GÉNÉRALITÉS
La bataille de Frœschwiller a été, de part et d'autre, improvisée^ en ce sens que ni le prince royal de Prusse, ni le maréchal de Mac-Mahon, n'avaient l'intention de combattre, le 6 août.
Engagée contre la volonté des deux commandements, cette bataille met en pleine lumière les défauts et les qualités des deux adversaires.
A ce titre, elle mérite, mieux encore que le combat de Spickeren, livré sur un terrain très spécial, qu'on l'étudié avec le plus grand soin.
Le commandant d'une armée de plusieurs corps, opérant comme la IIP armée allemande sur un théâtre distinct de celui du gros des forces, ne peut plus, ainsi qu'au siècle dernier, embrasser de l'œil tout le terrain de la lutte et faire agir ses troupes en vertu d'ordres d'exécution n'émanant que de lui seul.
Son action, purement dirigeante, s'exerce au moyen d'instructions qu'il communique à ses lieutenants. Chacun des corps d'armée opère ensuite sous l'impulsion de son chef à la façon d'un organisme complet.