Hameau avec inflorescence mâle. 2. Fruit
Araveï, gros fruit assez estimé; Puern, fruit très estimé; Opiha, gros fruit; Roru , Petantia , Puatata, gros fruits assez recherchés ; Rorotoma, fruit énorme ; Apoaha, Maire papatu, Tuutu à rendement élevé; Pcvia , qui rapporte quand les autres variétés ne produisent plus; Otea, liaoro , Ta'/ere , Afara, à cuisson facile.
Il existe encore d’autres variétés telles que : Apuapua ,
M aore , Titia, Paparu, Totara , Aavana , Iriava , Tuavera.
Rimier. — Artocarpus incisa seminifera , Artocarpus esculenta , P. Sagot ou châtaignier . Là où se voit X arbre à pain , existe ordinairement le rimier.
Les feuilles sont grandes et incisées; le pétiole et les nervures delà feuille sont poilus ; l’inflorescence femelle est globuleuse; elle est couverte de pointes molles, qui sont les parties libres des périanthes.
Le fruit, de la grosseur d’une tête d’enfant, est fréquemment difforme, verdâtre, rugueux ; il présente des aréoles pentagonales ou hexagonales. La peau est épaisse; elle recouvre une pulpe blanchâtre et fibreuse qui jaunit et devient gélatineuse. C'est dans cette pulpe que sont logées environ quatre-vingts graines, du volume d’une châtaigne et qui sont comestibles. La pulpe n’est pas utilisée.
Un reproduit des graines.
Quant à la consommation, les amandes sont analogues aux châtaignes; on les fait simplement cuire dans l’eau salée. On peut aussi les griller.
En outre des Arlocarpées figurant en tète de cette monographie, il en existe beaucoup d’autres, dont voici les principales :
Artocarpus Chaplaska Rosburg. — En Indo-Chiné, le péricarpe et les graines sont mangés; l’arbre y est très commun.
Artocarpus hirsata , Lamarck. — Petit fruit farineux et de qualité médiocre.
Artocarpus Harmondiana , Pierre. — Fruits comestibles.
Artocarpus nobilis, Thw. — Les graines sont mangées par les Cingalais qui les désignent sous le nom Del Aludel.
Artocarpus Lakoocha , Roxburg. — Fruits médiocres.
ARBRE A PAIN
Habitat; exposition; altitude. — L’arbre à pain demande un climat chaud ; sa limite inférieure en végétation spontanée ne dépasse pas la Nouvelle-Calédonie. Les vallées lui conviennent ; à une altitude de 700 mètres les fruits ne sont plus que de petites dimensions et de qualité inférieure.
Sol. — Le terrain doit être riche ; dans beaucoup de pays les indigènes apportent de bonnes fumures ; de Lhu- * midi té est nécessaire.
Reproduction. — On multiplie par drageons qui partent des racines et percent à quelque distance du tronc ; ces drageons sont prélevés avec soin dès qu’ils sont suffisamment forts.
Après plantation on arrose fréquemment.
Préparation du terrain. — Il aura été parfaitementnettoyé ; les intervalles entre les pieds varient de 6 à 8 mètres dans toutes les directions. La hauteur moyenne des sujets est de 6 mètres à six ans; c’est alors que commence la fructification.
Entretien. — Le sol, près des pieds, est remué chaque année; on dépose du fumier; les arrosages doivent être fréquents. Nous en avons vu, à Mayotte, qui poussaient vigoureusement le long des cours d’eau.
Récolte; rendement. — Nous venons de dire que l’arbre rapporte dès la sixième année. Généralement il y a deux récoltes par an : la première, au commencement de la saison des pluies; l’autre, à la saison sèche. A Tahiti on compte même trois récoltes : la première très importante, en mars; la seconde en juillet, la troisième en novembre.
Un pied donne annuellement une cinquantaine de fruits.
A Tahiti et aux Marquises on peut dire que la production dure toute l’année.
Cueillette. — On la fait à la main, car les fruits, en tombant mûrs, formeraient une bouillie inutilisable.
/>. — Technique
La fécule du fruit est fine, d’une couleur blanc-jaunâtre et à graines composés. C’est surtout à la périphérie du fruit qu’elle est abondante. D’après Cuzenet, sa proportion totale est de 17 0/0.
Il est rare qu’on extraie la fécule pour l’alimentation. Comme nous le verrons plus loin, c’est la pulpe entière qui est utilisée.
Boname en a donné l’analyse suivante :
Matières azotées
Matières non azotées
Cellulose
Eau
Cendres
Farine.
Fécule.
Du même auteur, l’analyse suivante du fruit entier :
Eau 70,74
Cellulose
Cendres • 1>01
Matières azotées 0,74
Matières non azotées 25,58
Graisse 0,39
Sucre » »
ARBRE A PAIN
Reichel, de la station de Rota, Mariannes, donna cette autre analyse de fragments de fruits desséchés.
Eau
Substances minérales
Matières grasses (extraites par l'éther). . . .
Albuminoïde
Amidon
Hydrates de carbone solubles (sucre, dex-
trine, etc.)
Résidus
Le D1’ Ricord Madiana, qui étudia ce fruit, le trouva composé de : fécule amylacée, albumine végétale, mucus, eau, savon végétal, résine, gluten uni à de la librine végétale.