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COMBATS A L OUEST DE GŒRSDORF

La 2^ brigade d'infanterie bavaroise comprenait le 4* bataillon de chasseurs, les 1®', 2* et 3* bataillons du 2®, les l*' et 2® bataillons du ll^

Sous la protection de l'artillerie, la 2« brigade s'avance jusqu'à la Sauer — sur deux lignes formées, chacune, de trois bataillons déployés en bataille (1®' moment).

En arrivant à la rivière, les bataillons se rompent pour la traverser sur des passerelles improvisées que l'on multiplie afin d'accélérer le mouvement.

Vers 2 heures, la majorité de la 2® brigade est sur la rive droite, mais non plus disposée comme avant son passage.

Bien que la distance qui les sépare des défenseurs de la lisière orientale du bois de Frœschwiller soit supérieure à 1000 mètres, les Bavarois de la 2® brigade reçoivent des balles qui les troublent fort.

Les bataillons bavarois s'échappent, en majorité, vers le nord pour trouver un abri au Vieux-Moulin, évacuant ainsi les prairies de la rive droite.

A 2 h. 1/2, il ne reste plus en face de la lisière orientale du bois de Frœschwiller que deux bataillons : le 2® bataillon du 2* régiment et, à sa droite, le 1*' bataillon du 11*, et encore

non tout entier, tous les deux abrités dans le lit du Soultzbach.

Loin au nord, et masqués aux yeux des défenseurs du bois de Frœschwiller par le promontoire boisé, se tiennent les 3* et !•' bataillons du 2« d'infanterie, le 2® bataillon du 11* d'infanterie et le 4« bataillon de chasseurs (2® moment).

Ainsi, quatre bataillons sur six ont appuyé vers le Vieux- Moulin pour s'abriter. On voit ainsi que les régiments de la 2® brigade bavaroise ont exécuté un véritable chassé-croisé après le passage de la Sauer.

Le 2® régiment, qui était au centre de la première ligne, est passé à gauche et le 11* régiment est allé de la gauche à la droite.

Cela provient de ce que le 2« bataillon du 2® régiment, le premier prêt, courut, aussitôt après avoir effectué son passage, chercher un abri dans la partie du Soultzbach, la plus rapprochée de la Sauer.

Une fois au Vieux-Moulin, le général d'Orff, chef de la 2« brigade, qui, lui aussi, avait jugé convenable d'opter pour la région couverte, essaya de pousser ses bataillons, au delà du promontoire boisé, dans la direction de Frœschwiller.

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Ses tentatives échouèrent devant la résistance des défenseurs, particulièrement les turcos, lesquels avaient barricadé le chemin du Vieux-Moulin à Frœschviller au moyen de havresacs.

§ 4. — Les 13® et 8® bataillons de chasseurs français renforcent la défense du bois de FrœschwiUer.

Sur la demande du général Raoult, le général Ducrot envoya au secours des défenseurs de la partie basse du bois de FrœschwiUer le 13® bataillon de chasseurs. Plus tard, vers 3 heures, les quatre compagnies disponibles du 8® bataillon de chasseurs vinrent également prêter leur concours à la résistance de ce côté.

§ 5. — La 1'® brigade bavaroise débouche à son tour

de Grœrsdorf.

Les Bavarois qui faisaient face à la lisière orientale du bois de FrœschwiUer se dissimulaient complètement dans le lit à berges verticales du Soultzbach et tiraient peu.

Vers 2 h. 1/2, placés, comme nous l'étions, sur la Usière basse du bois et face à Gœrsdorf, nous vîmes descendre par la route de ce viUage au Vieux-MouUn une colonne profonde qui avançait très vite; courait-eUe? marchait-eUe ? La distance ne permettait pas de le juger, mais, dans tous les cas, l'aUure de cette masse noire qui tenait plus de deux Idlomètres de longueur nous parut très rapide.

« Les voUà qui battent en retraite », dîmes-nous à un camarade (1) qu'une baUe devait frapper en plein cœur un heure plus tard.

Heureux temps que celui de la jeunesse !

(1) Capitaine André, commandant la 3« compagnie du 1«' bataillon du 48*.

Nous allions nous apercevoir bientôt de Ténormité de notre erreur.

La troupe qui s'allongeait sur le chemin, à flanc de coteau, de Gœrsdorf au Vieux-Moulin, ainsi qu'un long serpent, était la 1'® brigade bavaroise (général Dietl) se rendant au Vieux- Moulin, sans même quitter sa formation de route.

Cette brigade, forte de six bataillons, était précédée, en outre, d'un bataillon de chasseurs, divisionnaire (le 9®).

Elle comptait le régiment du corps, à trois bataillons ; les 1^' et 2® bataillons du 1*"^ régiment; le 2* bataillon de chasseurs.

