‹ FroissartChapitre 32 sur 42 · I. Amour en poésie. — Joyeuse mélancolie · texte numérisé non relu

I. Amour en poésie. — Joyeuse mélancolie

Les romans de chevalerie et les chansons des trouvères jouissaient encore de toute leur vogue et de toute leur popularité, quand Froissart lisait Gléomadès et essayait lui-même ses premiers lais et ses premières ballades.

Rien ne semblait au-dessus de l'art de composer des vers destinés à célébrer la sagesse des princes, le courage des chevaliers et la beauté des dames ; il lui dut des suc-

ces et une précoce renommée qu'il n'eût peut-être pas obtenus s'il avait commencé par ses chroniques plutôt que par ses poésies. Nous ne pouvons oublier que ce fut le front ceint de la couronne lyrique qu'il se présenta à la cour d'Edouard III, et le poète fut accueilli avec autant d'empressement que le chroniqueur à cette cour d'Orthez non moins fameuse, non moins brillante, où la nuit s'écoulait sans qu'on se lassât d'écouter ses vers. C'est bien la poésie que Froissart veut désigner lorsqu'il invoque dans le ^wï's^on de Jonèce:

La science qui se nomme Entre les amoureuses gens Et les nobles, li mestiers gens, Car tous coers amoureus esgaie.

Tant en est li oye gaie,

et nous emprunterions volontiers à Froissart la réponse que, dans un autre poëme, il se fait adresser par le coiiilo de Foix :

C'est un beaus mestiers.

Beaus maistres, de faire tels choses.

L'honneur de cultiver et d'encourager la poésie appartient, selon Froissart, aux amoureuses gens, aux cœurs amoureux, et il faut entendre par là tous ceux qui s'élevant par une vertu calme et douce au-dessus des passions violentes et brutales, savent associer la courtoisie à la chevalerie, les lettres aux armes.

C'est avec les amoureuses yens^ c'est avec les jolis que Froissart veut converser pendant sa vie et reposer après sa mort. Ayant toujours aimé et ne l'ayant jamais été , n'ayant connu de l'amour que ses inspirations les plus nobles,conservant jusqu'à son dernier jour une conscience tranquille et une âme ardente, il demandait qu'en rappelant sur sa tombe la constance et la pureté de ses affections et de ses goûts, ou y^raçût ces mots :

Avec les amoureus dors et repose (•)•

Lacurne de Sainte - Palaye remarque fort bien qu au xiv*" siècle l'amour lié aux institutions de la chevalerie était un thème admis par les clercs comme par les chevaliers, et il eût pu citer comme exemple ce chapitre de chanoines attaché à Windsor à l'ordre du Bleu Gertier t où toute amour se nourriroit, i c'est-à-dire où l'amour

(M Quand vendra de Dieu la saintismc heure, Qne de mon corps il vodra ester rame, Je voeil quMl soit escript dcsus ma lame : Que par amour amer, non estre amés, Se Tai esté, petit amans clamés.

Avec les amoureus dors et repose ; Et ce sera tant qu'à moi, moult grand chose S'on le vocU faire ensi que je le di.

L'Orloge amoureuse, p 180.

Il dit ailleurs :

Avec les amoureuses gens Ëstoie hetiés, lies et gens, Et dcvisoie à faire fcstes Et tous esbattcmens honiicslcs.

Espinette amoureuse, p. 227.

se conserverait sans tache et sans souillure, gardé par le serment solennel, que les chevaliers prêtent au pied de Tau tel.

C'est sans doute ainsi qu'il faut expliquer ces vers d'une ancienne chanson :

Amours est trop fiers chastelains, Car il maintient entre ses mains Et chevaliers et chapelains.

