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VUE D*EN.SEMBLB DE LA BATAILLE

Une tentative du H® bataillon de chasseui*s prussiens, pour déboucher par le pont de Gunstett, avorte misérablement et donne lieu à une contre-attaque française des plus brillantes, qui ne réussit cependant pas à prendre pied sur la rive gauche.

A 1 heure, le combat, de plus en plus violent autour de Wœrth, met le Y* corps dans une position très pénible. Les Prussiens ne se maintiennent dans le bourg qu'au prix des plus grands eflforts.

A ce moment seulement, arrive à Dieffenbach le prince royal de Prusse, chef de la IIP armée.

La situation est tellement grave que le général de Blumenthal, chef d'état-major de la IIP armée, envoie Tordre au XP corps d'envoyer à Wœrth toute une division d'infanterie.

Mais le général de Bose, bien que pressé de demandes de secours par le général en chef et par le commandant du Y® corps, conserve tout son sang-froid.

Jugeant la droite française en l'air, sans appuis, il ordonne une attaque dérivée, par Dùrrenbach et Morsbronn, et lance deux attaques directes, l'une par le pont de Gunstett, l'autre par Spachbach.

Les attaques par Dùrrenbach et Spachbach réussissent ; celle par Gunstett, après un premier succès, échoue.

Les résultats. acquis par l'attaque de gauche, qui repousse, à Morsbronn, les charges de la brigade de cuirassiers Michel, permet de lancer, de Gunstett, les derniers bataillons frais sur le centre de la division de Lartigue.

A 1 h. 1/2, la droite française est en pleine retraite.

Dès lors, le Y® corps va pouvoir, lui aussi, jeter ses derniers bataillons dans la lutte.

Tandis que le XP corps progresse, du sud au nord, à travers le Nieder-Wald, le général de Kirchbach fait les plus grands efforts pour rompre le cercle de fer qui enserre ses troupes dans Wœrth.

Vers 2 h. 1/2, les Prussiens du V* corps, puissamment aidés par ceux du XI® venus de Spachbach dans le secteur est du Nieder-Wald, parviennent à déborder, sur ses deux flancs, le mamelon, à pentes abruptes, connu dans le pays sous le nom de Calvaire.

A 3 heures, le Nieder-Wald est tout entier au pouvoir du XP corps. A cette heure-là, le P' corps bavarois a pu faire passer sa 1'® division sur la rive droite de la Sauer, aux environs de Gœrsdorf , et lui faire occuper les emplacements où la 4® division (Bothmer) bavaroise avait combattu le matin.

La mollesse des nouvelles attaques bavaroises provoque Feutrée en action du 59* prussien, détaché depuis le matin à Gœrsdorf comme flanc-garde du V® corps; et, à partir de 3 h. 1/2, le combat en face de la lisière orientale du bois de Frœschwiller devient très énergique.

L'envahissement des flancs du plateau du Calvaire par les Prussiens du V® corps ne se produisit qu'à la suite d'échecs subis par les zouaves du 2® régiment, le premier bataillon du 21® et quelques compagnies de chasseurs, pour avoir poussé trop loin des retours offensifs.

Ainsi, vers 2 heures, les neuf compagnies de droite du 2® zouaves, avec des fractions d'autres corps, rejettent sur la Sauer tout un régiment prussien, le 7®, qui marchait à l'attaque des hauteurs; et la charge des zouaves est si brusque, si violente, que l'ennemi s'empresse de construire des tranchées, sur la rive gauche, en prévision d'une retraite prochaine.

Un peu après, c'est le tour des neuf compagnies de gauche du 2® zouaves de s'élancer sur les assaillants sortis de Wœrth par la route de Frœschwiller. Là encore, les Prussiens sont refoulés dans Wœrth où ils courent se réfugier, pêle-mêle, avec les zouaves qui les poussent, la baïonnette dans les reins.

Mais ces attaques partielles échouent devant le feu rapide des réserves prussiennes convenablement postées.

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