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appelée le château, et M. Gilles Desmons, propriétaire du domaine de Lespault , sç croyaient des droits sur les arbres plaatés ea bordure de. la voie publique ou sur les flégards par les Seigneurs de Créquy ou les Quarré du Repaire. Peut-être pensaientils que la rentrée des Bourbons devait avoir pour conséquence le rétablissement des droits Seigneuriaux. Le Conseil municipal, en sa séance du 6 décembre 1818, rejeta absolument les prétentions de ces Messieurs.
M. Louvet, de Fressin, était alors juge de paix du canton de Fruges. En juin 1820, il perdit sa femme, née Adèle Gérard.
Le 8 mai i82i,MM. Gilles Desmons et François Briche présentèrent leur nomination par le Préfet aux fonctions de conseillers municipaux en remplacement de MM. Desobry et Legrand. Le 28 juin, M. Jacques VioUette fut nommé maire en remplacement de M. Pruvost démissionnaire. Le même jour, M. Letailleur fut nommé adjoint.
Le Conseil municipal se réunit ; il traite des affaires de la commune ; il délibère. On voit bien que l'on n'est plus sous 1* Empire. Cependant les communes sont encore bien loin de leur émancipation.
En 1823, le Conseil municipal fit faire de grands travaux de réparation à l'église et au presbytère. Le devis dressé par Froideval, menuisier à Hesdin, Stanis4as Plée, couvreur d'ardoises à Wambercourt, et Pierre Benteux, maître-maçon à Fressin, s'élevait à 3, 177 francs. Le Conseil, pour subvenir à cette dépense, sollicita la permission de vendre 140 arbres croissant sur le terrain communal.
La commune de Fressin comptait alors 100 électeurs municipaux, 10 départementaux, et 8 censitaires pour la nomination des députés.
A la séance du 10 mai 1824, nous voyons pour la
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première fois les plus forts contribuables appelés à voter avec les conseillers municipaux. Les conseillers présentsétaient : MM. J. B. Pruvost, Jacques Vîollette, Martin Cappe, Gilles Desmons, François Briche, Louis Duflos, Joachim Bruyant, Antoine de Lépine. Les plus impose's présents à la séance étaient: MM. J.B. Grenier, Xavier Louvet, Jacques Coache, Pierre-Joseph Bruche, Moyse Berthe, Nicolas Dewailly, J.B. Lhom- • me et Louis Mahieu.
Excellente et équitable légfislatîon que celle qui appelait les plus imposés à prendre part au vote du Budget et à toute séance où il s'agissait de lever un impôt quelconque. Cet usage s'est perpétué sous Louis- Philippe, S0U5 la République de février, sous le second Empire, et n*a été aboli que récemment. Le premier axiome en liberté politique est que l'impôt doit être consenti. C'est la justification de l'appel des principaux contribuables. Sans doute, avec une population agricole comme celle de Fressiu, les conseillers municipaux auront toujours les mêmes intérêts que les forts imposés. Mais que, dans un centre industriel, les ouvriers se concertent et s'accordent, ils peuvent exclure du Conseil municipal les propriétaires du sol et voter des constructions de luxe auxquelles ils ne contriburont pas eux-mêmes.
Le 26 mai 1824, le Conseil municipal de Fressin fut appelé à donner son avis sur le choix du bureau de poste qu'il jugerait le plus avantageux pour la commune. On choisit le bureau d*Hesdin.
A la session de mai 1825, nous trouvons des noms qui n'avaient point paru l'année précédente : Antoine Fiollet parmi les conseillers, Augustin Louvet et Louis VioUette parmi les hauts imposés. On vote le budget article par article. L'allocation la plus élevée est celle du curé, à qui le conseil vote un supplément de trai-
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tement de 300 francs. Mais ce chiffre ne sera pas longtemps maintenu. Il fut réduit à 250 francs en 1828, 1829 et 1830 ; peu après, en 183 1, il était abaissé à 150 francs, qui est le chiffre actuellement fixé pour l'indemnité à l'occasion de la deuxième messe des dimanches et fêtes. Dans l'intervalle, l'article fut réduit à 100 francs, effet sans doute de la Révolution antireligieuse de 1830.