Ne reprochons pas trop à Froissart sa théorie si douce et si innocente. Que de clercs firent comme lui, depuis le chanoine d'Amiens, Richard de Fournival, jusqu'à Octavien de Saint-Gelais qui fut évêqued'Angoulême. Le cardinal de Richelieu, le sombre ministre du triste Louis XIII, ne faisait-il pas aussi plaider des thèses d'amour? Ce qui resta de la théorie do Froissart et de ses contemporains sur l'amour, ce fut cette élégance de formes, cette politesse à la fois respectueuse et prévenante dans les rapports des deux sexes, que la corruption môme des mœurs n'effaça point, car elle devint, comme le dit Lacurne de Sainte-Palaye, l'un des caractères dislinctifs de la France qui s'attacha à le conserver malgré ses malheurs et ses révolutions.

Froissart avait d'ailleurs pour se justifier de meilleures autorités à invoquer que celle des auteurs du Uoman de la Rose.

Le chantre immortel de la Divine Comédie dit que l'amour a fait éclore ses plus beaux vers, et lorsque traversant lo

purgatoire, il avoue son nom, il s'exprime en ces termes : c Je suis celui qui chante quand amour Tinspire, et les t accents qu'il me dicte au dedans, je les répands au « dehors. *

Que de vers Pétrarque, couronné au Capitole, n'a-l-il pas consacrés à l'amour, et nous ne saurions l'en blâmer puisqu'il l'appelle : une flamme pure qui, détachant l'homme des passions grossières, le conduit au souverain bien.

Froissa ri nous dit à son tour :

En plusieurs lieus on décline Que toute joie et toute honneurs Viennent et d'armes et d'amours.

Mieuls ne poet employer le temps Homs, ce m'est vis, qu'au bien amer ; Car qui voelt son coer entamer En bons mœurs et en nobles teches, En tous membres de gentillQcbes, Amours est la droite racine ; Et coers loyaus qui l'enracine En soi, et point ne s'outrecuide, N'i poet avoir l'entente vuide Qu'il ne soit gais et amoreus Et au bien faire vertueus.

Aussi l'amour, pour le poêle de même que pour les Bouciquault ou les Jacques de Lalaing, marque-t-il dans l'éducation d'un jeune homme l'époque où il sort de l'enfance:

El lors advisoit à part Ini

Quand adviendroit le temps pour lui

Que d'amour il paurroit aimer.

Eli effet l'amour comme Froissart l'entend (et il l'entend bien mieux que nous), ce n'est pas seulement la vivacité des impressions, c'est aussi la raison, la maturité de la pensée, la prudence et la réflexion :

Amours est sens et- vie.

Froissart a un vers charmant pour peindre ce sentiment tendre, gracieux et délicat lorsqu'il l'appelle :

Un doulc penser qui m'ayde et conforte, ou bien :

Ce doulc penser qui sagement m'enfourme, et il ajoute :

Par ce penser mon vivre ai Garni d'une doulce peinture.

Le doulc penser amène à sa suite

Le doulc parler qui le coer esmerveille soubtievement.

Voici comment doulc parler traduisait ce que doulc penser murmurait à l'oreille du poète, quand il s'adressait à sa daino :

... Il convient que nuit et jour languisse.

Rien ue me poet plaire, ne resjoïr,

Si ne vous puis véoir ou oyr ;

Car doulc penser se vient souvent offrir

A moi, qui nuit et jour me représente

Les biens de vous : c'est drois que je les sente.

Ne vous étonnez pas si la lyre du poëte a des sons si tendres, si élégants. Il nous dit lui-même qu'elle n'est que Técho d'une autre lyre non moins harmonieuse qui vibre dans son âme. Mais cette lyre a deux cordes; Tune gaie, enjouée, folâtre, que caresse la jeune haleine, toute parfumée de fleurs et de rosée, des zéphyrs du matin ; l'autre sérieuse et grave, qui répète les soupirs des brises du soir ; d'un côté les espérances, les illusions, les plaisirs; de l'autre, les regrets, les inquiétudes secrètes, les douleurs amères; ici l'amour qui accourt avec son arc et sa couronne de roses ; là l'amour qui s'enfuit, l'arc brisé, les roses flétries, l'espérance devenue le souvenir, le rêve détruit par la plus inexorable des réalités, le temps !