Les abords du Vieux-Moulin ne pouvaient donner place aux quatre bataillons de la 2® brigade, au S® bataillon de chasseurs prussiens, aux deux compagnies du 37® prussien et aux sept bataillons de la 1'® brigade.

Le général d'Orff, n'ayant pu avancer sur la route du Vieux-Moulin à Frœschwiller au delà du promontoire boisé, fit passer deux de ses bataillons (!«' bataillon du 2® régiment et 4® bataillon de chasseurs), suivis bientôt du 5® bataillon de chasseurs prussiens, à travers le promontoire pour atteindre le terrain au sud de Langensoultzbach.

Le général Dietl fit suivre le mouvement à la majorité de ses bataillons, de telle sorte que, vers 3 h. 1/2, la i^^ brigade avait deux bataillons déployés, face au sud, sur le plateau découvert à l'ouest de la Scierie, et les autres, en réserve au même point.

En même temps, le général d'Orff, avec les trois bataillons qu'il dirigeait immédiatement, s'élevait de plus en plus vers l'ouest, le long de la lisière méridionale du bois de Langensoultzbach.

§ 6. — Contre-attaque victorieuse de deux bataillons du 1^' zouaves sur l'aile droite des Bavarois.

Pendant que ce mouvement débordant s'exécutait, le général Ducrot, voyant de nombreuses troupes ennemies

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envahir à nouveau le bois de Langensoultzbach, ordonna au 1®' zouaves de pénétrer avec deux bataillons (1®^ et 2®) dans ce bois, de le nettoyer et d'en occuper la lisière sud-est, afin d'enrayer toute tentative de manœuvre enveloppante de ce côté.

Le 1®' bataillon du 1*' zouaves entre sous bois par le sud; il est suivi du 2® bataillon. Un combat s'engage qui tourne à notre avantage, et la panique se met chez les Bavarois.

Les deux premiers bataillons du régiment du corps (1'* brigade) placés entre le bois de Langensoultzbach et la Scierie, face au sud, reçoivent sur leur flanc droit des balles destinées aux bataillons du général d'Orff, lâchent pied tout à coup, entraînant avec eux le 3* bataillon du 11® (IP corps bavarois) et courent se réfugier à la Scierie.

Les 1®' et 2® bataillons du 36® français, des fractions du 48® et du 78®, enfin, un assez grand nombre de turcos de 2®, s'élancent de la lisière nord du bois de Frœschwiller à la poursuite des fuyards.

Malheureusement, le général Ducrot venait d'apprendre le désastre de l'aile droite française et envoyait à ce moment (3 h. 1/2) l'ordre aux deux bataillons du 1®' zouaves de revenir à Frœschwiller. ■

Alors les bataillons du général d'Orif, leur droite une fois dégagée par le départ du 1®' zouaves, bordent de nouveau la lisière sud du bois de Langensoultzbach et tirent sur nos troupes qui combattent à découvert.

D'autre part, le général Dietl débouche de la Scierie avec deux bataillons frais, marche à la rencontre des Français, et recueille les trois bataillons bavarois précédemment mis en déroute.

Le combat s'égalise de ce côté, ou plutôt se rétablit en faveur des Allemands, car nos soldats se voient contraints de rentrer sous bois (3 h. 3/4).

Mais la fuite des deux premiers bataillons du régiment du corps bavarois (1'® brigade) et du 3® bataillon du il®

(Il® corps, 4® division) avait eu son contre-coup dans les troupes bavaroises postées entre le Soultzbach et la Sauer, à l'ouest de Gœrsdorf.

Les turcos pénètrent encore une fois dans le promontoire boisé, refoulent devant eux les tirailleurs bavarois et déterminent la retraite de grosses fractions ennemies jusqu'au nord du Vieux-Moulin qui reste néanmoins fortement occupé. Des retours offensifs que le colonel Suzzoni, du 2® tirailleurs, dirige de la lisière orientale du bois de Frœschwiller sur les occupants du Soultzbach, amènent également un mouvement de recul de ceux-ci vers la Sauer (3 h. 1/2).

§ 7. — Intervention du 59® prassien.

(Croquis n» 30.)

En présence de la pusillanimité des Bavarois qui, luttant à raison de quatre contre un et avec l'appui d'une artillerie toute-puissante, se sauvent dès qu'un groupe français fait mine de les attaquer, le colonel prussien Eyl, établi à Gœrsdorf avec les 1®' et 3* bataillons de son régiment, le 59*, entre en action de sa propre initiative (3 h. 1/2).

Le combat va prendre, dès lors, sur le front oriental du bois de Frœschwiller, un caractère tout différent.