Le 30 décembre 1825, M. J.-B. Pruvost fut de nouveau nommé maire de Fressin.
Un arrêté préfectoral, par rappel de la loi du 28 pluviôse an VIII, nomma conseillers municipaux pour compléter l'assemblée devenue inférieure par suite de deux décès et de trois démissions: Messieurs François Samier, Jean-Marie Desobry, Jean-Baptiste Grenier, Louis-Joseph Gravelle et Moïse Berthe.
Ces Messieurs furent installés le 24 novembre.
Le Conseil fut alors composé comme suit , outre le maire et l'adjoint :
MM. ?4artin Cappe ;
Jacques- François-Joseph Viollette ; Gilles Desmons ; François Briche ; Louis Duflos ; François Samier ; Jean -Marie Desobry ; Jean-Baptiste Grenier ; Louis-Joseph Gravelle ; Moïse Berthe.
A la session de mai 1827, h ces douze conseillers municipaux s'adjoignirent les forts îtnposés suivants :
MM. Norbert Vioilette fils ; Xavier Louvet ;
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MM. Pierre Briche ; Jacques Coache ; Augustin Bossu ; François Sanez ; Nicolas Dewailly ; J.-B. Lhomme ; Ambroise Moine ; Louis Mahieu.
En novembre 1827, Charles Daguin, garde champêtre démissionnaire, est remplacé par Nicolas Benteux. A la session de mai 1828, nous avons deux noms nouveaux de hauts imposés : MM. Louis Levacher et Pierre Bourbier.
Le 14 avril 1829, le Conseil demande l'autorisation de poursuivre en correctionnelle le nommé Carpentier^ du Parcq, qui a abattu, à l'endroit appelé le Calvaire, huit bois blancs croissant sur le terrain communal. De même que le Conseil de fabrique, le Conseil municipal de Fressin savait défendre les intérêts qui lui étaient confiés.
A la session budgétaire du 10 mai, mêmes conseillers que précédemment, moins J.-B. Grenier; un fort contribuable en plus, Benoni Grenier.
A la séance du 10 mai 1830, nous voyons les sept conseillers suivants: MM. Jacques Viollette, Martin Cappe, François Briche, Gilles Démons, Moïse Berthe, Jean-Marie Desobry et François Sanez.
Comme plus imposés : MM. Auguste Bossu, Pierre Bruche, J.-B. Lhomme, Pierre Bourbier, Louis Viollette, Théophile Samier, Jacques Warin, Alexandre Dusolon, Hippolyte Binsse, Louis Duflos.
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§ 4. — QOUVBRïTEMBïrT DE JUILLET.
Aucune mention n'est faîte au registre des délibérations de la Révolution de Juillet 1830. Si elle ébranla les principes fondamentaux de Tordre social, elle n'apporta que peu de changements au système extérieur du gouvernement^ et fut peu remarquée dans nos tranquilles campagnes.
Nous avons, en 183 1, deux nouveaux forts contribuables : M. Barnabe Corne et M. Jean-Marie Baux.
Le 20 novembre, M. le maire Jean-Raptiste Pruvost installe les douze conseillers suivants, qui avaient été élus le i^^ octobre ; c'étaient : MM. Jacques Viollette, Louvet, fils ; Moïse Berthe, Barnabe Corne, Jean-Baptiste Pruvost, père ; François Briche, Martin Cappe, Louis Duflos, père; Jean-Marie Desobry, Antoine Fiolet. Gilles Desmons.
Ils prêtèrent le serment suivant : < Je jure fidélité au Roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du Royaume. »
Le 30 janvier 1832, le Conseil entendit la lecture d'un arrêté du Préfet nommant maire M. J.-B. Pruvost, et adjoint M. Gilles Desmons, tous deux membres du Conseil. Ils prêtèrent le serment qu'on vient de voir et que tous les électeurs municipaux avaient été également obligés de prêter avant de voter.
Il paraît étrange qu'un gouvernement fondé par 221 députés parjures, et qui n'était ni le résultat de l'hérédité, ni celui de l'élection populaire, tint à ce point à un serment. Cet illogisme est à l'éloge de nos pères.