Froissart poëte et chroniqueur, est doué d'une grande facilité, d'une extrême mobilité, si l'on veut, dans ses impressions comme dans ses tableaux, et en l'étudiant comme poëte, tour à tour charmé ou attristé par les fortunes diverses de l'amour, nous ne pouvons oublier le chroniqueur qui sait si bien faire passer sous nos yeux les fortunes diverses des armes.

Comme il le dit lui-même, il était :

Appareillies I) 'eslre une heure ireux, une heure lies.

Souspirs, regrës, ma libres la Dgnereasea, Tout seloDC que son sBDtement oevre.

El ce qu'il nous apprend Oans XEsfimrtlr nu le confirme dans son poème de VCkioge : L'autreheure.....

ICtiaole rhaii^ns ;lo très-Jaleux conroti Kl de Irés-grant consolation voir, Kl l'Butie heure ne pora el movoir Fora cbaotcr chaos tous ganiii detriatèc« Plains de soucis el tous vuis de lièce. Cet! heures si différentes les unes des autres, ce acwt pelles où l'on voit natlre le jour dont on ne mesuré pu la durée, et où le jour fait place k la nuit qui s'avaDcê. Qaaaà Proissarl s'arrache à un paisible sommeil visité par de douces visions, il se déclare le fidèle serviteur d'Amour :

C'est d'esté et d'yver, Au levier el au couchier, Au dormir, au resïillier.

Soit au boire ou au cnengier, A l'aler ou au jaquier, Au servir ou au dercier Ou au reposer eu idier, Qu'Amours si me représente Son plaisant corps el lëgier, Son maintien gui, friche el chler, Sa bonté qu'on doit prisier.

Son sens où n'a qu'enseignier, Sen meurs qui sont coustuinier

De bien faire, et si entier

Qu'il n'y a que corrigier.

Ne je n'ai ailleurs entente.

Ne me puis ne s'apoyer,

Tenir chief sus oriliier,

Estre quois, ne piétyer,

Ne errer, ne chevaucier,

Ne parler, ne consillier,

Ne moi si ensonnyer,

Estre en hostel n'en moustier,

Aourer Dieu, ne pryer,

Ne compagnie enquier,

Pour moi un peu oublyer,

Qu'Amours tous jours me dit : » Rentier,

« Je te tienc mon prisonnier,

« Tu ne me poes eslongier ;

« Je t'ai mis eu mon dangier. »

Mais voici que la nuit s'approche, froide et sombre comme elle Test à la fin de novembre. Plus de roses parfumées, plus de doux rayons de soleil. Rien que le vent d'hiver qui gérait en chassant devant lui, comme l'image de la vie qui s'éteint, les dernières feuilles dont il dépouille les bosquets de Lestines. Si le poëte favorisé du ciel a encore parfois une vision, ce n'est plus celle de Vénus et d'Amour, mais celle de Philosophie qui , dans son langage austère et grave, place les devoirs du chroniqueur plus haut que les succès du poëte :

Pour moi le di certainement, Car j'ai pensé en mon jouvent

Si hautement, Et en voeil faire amendement ,

Très-grandemeut :

Peu de chose est de fol espoir...

Il nous dit aussi dans un virelai :

Se je sui vestus de noir, C'est droit pour moi, Car j'ai le coer si marri, Que sus moi De doit avoir Rieusde joli.

Dans ces moments, Froissart s accuse d'avoir eu trop de c vaine gloire, » et veut crier merci à Dieu. Lorsqu'il ajoute, dans la Prison amoureuse, en parlant des fêtes de la cour de Savoie,

Là n'estoit temps, ne saisons, De mérancolie monstrer.

... Je qui le coerot batu De grans pensers fors et divers

Me parti d'ilhiec erramment,

ne fait-il pas allusion h la grande œuvre historique qu'il a entreprise? Ne la désignc-t-il point par ces pensers f/rans et fors qui remplissent son cœur [') ?

