PROPAGATION DES PLANTES
Procédés naturels. — a) Graines. — Il faut choisir de bonnes semences; pour cela on les recueille sur des plantes vigoureuses et parfaitement saines. Ce n’est que par des sélections suivies qu’on arrive à obtenir des résultats probants et à améliorer les productions. Exemple : avocatiers, cacaoyers, caféiers, corossoliers, etc., etc. La plupart des arbres fruitiers sont des sauvageons provenant de semis, que l'on a greffés.
b) Bulbes et tubercules. — Ils peuvent être aériens ou souterrains. Une fois détachés de la plante-mère, les tubercules sains sont mis en terre dans des conditions normales, et chacun d’eux ne tarde pas à émettre
Fig. 5. — Provignage pour remplacer un pied de vanillier.
Cliché : E. Prudhomme.
des germes. Exemple : pommes de terre, ignames, etc.
Fig. 4. — Provignage pour renforcer un pied de vanillier.
Cliché : E. Prudhomme.
c) Stolons. — Les plantes stolonifères émettent des pousses ou coulants partant du pied ; les stolons rampent sur le sol, s’y enracinent, puis se dessèchent pour mourir. Exemple : Fraisiers.
Fig. 6. — Multiplication des plantes à racines chevelues. — Vétiver.
d) Rejetons. — Ils ne sont qu’une modification des stolons ; ce sont des tiges souterraines plus ou moins longues, qui sortent de terre après avoir émis des racines; elle s'élèvent à leur tour; les ligaments souterrains dépérissent et les nouvelles souches se trouvent isolées de la souche mère. Exemple : Bananiers ( fig . 1).
Fig. 7. — Mise en terre des boutures de manioc.
Procédés artificiels. — a) Marcottage . — Ce procédé est parfois naturel; il faut pour cela que les branches d’une plante s’inclinent sous leur propre poids, viennent toucher terre et émettent des racines; en sectionnant la branche avant et après les racines, on obtient une nouvelle plante.
Ce que la nature ne fait que rarement, l’homme le provoque à volonté, soit en abaissant les branches, soit
NOTIONS PRÉLIMINAIRES
eu leur attachant des caisses ou des pots remplis de terreau. Exemple : Litchi et de nombreux arbres fruitiers fig. 193). Dans certains cas, le marcottage est encore appelé provignage : vigne, vanillier (fig . ï et 5\
Fig. 8. — Bouture de vanillier donnant un pied.
Cliché : E. Prudhomme.
Fig. 9. Bouture de vanillier donnant deux pieds.
Cliché : E. Prudhomme.
b) Division. — Pour qu’une plante puisse être propagée par division, il faut qu’elle ait en nombre racines et tiges. Exemple : Herbe de Guinée, vétiver, citronnelle, etc. (fig. (3).
c) Boutures. — Par ce procédé, on conserve aux plantes leur propriétés caractéristiques. Exemples : cannes à sucre, manioc (fig. 7), vanillier (fig. 8 et 9).
Le marcottage et le bouturage sont basés sur cette propriété qu’ont les bourgeons d’un végétal de se transformer en racines, lorsqu'ils sont en contact avec le sol. Moins le bois est dur, plus cette aptitude est marquée.