, et de Jeanne de Béthune. Jean de Roye, grand chambellan de France, périt à Nicopolis, victime de son courage et de sa foi.

Les Créquy, prédécesseurs de Jean IV, paraissent avoir eu leur sépulture à l'abbaye de Ruisseauville En 1425, Jeanne de Roye se fit faire un caveau pour elle et son mari dans l'église de Fressin. Elle en prit occasion de fonder une chapelle funéraire, qu'elle dota généreusement, et d'ouvrir un cimetière entourant réglise nouvellement reconstruite. L'acte de fondation fut passé l'an 1434, que l'on croit être l'année où mourut la dame douairière (i).

Il sera parlé avec plus de détails du tombeau de Jean IV et de la chapelle funéraire dans la deuxième

(1) Mathieu de Roye, allant chercher les restes de son père, rapporta en France le crâne de Sainte-Anne, qui fut honoré d'abord dans la chapelle du château, puis dans l'abbaye d'Ourscamp, où la famille de Roye avait sa chapelle funéraire, puis enfin, après la Révolution, dans l'église de Chiry (Oise), d'où une fraction considérable en fut détachée, à la prière de Mgr l'évêque de Beauvais et du consentement des paroissiens de Chiry, pour l'église de Ste- Anne d'Auray, où elle fut, en juillet 1890, l'occasion d'une grande manifestation triomphale en l'honneur de la Mère de la Sainte- Vierge.

partie de ce travail, au livre intitulé : < l'église de Fressin >; et de la fondation au chapitre premier du livre second consacré à 4: la paroisse > sous les évêques de Thérouanne.

Remarquons en passant qu'il y a ici un argument de plus, un argument décisif en faveur du château de Fressin comme résidence des Créquy de la branche aînée. D'après tous les généalogistes, Jean IV était bien le chef de celte branche. Or, c'est son tombeau que les archéologues viennent encore visiter dans l'église de Fressin.

Dans l'intervalle, entre la mort de Jean IV et celle de sa femme, avait eu lieu la fatale journée d'Azincourt (25 octobre 141 5). La famille de Créquy perdit à cette bataille quatre de ses membres : Jean de Créquy, dit le Jeune, seigneur de Moliens, fils puîné de Jean III et beau-frère de Jeanne de Roye ; Messire Régnant de Créquy, seigneur de Contes, de qui descendent les de Contes de Bucamps et de Planques, et son fils messire Philippe (r) ;

XIV. — Raoul, sire de Créquy et de Fressin, fils aîné de Jean IV. Comme son trisaïeul, notre jeune seigneur avait été surnommé V Etendard pour avoir conquis plusieurs drapeaux sur les Anglais. Il avait été nominativement convoqué par le roi Charles pour repousser l'envahisseur.

La journée d'Azincourt coûta la vie à un cinquième Créquy, connu dans l'histoire sous le nom de Maréchal de Guyenne, Jacques de Créquy, dit de Heilly, descendant de Baudouin IV de Fressin, marcha,

(1) c'est à cette branche de la maison de Créquy, pensons-nous, qu'appartenait Louis de Contes, donné par Charles VII pour page à [canne d'Arc, dès son entrée en campagne. C'est une consolation de voir la noble famille de Créquy, si dignement représentée dans l'armce nationale, au moment où les circonstances forçaient le chef de cette famille de combattre du côté des Anglais.

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en 1408, contre les Liégeois révoltés. Il commanda, en 1410, les troupes réunies contre les Armagnacs. En 1413, il lutta avec succès contre les Anglais en Guyenne. Fait prisonnier, il fut conduit à Bordeaux. Toutefois, il fut délivré assez à temps pour assister, en 141 5, à la bataille d'Azincourt. Il n'eut pas la chance de mourir sur le champ de bataille: pris par les Anglais, il fut condamné à mort sous prétexte qu'il s'était échappé de la prison de Bordeaux.

Outre Raoul, dit V Étendard, Jean IV et Jeanne de Roie avaient eu pour enfants :

2° Jean V ; 3° Un autre Jean, dit le Jeune, qui devint abbé

de Saînt-Jean-au-Mont ; 4^ Raoulequin, seigneur de Villers-Bocage, qui épousa Jacqueline de Lalain, fille de Guillaume, seigneur d'Houdain, et mourut sans enfants ; 5® Arnould, seigneur de Quéant, mort célibataire ; 6® Jeanne, qui épousa successivement Robert, sénéchal de Flandre , et Guillaume de Lalain ; 7° Perronne, qui épousa Andrieu, seigneur de

Rambures ; 8° Une autre Jeanne, qui épousa Jean de la

Trémoille, seigneur de Dours ; 9^ Marguerite de Créquy, qui se fit religieuse. Raoul de Créquy avait eu de Jeanne Quiéret, sa femme, un fils unique, nommé Antoine, qui mourut jeune. Il eut donc pour successeur à Fressin son frère cadet

XV. — Jean V, sire de Créquy, de Fressin et de Canaples, conseiller et premier chambellan de Philippcle-Bon, duc de Bourgogne. Il fut décoré de la toison d*or à Bruges, en 1420, à la création de cet ordre.

En 1429, îl défendît la ville de Paris attaquée par Jeanne d'Arc. En 1430, îl assista au siège de Cornpîègne. Il suivit le duc de Bourgogne au siège de Calais, en 1436 ; fut envoyé, en 146 1, porter le collier de la toison d'or* au roi d'Aragon ; fut ambassadeur auprès du roi Louis XI, en 1464 ; se trouva à la bataille de Montlhéry, en 1465, et mourut fort âgé en 1474. Il épousa Marguerite de Bours, dont il n'eut point d'enfant. Sa seconde femme, Louise de la Tour, fille de Bertrand, seigneur de la Tour, comte de Boulogne et d'Auvergne, qu'il épousa en 1430, lui donna :

1° Jean VI, son successeur à Fressïn; 2® Jacques, seigneur de Pontdormy, chambellan du duc de Bourgogne, qui fut fait prisonnier à la bataille de Nancy, en 1476, et mourut en 1480 sans postérité ; 3" François, seigneur de Dourier, gouverneur et sénéchal du Boulonnais, conseiller et chambellan du roi, mort sans postérité ; 4^ Louis, prévôt et grand archidiacre de Sainte- Croix de Liège ; 5° Bertrand, chevalier de Rhodes; 6° Charles, grand doyen de Tournai, puis éve-

que de Tkéronanne (i); 7° Louise de Créquy ;

8° Jacqueline de Créquy, dame d'Haplincourt,

du Verger et du Rozel, qui épousa Jacques

de Beaufort, marquis de Canillac, et mourut

fort âgée sans laisser de postérité.

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