('} Il est difïïcile d'en douter lorsqu'on compare à ces vers les vers suivants du Buisson de Jonèce :

Et adonqucs me renouTcUe, Philosophie eun hault penser.

Et dist : Il te ronvient penser Au temps passé et à tes oexres.

Cependant , comme nous l'avons vu , en étudiant la biographie de Froissart, il n'abandonna pas complètement ses poésies pour ses chroniques , et jusqu'à la fin de sa vie, il partagea ses loisirs entre le brillant récit des combats et des joutes, et les tendres images de sa métaphysique amoureuse. Varier ses occupations, c'est, dit-on, s'en reposer. C'est le système de Froissart. Non-seulement il passe volontiers de sa c haute matière » de l'histoire aux jeux de la poésie, mais il se plaît également, en poésie aussi bien qu'en histoire, à mêler le grave au douxy le plaisant au sévère.

Parfois il admire les scènes calmes et paisibles de la nature et s'écrie :

Je souhède joie, paix et repos, L'esbatement des plains champs et des bos.

Parfois il chante des plaisirs plus bruyants, et nous ne nous étonnerions pas que la ballade que nous allons citer eût été composée chez les lavcrniers de Lestines :

Quant je voi vallées et mons,

Et vignes en chars et en treilles,

Je dis que le pays est bons,

Et si destoupe mes oreilles,

Quant j'oc vin verser de bouteilles.

... Au boire, prenc grand plaisir :

Aussi fai-je en beaus draps veslir.

Violettes en leurs saisons.

Et roses blanches et vermeilles,

Voi volontiers, et c'est raisons, n. 22

Et chambres plainnes de candeilles,

Jeus et danses et longues veilles,

Et beaus lits pour li rafreschir,

Et au couchier, pour mieulx dormir,

Espices, claret et rocelle :

En toutes ces choses véir,

Mon esprit se renouvelle (•).

Ailleurs il semble prendre pour devise :

Chanter, danser, caroler, rire.

Bons mos oyr, parler et dire.

Ailleurs encore, il place le bonheur dans le non chaloiTy c'est-à-dire dans une vague insouciance :

Or vodrai vivre liement, En joie et en esbatement,

Veci comment :

Je passerai légièrement, Le temps avenir et présent,

Pareillement...

Tout mettrai en noncaloir :

Tels pleure au main qui rit au soir.

Froissant est fidèle aux inspirations de sa jeunesse, quand il nous dit que, mélancolie est folie, et que :

Rien ne vault mérancolier( ).

Mais quoi ! la règle d'amour n'est-elle pas d'espérer et

(') Ms. de Paris.

(')Ilnousracouteque sa dame prétendaitque lors même que la

(le se plaindre, de se réjouir et de souffrir, de s'esbanoyer et de mérancolier tour à tour ?

Se je rnérancolie, Ensi se veulent amou relies Ramprouver, une heure du relies, L'autre molles et débonnaires.

Nous touchons à une conclusion. Il faut savoir associer Tespérance au souvenir, la douce gaieté du cœur, siège de l'amour, à la douce tristesse de Tâme, siège des hautes et pieuses pensées de l'avenir ; il faut , tout en riant, se plaire à méditer, tout en méditant, aimer à rire. En un mot :

On doit aimer et prisier Joyeuse mélancolie (•).

H. Défaulsde la métaphysique amourouse^du xiv« siècle. — Personnages allégoriques. — Froissarl composait ses virelais en aussi pou de temps qu'on mettait à les chanter.

Tel est le caractère général des poésies de Froissart; mais nous devons avouer qu'elles n'ont plus pour nous la

tiistessese peignait sur ses traits, elle ne pénétrait pas jusqu'au cœur :

Tels va merci criant,

Qui n'est une si dolerous

Com il se monstre languerous.