En juillet 1832, on nous signale parmi les forts
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imposés la dame Dail, demeurant à Paris, MM. Florentin Seillière, Santallier-Thélu, J.-B. Cordier, J.-B. Grenier, Eugène Dewaniin, Viollette, fils; Pruvost, fils; Le Noir. Les absents se faisaient représenter.
La même année, au mois d'octobre, on s'occupait de dresser le c.idastre ; important travail, à propos duquel on demanda encore Pavis des principaux propriétaires. On y réunit MM. Norbert Viollette, Pierre Bruche, Louis Viollette, le baron Seillièpe, Antoine Vauchelle, maire de Wamin.
On distinguait alors le bourg et le village. Aujourd'hui, c'est le centre, pensons-nous, que l'on appelle le village par opposition aux sections écartées. On n'oserait plus parler de bourg pour une commune descendue au-dessous du chiffre de 800 âmes.
La commune de Fressin possédait encore trois brasseries, toutes les trois sises au bourg. La première appartenait à J.-B. Pruvost, maire de Fressin ; la seconde à Louis Gravelle ; la troisième à Eugène Bins.se, celle-ci estimée le tiers seulement de chacune des deux autres.
il n'en reste plus qu'une, l'ancienne brasserie Pruvost, devenue la brasserie de Wailly, et, en 1891, la brasserie Henri de Contes.
Etaient également notées comme faisant partie du Bourg les mai.sons Seillière, Jacques Viollette notaire, Norbei t Viollette, Théophile Samier, Hippolyte Binsse, Pierre-François Louvet, Veuve Nicolas Cras.
Fressin possédait deux moulins. Le premier, en amont, à J.-B. Grenier ; le second à Auguste Bossu, Il y avait aussi trois forges.
Les principaux imposés qui assistèrent à la session de mai 1833 fu^^"^ •
M. M. Barnabe Corne, représentant du baron Seillière ; Xavier Louvet, au nom de M. Santallîer-Thélu ;
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Norbert Viollette. pour M. Norbert Viollette, fils ; J.-B. Cordier, représenté par J.-B. Priivost ; Norbert Fiolet, au nom de M. Eugène Dewamin ; François Brîche, au nom de M. de Dion ; Louis Desmons pour M. du Repaire ; Armand Le Noir, Pierre Kruche, J.-B. Grenier, Jacques Coache, Louis Viollette.
Le lé mars 1834, le Conseil municipal de Fressin donna un avis favorable à la création à Fruges d'un marché aux bestiaux, le dernier samedi de chaque mois, bien que Fressin ait à peu de distance le francmarché du 2* mercredi en la ville d'Hesdin. Le Conseil donne un avis favorable, à condition que le marché à établir au bourg de Fruges soit franc comme à Hesdin et à Fauquembergue, et non assujetti aux droits d'octroi que l'on paie à Fruges aux autres foires et marchés.
On revint sur cette question le 22 décembre 1835. On donna pour la seconde fois un avis favorable à la création au bourg de Fruges de dix nouvelles foires ; mais toujours à la condition qu'elles soient a débarrassées de l'impôt que fait prélever actuellement le bourg de Fruges dans ses deux, foires existantes sur les bestiaux qui y sont conduits et sur tous les porteurs de paniers et de marchandises tenues à la main ; impôt aussi vexatoire qu'onéreux, qui éloignera toujours des foires de Fruges les cultivateurs et les marchands, pour les reporter exclusivement aux marchés de la ville d' Hesdin et autres marchés voisins où n'existe point cette entrave. />
Il nous semble que le rédacteur de cette délibération, s'il n'était pas volontairement partial, avait des préférences sentimentales qui nuisaient un peu à sa justice.
Le Conseil devant se renouveler par moitié, il fallut pourvoir, le 2 novembre 1834, au remplacement
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de six membres sortants* Sur 48 votants ( on était encore sous le régime du suffrage restreint ).
MM. René-François Louvet obtint 40 voix; Barnabe Corne en obtint 38 ; Jacques Viollette, 33 ; Antoine Fiolet, 29 ; Louis Briche, 26.
Ces cinq messieurs furent élus au premier tour.
Dans un second scrutin, M Jacques Coache fut élu avec neuf voix.
Le 6 février 1835, M. Louvet fut nommé par le Préfet maire de Fressin, et M. Barnabe Corne fut nommé son adjoint.
