‹ Fruits des pays chaudsChapitre 50 sur 152 · francs · texte numérisé non relu

francs

Deuxième et troisième années:

Remplacement des manquants (mémoire).

Quatrième année :

Versement de la seconde moitié du prix du terrain 5.000 francs

Part du gérant (1.000 oliviers à 10 francs) 10.000 »

Intérêts a) 59.000 francs à 5 0/0 pendant 10 ans 29.500 »

b) 5.000 francs à 5 0/0 pendant 6 ans 1 . 500 »

Total en général 105.000 francs

OLIVIER

Route importante en forêt.

Sur ces 105.000 francs il y a lieu de déduire 40.000 francs que le m’hrarci remboursera au moment du partage; il reste donc 65.000 francs qui représentent le capital engagé. Le propriétaire reçoit pour sa part 10.000 oliviers dont il abandonne 1 .000 à son gérant. L’olivier reviendrait ainsi à 7 fr. 22.

B. — Technique

Vers 1888, G. Korner pensa qu’un composé cristallisé, Yolivile , isolé de la gomme de l'olivier, résultait du dédoublement d’un glucoside existant dans la plante. Il parvint à établir que la coniférine a d’étroits rapports avec la syringine, autre glucoside extrait du lilas et du troène commun, donc d'oléacées proches parentes du Prima arborum est olea.

En 1903, le même chimiste, en collaboration avec Vanzetti détermina que Lolivile et le noyau coniférylique sont de compositions proches.

En 1907, MM. Bourquelot et Vintilesco reprirent les recherches de Korner en utilisant la biochimie; c’est-àdire en basant leurs travaux sur la méthode qui permet de dévoiler l’existence dans un végétal d’un glucoside hydrolysable, par Lémulsine.

Il résulte de leurs études qu’il existe, en proportions sensibles, mais variables, avec l’époque de végétation, un glucoside dans toutes les parties de la plante, voire meme dans l’olive.

Par exemple, en faisant agir l émulsine sur une solution extractive, dont 100 centimètres cubes représentaient 100 grammes de matière fraîche, ils ont observé un retour vers la droite du plan de polarisation de 1°32' pour des olives cueillies le 6 avril, 4° 34' pour les olives

OLIVIER

cueillies le 30 juillet et seulement 14' pour des fruits mûrs cueillis le 8 novembre.

Tous ces produits provenaient des olivaies d Ilyères.

En même temps ils ont également constaté que, pour 100 centimètres cubes de solution, du sucre réducteur s’était formé dans les proportions suivantes : 1er cas 0gr,700, 2e cas 2?r,010, 3e cas 0sr,305. Pour extraire le fameux glucoside, en vain poursuivi par Korner, ils ont traité les organes, feuilles et fruits, dans lesquels il était le plus répandu, d’après la méthode suivante : avec 2.000 grammes de jeunes olives fraîches et de l’alcool à 95° bouillant, on prépare un extrait alcoolique (300 grammes) qu’on épuise, à chaud, à dix reprises, par de l'éther acétique saturé d'eau, en employant chaque fois 500 centimètres cubes de dissolvant. On distille la solution éthérée, et l’on obtient environ 80 grammes d’extrait qu'on reprend par l’eau distillée chaude jusqu’à ce que le liquide d’extraction soit inactif sur la lumière polarisée. On obtient ainsi 200 centimètres cubes de solution aqueuse qu’on distille, sous pression réduite, en consistance d’extrait mou. On purifie cet extrait en l'épuisant d'abord à froid par de l’alcool à 95°, ce qui donne une solution qu'on distille. On reprend le résidu pardel’éther acétique sec, on distille et l’on reprend ce nouveau résidu par de l’alcool absolu. Enfin on évapore la solution alcoolique au bain-marie ; on achève la dessiccation dans le vide et l'on réduit en poudre. Le produit pesait 40 grammes. Dans les mêmes conditions, 2.000 grammes de feuilles fraîches en ont fourni 15 grammes seulement.

Le nouveau glucoside a reçu le nom d 'oleuro-

péine, quoique considéré comme relativement pur, qu’il soit extrait des olives ou des feuilles, il n'a pas encore été possible de l’obtenir à l'état cristallisé ; il se pré-

sente sous forme d une poudre légèrement jaunâtre ; assez soluble dans l'eau froide et dans l’alcool chaud, il reste insoluble dans l'éther ; comme on le suppose, sa saveur est amère; son pouvoir rotatoire est voisin de — 127°. Les alcalis colorent ses solutions aqueuses en jaune, l'acide sulfurique en rouge, le perchlorure de fer dilué en vert, et après hydrolyse, la réduction est plus forte par l'acide sulfurique dilué. On a reconnu, en outre, qu’il est incomplètement précipitable de ses solutions aqueuses par le sous-acétate de plomb, que l’émulsine et l'acide sulfurique dilué bouillant provoquent son hydrolyse, dans laquelle le sucre qui s’y forme peut être séparé à l'état pur et cristallisé, et identifié avec le glucose d.

L'oleuropéine, à l’exemple des glucosides, qui sont hydrolysables par l’émulsine, est donc un glucoside lévogyre dérivé du glucose ordinaire.

CD %j CD

MM. Bourquelot et Vintilesco ont constaté dans les feuilles et les fruits de l’olivier, la présence del’émulsine, autrement dit d'un ferment qui agit sur l’amygdaline, la salicine, et également sur l'oleuropéine.

Page 1