Le colonel Eyl forme ses bataillons, l'un derrière l'autre en ligne de colonnes de compagnie, leur fait traverser la Sauer, puis lance son 1®' bataillon sur le Soultzbach dont le lit fait l'office de tranchée. Le mouvement ne s'arrête pas là; les Prussiens du 59® quittent le ruisseau et poussent jusqu'à la route de Wœrth, leur gauche au bas du grand ravin de Frœschwiller.

Le 3® bataillon suit le 1®', à 500 ou 600 mètres, et vient progressivement le renforcer.

Alors commence, à partir de 3 h. 3/4, une série d'attaques directes exécutées par les Prussiens du 59® contre les défen-

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seurs de la partie de la lisière du bois de Frœschwiller comprise entre la pointe sud-est, proche de Féperon qui domine Wœrth, et le point où le chemin de Frœschwiller au Vieux- Moulin touche à la lisière des prairies arrosées par le Soultzbach.

§ 8. — Le colonel Suzzoni dirige le combat à la lisière orientale du bois de Frœschwiller*

Le colonel Suzzoni a réuni tous ses clairons derrière lui. Les défenseurs de la lisière orientale, à la sonnerie de la charge, s'élancent à la baïonnette contre les Prussiens qui courent se réfugier dans le Soultzbach et, de là, dirigent sur nos soldats essoufflés un feu rapide à courte distance.

Le retour s'effectue péniblement, puis, lorsque l'ennemi a

repris courage, il quitte à son tour son abri et court en pous-

' sant des hourrah vers la lisière. Un feu rapide le force à

rétrograder vivement Ces attaques et contre-attaques

furent renouvelées cinq ou six fois, jusqu'au moment où, vers 4 h. 3/4, l'invasion du bois par le nord mit fin à la résistance et provoqua la retraite des défenseurs dans la direction de Frœschwiller.

Entre les attaques, nos soldats avaient l'ordre de ne pas tirer.

Sur cette zone du champ de bataille, les officiers français étaient devenus maîtres du feu.

Notre ligne de combat était formée d'hommes couchés, presque coude à coude, sans un soutien.

Les tués et les grands blessés transportés à quelques pas en arrière étaient si nombreux qu'ils semblaient constituer une seconde ligne, et, déjà vers 4 heures, l'odeur fade d'abattoir s'en dégageait.

C'est à 4 h. 1/4, environ, que le colonel Suzzoni, l'âme de

la défense du bois de Frœschwiller sur ses lisières nord et

est, tomba mortellement frappé d'une balle.

§ 9. — La défense des abords de Frœschwiller, à l'est.

A partir de l'inyasion du grand ravin de Frœschwiller par le 3« bataillon du 46® prussien, un peu après 2 heures, jusqu'au moment où Elsasshausen tomba aux mains des Y® et XP corps (3 h. 3/4), la lisière sud du bois de Frœschwiller, depuis le saillant sud-est jusqu'au rentrant à l'ouest du point où la route de Frœschwiller au Vieux-Moulin pénètre dans le bois, fut occupée par le 3« bataillon du 48® et le 2« bataiUon du 78«.

Les tirailleurs prussiens installés dans les vignes de la berge nord du grand ravin ne purent dépasser la crête du plateau au sud du bois. Dès qu'ils essayaient de déboucher, un feu rapide les rejetait dans les vignes.

Mais, après l'insuccès de toutes nos contre-attaques, après les charges des cuirassiers, et quand Elsasshausen fut pris, les 17* et 19® brigades prussiennes, ne rencontrant plus de résistance, s'avancèrent sur le village en conversant légèrement au nord.

Leur aile droite vint se lier au 3® bataillon du 46®, qu'elle entraîna de l'est à l'ouest par le fond du grand ravin.

Le général Lefèvre (3® division, 2® brigade), s'étant aperçu du mouvement, donna l'ordre au colonel du 48® (3 h. 3/4) de rallier ce qu'il pourrait de son régiment et de former, à la tête du grand ravin, une ligne chargée de défendre l'accès de Frœschwiller par l'est.

Cette ligne fut organisée en temps utile au moyen d'éléments du 3® bataillon du 48® et du 2® bataillon du 78®.

§ 10. — Le général Raoult est frappé à mort.

Durant cette action à la tête du grand ravin, le général Raoult, à cheval et en grande tenue, arriva du sud de Frœschwiller près des tirailleurs de la défense.

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Gomme il s'avançait vers les pentes du ravin, nos honmies lui crièrent que les Prussiens étaient en contre-bas à moins de 100 mètres. Le général ne voidut rien entendre et, quelques mètres plus loin, tomba de cheval, frappé d'un coup de feu qui devait amener sa mort quelques jours plus tard.

§ 11. — Destruction des défenseurs du bois

de FrœschwiUer.

Pour en finir avec le récit des combats à l'ouest de Gœrsdorf, disons que les défenseurs (1) de la partie basse du bois de FrœschwiUer luttèrent en désespérés, bien après la prise de FrœschwiUer.