La même année, on crut utile de nommer un deuxième garde champêtre pour le temps de la moisson. Le garde champêtre annuel eut désormais un traitement de 250 francs ; on donna 50 francs à celui de la moisson. Alors comme aujourd'hui, le garde avait son casuel dans la publication des ventes et dans la criée. Les annonces et les publications, qui ne se font plus nwintenant qu'à la porte de l'église, à l'issue de la première messe du dimanche, se faisaient aussi alors dans les rues, au son du tambour. En 1835, l'instrument était fort défectueux ; il manquait de cercles et de cordes.
Tous ceux qui remplissaient les conditions exigées par la loi pour être électeurs municipaux étaient-ils inscrits sur la liste ? Trois conseillers furent désignés pour recueillir les réclamations qui pourraient être faites.
Le 30 décembre même année, le Conseil exprime le vœu que le service du < messager-piéton » ait lieu tous les jours. Jusque-là le facteur d'Hesdin ne venait à Fressin que tous les deux jours.
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La délibération est signée: Louvet, Corne, Duflos, Desmons, Pruvost, Viollette, Desobry, Cappe, Berthe Dusolon, Coache.
A la demande de M. Corne, régisseur des bois de Fressin, Créquy et Sains, le conseil municipal, en sa séance du 15 mai 1836, dressa la liste des ménages qui devaient être admis à ramasser le bois mort et les ronces. Cette liste comprit 5 i familles. Plusieurs étaient désignées par des surnoms. Ainsi il y avait trois Grippy, l'aïeul, le père et le fils ; un Monaco, un Rossignol.
Les forts contribuables qui prirent part à la session de mai 1836 furent: MM. Louis-Thomas Santallier, Hippolyte Binsse, Pierre Bruche, J.-B. Grenier. J,-B. Lhomme, Louis Viollette, Nicolas Dewailly , Louis Briche, Louis Bodet, J.-B. Gravelle, Pierre- Joseph Bruchet. L'année suivante, on y remarque M, Louis Moine.
On s'occupait souvent de la nécessité de remplacer rhorloge du clocher. Mais on se faisait illusion en croyant pouvoir en avoir une bonne pour 400 francs.
Les communes de la région furent appelées, cette année-là, à donner leur avis sur la création d'une route entre Hesdin et Hucqueliers. Le Conseil municipal de Fressin s'éleva fort contre le projet de la faire passer par Wambercourt, Le Biez et Embry, tous pays de ravins et de montagnes inaccessibles, tandis que par Fressin et Créquy les pentes sont fort douces. Par Wambercourt et Le Biez, les communes traversées ne font au total qu'une population de 1,871 habitants, tandis que par Fressin et Créquy on endéservirait302i.Nosmunicipaux tiennent surtout à faire passer la nouvelle route par Fressin ; au besoin ils sacrifieraient Créquy. On pourrait longer les haies de Sains et se diriger sur Royon, ou encore traverser Sains et aller vers Torcy et Rimboval. Le projet de l'administration fut exécuté malgré
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l'opposition des gens de Fressin. Mais ils ne devaient pas tarder à avoir eux aussi le débouché qu'ils réclamaient.
Les conseils municipaux se renouvelaient par moitié, en 1837. Le 21 niai, cinq conseillers furent élus. Sur 44 votants, M. Jean-Baptiste Pruvost obtint 33 suffrages; M. Hippolyte Binsse en obtint 32; M. J.-B. Grenier, 30; M. Louis Briche, 26; M. J.-B. Desobry, 26. Au second tour, qui eut lieu le 2 juillet, M. Louis Gravclle fut élu avec 25 voix.
Cessix conseillers furent installés le 16 août. Le 11, M Louvet avait été nommé maire et M. Corne adjoint par arrêté du Préfet. Leur installation eut lieu le 26 du même mois.
Entre autres projets, le Conseil accueillit celui de renouveler entièrement 1^ toiture de la sacristie, planches et ardoises. Le devis, pour une surface de 36 toises et 4 pieds, s'éleva à 675 fr, 55 c.
Un nouveau registre de délibérations fut ouvert le 24 mars 1839. conformément à la loi du 18 juillet 1837. Il comptait 141 feuillets, le premier et le dernier cotés par le Sous -Préfet de Montreuil.