(■) Espinette amoureuse^ p. 269. Oans les chroniques, mérancolier sl^n'iûe quelquefois méditer, comme dans cette phrase du premier livre : muser et mérancolier; quelquefois, s'attrister, s'amiger, s'irriter. Voir Chnm. F, I, 156,22.5, 250, etc.

même valeur que pour ses contemporains. Nous trouvons étrange et parfois puéril, ce qu'ils admiraient ou ce qu'ils admettaient au moins : nous voulons parler de ces formes étroites, dans lesquelles il enferma souvent l'essor de sa pensée. Il subissait trop docilement le joug des traditions littéraires, qui remontaient aux jeux-partis des trouvères et des troubadours et à ces célèbres cours d'amour que des princesses se faisaient honneur de présider , traditions acceptées par tous les hommes de son temps , mais devenues pour nous trop vaines et trop frivoles.

On ne saurait le nier, les traités de métaphysique amoureuse sont ceux que nous pouvons le moins apprécier. Les inventions même les plus ingénieuses fatiguent lorsque poussées à l'excès, elles se prêtent à des fictions et à des allégories jointes les unes aux autres, sans qu'il soit toujours aisé de saisir le lien qui les unit entre elles. La difficulté même de ce genre de composition contrarie la vérité des sentiments que le poëte y exprime, et quelle que soit son habileté, s'il éblouit parfois l'esprit du lecteur, il le charme rarement et ne le touche jamais.

Les personnages qui peuplent le Parnasse de cette mythologie allégorique, Dangier, Faulx-Somblant, Bel- Accueil, Malebouche , remontaient à Jean de Meung et à Guillaume de Lorris , avant eux au roi de Navarre, et peut-être plus haut. On sait qu'ils restèrent en vogue jusqu'au siècle de Ma rot. Pour nous, nous ne regretterions guère de les voir disparaître dès le temps de

Froissart : ses poésies n'auraient pu qu'y gagner. Nous ne demanderions grâce que pour cette déesse qu'il appelle Cognoissance en la plaçant à côté d'Amour, comme dans les poèmes grecs ou latins Minerve figure vis-à-vis de Vénus, douce personnification de cette sagesse joyeuse et tendre , mais irréprochable qui fut la muse de Froissart.

Ce qui nous plaît le plus dans tous ces poèmes, c'est ce que nous y pouvons découvrir d'allusions personnelles à l'auteur. Les endroits où il évoque les souvenirs de sa jeunesse sont les meilleurs, parce qu'ils sont plus vrais et mieux sentis Mais nous devons reconnaître, pour ne pas être injuste, que môme au milieu des amplifications les plus laborieuses et les plus diffuses, on trouve toujours cà et là tels vers que Froissart seul put écrire, parce qu'ils retracent toute la vivacité et tout l'éclat de son imagination.

Si Froissart, bien moins original comme poète que comme historien, admet des types anciens et imite ses devanciers, il faut se souvenir que pour se concilier la faveur des grands, il était réduit à leur offrir sans cesse quelques nouveaux poèmes, œuvres que l'on payait d'autant plus généreusement qu'elles étaient plus étendues. Bien souvent Froissart se trouvait ainsi entraîné à une regrettable prolixité ; il nous apprend lui-même que la facilité avec laquelle il écrivait ses vers était si grande qu'il composait un virelai en aussi peu de temps qu'on

mettait à le chanter.

Le virelay Us en otant D'espace qu'on liroit notant (•).

Copendant il nous dit dans la Prison amoureuse :

D'un îai faire, c'est mesgrans fais...

Il y fault, ce (Jient li raestre, Demi an ou çnviron mettre.

Si , punni les milliers de rimes accumulées par Froissarl, il y en a un si grand nombre qui témoignent trop de la fécondité de sa verve , et trop peu de sa richesse , rien n'est plus aisé à expliquer : de ces deux systèmes opposés, il a trop fréquemment suivi le premier.

(») Espinette amoureuse, p. 218.

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