Un peu avant S heures, ils furent assaiUis, de dos, par quelques-uns des bataiUons du général d'Orff, dont TaUe droite était déjà à FrœschwiUer.

La retraite s'effectua sur ce viUage, mais, en y arrivant, nos soldats furent accueiUis par une vive fusiUade et refluèrent dans le bois.

Au même moment, les Prussiens du 59® et les Bavarois de la 1" brigade bavaroise pénétraient dans le bois par le sud. Test, et le nord.

Alors (3 heures, 3 h. 1/2) commença une véritable chasse à l'homme. Officiers et soldats français furent traqués et mis à mort par des gens devenus d'autant plus féroces qu'Us avaient tremblé davantage.

§ 12. — Commentaires sur les combats à l'ouest

de Grœrsdorf.

Les combats à l'ouest de Gœrsdorf montrent une fois de

(i) 2« tureos, i«5 bataillon et |>artie du 2« bataillon du 48% !•' et 3° bataillons du 36«, 1*' et 3« bataillong du 78«, 13* bataillon de chasseurs et 4 compagnies du 8* bataillon de chasseurs.

404 n« PARTIE. —- CHAPITRE XVII.

plus rinférîorité flagrante des Bavarois comparés aux Prussiens.

Les soldats de Bavière n^ont été ni plus ni moins bons sous régide prussienne quVu temps où ils étaient nos alliés.

En 1806, les généraux français qui les commandaient ne cessaient de se plaindre d'eux. Ils les dépeignaient dans leurs rapports à Napoléon comme des pillards, les officiers surtout, incapables de vigueur dans les marches et au feu.

Combien incohérent et misérable a été rengagement de la 1'® division bavaroise!

L'ordre du général von der Tann portait que la 2* brigade (avant-garde) devait attaquer de front (par Test) le bois de Frœschwiller, tandis que la 1" brigade, venant un peu plus tard, agirait contre Taile gauche française, du nord au sud.

La 2* brigade, à peine arrivée sur la rive droite de la Sauer, se dérobe, en majorité vers la région boisée du Vieux- Moulin, puis va se mélanger avec les fractions du V® corps et de la 4« division bavaroise qui combattent depuis le matin sous bois, entre Soultzbach et Sauer.

La 1" brigade entière se porte à son tour au Vieux-Moulin et, ne trouvant plus assez de place de ce côté, pousse devant elle la moitié de la 2® brigade, à travers le promontoire boisé, vers la forêt de Langensoultzbach.

Il résulte de ces mouvements désordonnés que la 1" brigade se trouve, vers 3 h. 1/2, encadrée entre les deux moitiés de la 2® brigade.

La !'• division bavaroise, le S® bataillon de chasseurs prussiens, deux compagnies du 37® prussien et quelques bataillons du IP corps bavarois, formant ensemble une quinzaine de mille hommes, sont tenus en échec par dix ou douze bataillons français que les luttes de la matinée ont réduits de moitié et qui ne comptent plus guère que 3,000 soldats.

Le général Ducrot lance dans le bois de Langensoultzbach deux bataillons du 1®' zouaves, et tout cède devant Ténergie de cette attaque.

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Bien plus, la crainte d'être assaillis & revers met en fuite trois bataillons frais (deux de la 1" brigade et un de la 2® brigade), et cela, parce que quelques balles venant du bois de Langensoultzbach sont tombées dans les rangs de ces bataillons.

Bien différente a été la conduite des 1®' et 3« bataillons du 39* prussien. Le colonel Eyl qui les dirigeait a donné à la lutte, sur le front est du bois de Frœschwiller, une virulence extraordinaire. L'ordre et la vitesse de ces deux bataillons, lorsqu'ils vinrent nous combattre, excitèrent l'admiration de tous.

Les luttes pour la conservation du bois de Frœschwiller méritent qu'on les loue.

Elles n'ont jamais cessé d'être actives.

Toute indécision, toute faute de l'ennemi, donnaient lieu à un retour offensif destiné à élargir la zone d'investissement, et ces actions extérieures remplissaient leur objet.

§ 13. — Pertes du 2« turcos.

Les pertes qu'ont entraînées, du côté français, les combats au sud de Langensoultzbach et à l'ouest de Gœrsdorf ont été excessives. Ainsi le 2® turcos, qui comptait, le matin de la bataille, 76 officiers et 2,200 hommes, a perdu, en comptant les prisonniers non blessés peu nombreux, 70 officiers et 1860 hommes.

La proportion des pertes de ce régiment a donc été de 92 p. 100 pour les officiers et de 85 p. 100 pour les hommes de troupe.

Jamais, dans aucune circonstance de la guerre de 1870, les troupes allemandes n'ont supporté des pertes aussi grandes.

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