On ouvrit en même temps un autre registre pour y transcrire les arrêtés du Maire.
Les plus forts contribuables que nous voyons en 1840 sont: François-Joseph Desmons, Pierre-Joseph Bruchet, Pierre Bruche, J.-B Lhomme, Nicolas Dewailly, Jean- Marie Baux, J.-B. Bodet. François Allexandre, Jacques Warin. Kn 1841, M. Floride Vaillant y figure pour la première fois. En 1842, François Sanez et François Moine y viennent à leur tour. En 1843, nous y voyons Jean-Baptiste Grandel ; en 1844, Auguste Bossu et M. Santallier ; en 1847, Jacques- Joseph Briche, Chrysostôme Bruyant, Charles Moine; un autre jour, M. Louvet.
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Au renouvellement du 14 juin 1840, il se présenta 58 électeurs municipaux. Cinq conseillers furent élus au premier tour. Ce furent: M. Louvet, avec 56 voix ; M. Corne, avec 50 voix; M. Jacques Coache, avec 43 ; M. Emile Viollette, avec 41 ; M. François Desmons, avec 40.
M. le vicomte Armand Le Noir fut élu au second tour, avec 25 voix.
Les Conseillers furent installés, au mois d'août suivant, par M. Pruvost ; le 30 septembre, M. le Maire Louvet et jM. l'adjoint Corne furent installés par Jacques Joache. Ils avaient été nommés le 9 par le Préfet. Cette année-là, à la session de mai, on vota 200 fr. à un deuxième garde champêtre, que l'on chargea d'entretenir les chemins ruraux. On le désigna .sous le nom de garde champêtre cantonnier. Les deux gardes coûtèrent dès lors 400 fr. à la commune.
En 1840, on indiquait 25 kilomètres de la Mairie de Fressin à Montreuil et 13 pour Fruges. C'est à se demander quel détour on faisait pour arriver au chef-lieu de canton.
C'est du règne de Louis-Philippe que date ce magnifique réseau de routes qui. sous le nom de routes départementales aujourd'hui débaptisées, de chemins de grande et moyenne communication, ou de grande vicinalité. couvrent notre beau département et permettent l'accès des plus petites communes aux voitures suspendues.
On étudiait, en 1841, un projet de classement d'un chemin qui devait réunir la route royale N^ 28, de Rouen à Saint-Omer, au départ du Fond de Barles, à la route départementale de Saint-Pol à Boulogne. Ce chemin devait traverser Fressin, Sains, le Préhédrez, commune de Créquy, pour aboutira Maisoncelle, hameau dudit Créquy. Le Conseil municipal de
Fressin adhéra avec enthousiasme à ce projet. Ce chemin allait favoriser les transports vers Hesdin et Abbeville d'un côté, vers Fruges et Saint-Omer, également par Barles ; et, de l'autre côté, par Créquy, vers Hucqueliers, Desvres et Boulogne. Ces Messieurs, comme Perrette, rêvent de richesse et de grandeur: la voie nouvelle sera pour Ipressin une source de prospérité ; elle permettra d'élever, dans cette importante commune, des établissements industriels qui occuperont sa nombreuse population et utiliseront le cours d'eau qui traverse le village. Ce chemin servira à quantité de communes auxquelles il facilitera l'accès sur Hesdin : Coupelle-Vieille, Rimeux, Assonval, Verchocq, Renly, Herly,. Bellevue vont désormais s'ébranler pour aller aux marchés et aux foires de cette ville. Le Conseil municipal va plus loin : reprenant ses anciens arguments à propos du chemin d' Hesdin à Hucqueliers par La Loge, Wambrecourt, Le Biez et Embry, il démontre que le chemin par Fressin sera encore le meilleur pour aller de cette ville à ce bourg.
Le 28 mai 1843, il y eut des élections municipales, et 50 électeurs se présentèrent pour déposer leur vote. Au premier tour furent élus: M. J.-B. Pruvost avec 40 voix ; M. J.-B. Grenier avec 35 ; M. Jean-Marie Desobry avec 32 ; M. Louis- Joseph Briche, également avec 32 ; M. Alexandre Dusolon avec 29.
Au second tour, qui eut lieu le 11 juin, M. Pierre Moine fut élu avec 24 voix.
