‹ Frontin malade comedie en un acte et en versChapitre 34 sur 42 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

FRONTIN, à droite, étendu sans mouvement, contre la ganache. — VALERE, encore tout indigné, l’epee à la main (gauche.) — LUB1N, accourant par la porte du milieu. — ISABELLE, par la porte de gauche, suivie de GERONTE, qui se traine sur le seuil.)

LUB1N, se dirigeant & gauche et reculant, en voyant Valère.

— Ah!

(Se retournant vers Frontin qu’il croit mort.)

(Avec éclat, vers Géronte.)

— Mon maître est mort! — Ah! me voilà sans place!.. A mon âge!!..

(il pleure, près du corps de Frontin.)

ISABELLE; qui s’est précipitée vers Valère, tvec un reproche énergique.

— Ah! Valère l.«

(Elle lui arrache l’épée el la pose sur le guéridon. — Valère atteste sur l’honueur qu’il, n’a pas touché Frontin.)

GÉRONTE, qui a reçu en pleine poitrine la nourelle de Lubin, se traîne, en râlant, jusqu’au fauteuil de gauche et y tombe.

— 0 Dieu!., mon sang se glace...

— Alors, je vais mourir!., oui, je meurs... c’est écrit!..

(il reste pâmé. — Isabelle, qui, sur la protestation de Valère, a compris le jeu de Frontin, court à sou père, à gauche).

FRONTIN, relevant la tète, arec effroi el défaillance.

— Brutal ! je l’ai tué!., s’il est mort, je suis frit!

(il retombe, sans mouvement. ) ISABELLE, prés de son père, à gauche de Géronte.

— Mon père, Frontin vit !..

GÉRONTE, se tâtant, arec espérance.

— En effet... il doit vivre..

Puisque je parle encor !

(il se remet, peu à peu, sans pouvoir encore se lever, pourtant.) VALÈRE, à gauche, pour rassurer Géroute.

— Le vieux coquin est ivre!..

FRONTIN, ouvrant un œil et se tâtant, avec joie.

— J’existe !.. il n’est pas mort !.. c’est une pâmoison!..

(il se jette daus le fauteuil.)

L li B I N , pleurant près de Fruntiu.

— Que vais-je devenir?..

FRONTIN; le chassant d’un coup de pied*

— Veux-tu te taire! — oison !..

(Lubin se sauve au foud, stupéfait et joyeux.)

GÉRONTE; courant à Frontiu.

— Frontin 1 — reviens à toi! — de l’air! — vite — Isabelle !..

— Un flacon !

(On entoure Frontin. — Géronte cherche çà et là d’un air effaré. — Lubin ouvre la feuètre.)

V AI. ÈRE, dans son coin, tout étonné.

— Alt çà! mais... qui donc perd la cervelle?

(Isabelle, faisant respirer des sels 4 Frontin, lui fait un geste de menace

mutine.)

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