‹ Frontin malade comedie en un acte et en versChapitre 36 sur 42 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

GERONTE, avec abattement, et allaut s'asseoir, à gauche.

— J’ai vieilli de dix ans, depuis tantôt!..

FRONTIN, bondissant et se levant.

— Dix ans!

— Diable! — au train dont il va, nous n’irons pas longtemps!

ISABELLE, allant à Frontin.

— Ne crois pas, malgré moi, pouvoir jouer ton rôle...

— 11 faut que je te parle, et sur-le-champ, mon drôle!

(Frontin veut s'approcher de Géronte; Isabelle lui dit :)

— Reste ici!..

(Frontin s'incline, subjugué et iutrigué. — Isabelle, à son père.)

— Mon bon père, en votre appartement.

Sur voire lit, allez reposer un moment!..

GÉRONTE

— Non... je suis oppressé... je vais sur la terrasse...

— Un instant... prendre l’air!

(a part.)

— Lui, mon gendre!., ô ma race !

J’obéis au destin...

(il se lève. — • Isabelle prend le bras de son père, après avoir donné à Frontin un nouvel ordre de rester. — Lubin sort, en accompagnant Géroute. — Isabelle reste sur le seuil, après avoir confié son père à Lubin.)

FRONTIN, les suivant des yeux.

— Il est bien abattu,

Le pauvre homme !..

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