M. Vaast-Florîde Vaillant, qui avait obtenu 24 voix au premier tour, n'en obtint plus que 16 au second.
Ces sept Messieurs furent installés le 14 août par M. le maire Louvet.
Le 13 septembre, M. Louvet fut nommé de nouveau maire de Fressin par le Préfet, et M. Corne adjoint.
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Ils furent installés le 6 octobre par M. Emile Viollette.
Entre temps, le Conseil s'occupa du pont à construire sur la Planquette, route de Créquy vers Barles. Six ans après, le pont était encore en projet.
Un différend s'éleva, en 1844, entré le propriétaire des ruines et la Commune. Le maire et son Conseil s'opposèrent à l'abattage de huit arbres vendus par Madame de Civrac en face du Moulin. L'ancien notaire Gosselin prétend que ces arbres appartiennent à Madame de Civrac, comme ayant été plantés par ses auteurs, ébranchés par son fermier et croissant sur son fond. Elle en pourrait aussi réclamer la propriété à titre de riveraine et comme en ayant eu la possession non interrompue animo Domini pendant plus de trente ans. Le Conseil prétend, au contraire, que • ces arbres sont plantés sur un terrain communal, dit le Marais delà Lombardie.
Il paraît que les incendies se répétèrent ces annéeslà, au point d'effrayer la population. Le maire crut utile de proposer l'achat d'une pompe, qui fut estimée 1,200 francs. On vota à cet effet 300 francs et l'on demanda le surplus au Préfet. Tous les Conseillers furent de l'avis du maire et signèrent la délibération, sauf Gravelle, qui se retira.
Les affaires, en ce temps-là, n'étaient pas aussitôt conclues que proposées. En mai 1850, on n'avait pas encore cette pompe. Une souscription avait produit 608 fr. 25. Il y avait urgence d'agir ; car il y avait eu plusieurs incendies depuis six ans. En novembre, avec le secours donné par le Préfet, on avait réalisé la somme de 1008 fr. 25 ; mais la pompe, que l'on demandait à Daraffe, à Paris, devait coûter ii^o fr. Le Conseil vota la différence. Longtemps après, cette dépense supplémentaire n'était pas encore régularisée.
Le 26 juillet 1846, sur 36 votants, M. Pierre Louvet
obtint 34 voîx ; M. Barnabe Corne en obtînt 32 ; M. Emile VioUette, 31 ; M. le vicomte Le Noir, 29; M. François Desmons, 29 ; M. Floride Vaillant, 28.
Tous furent élus au premier tour.
Cependant, on vota une seconde fois, le 8 août, po;ir remplacer M, Louis Briche, décédé. Le nouveau conseiller fut M. Norbert Fiolet.
Ces Messieurs furent installés, le 18 septembre, par M. Louvet.
L'année 1847 fut une année de disette. Le blé se vendît 40. 45. et jusque 50 francs l'hectolitre. Je me souviens qu'au Petit Séminaire d'Arras, on nous demanda à tous un notable supplément de pension qui fut loin d'être compensé par une amélioration de régime. Le mécontentement des élèves se traduisit plus d'une fois d'une façon bruyante et peu respectueuse. La gent écolière est sans pitié. Le silence se faisait dès que l'on voyait apparaître le bon M. Wallon Capelle. Mais on ignorait qu'il avait épuisé toute sa fortune dans le séminaire, et que, si le Cardinal avait institué un économe, c'était une lourde charge qu'il plaçait sur les épaules de M. Braquehay. Il fallait faire des réformes, il fallait éviter de faire des dettes, et cette fâcheuse nécessité coïncidait avec la famine.
A Fressin, le Conseil municipal se réunit plusieurs fois pour aviser aux moyens de soulager les pauvres et de leur permettre d'attendre la récolte. Le 17 mars, on compta qu'il y avait dans la commune soixantequinze familles hors d'état de se procurer le pain nécessaire à leur subsistance, même en leur donnant du travail. Ce jour-là, on vota un impôt extraordinaire de 3000 francs pour les quatre mois d'avril, mai, juin et juillet. Cet impôt devait être réparti au marc le fr. sur les contributions mobilières supérieures à 4 francs. Il fut voté par les Conseillers et les forts
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