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pieds de cacaoyers

Côte orientale et océan Indien : Madagascar. — Les principales plantations de cacaoyers existent sur la côte est, notamment dans la région de Tamatave jusqu’au nord de Maroansetra, puis entre le sud de la province de Vohemar et le nord de celle de Mananjary. Annuelle-

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ment Madagascar n’expédie guère que de 25 à 30 tonnes d'un cacao d’assez bonne qualité.

La Réunion — Les cacaoyères avaient été quelque peu sacrifiées à la culture de la canne à sucre ; pourtant un revirement d’opinion s’est manifesté ces dernières

Fig. 136. — Travaux d'art européens en pays indigène.

années chez les planteurs et la culture du cacaoyer est à nouveau en faveur.

Les Comores. — Le groupe de ces îles exporte une moyenne de 15.000 kilogrammes de cacao.

Amérique. — Equateur. — On y cultive le Theobroma ovali folium et le Theobroma angusti folium. Toute la pro-

duction des Etats baignés par l’Amazone et ses affluents est dirigée sur le port de Guayaquil.

Guyane anglaise. — On y signale quelques cacaoyères importantes en terrains plats et inondables, parmi lesquelles plusieurs sur les rives du Demerara, à environ 40 milles de Georgetown. Les cacaoyers y sont alignés à 4 mètres de dislance, aussi les plantes parasites ne poussent-elles pas, faute de lumière. Dans ce pays les cacaoyères sont abritées par des « bois immortels ».

Nicaragua. — On y voit des plantations du Theobroma pentagonurn. Le Theobroma silvestris est assez répandu.

Guatemala. — En outre de Theobroma pentagonurn, on exploite le Theobroma leiocarpum. Pendant longtemps les fèves de cacao servirent de monnaie au Guatemala.

Costa Rica — On y cultive le Theobroma angustifolium.

Brésil. — Le Theobroma cacao est exploité; nous avons déjà dit que c’est du Brésil que le cacaoyer type a dû passer au Mexique.

Mexique. — Le cacaoyer le plus répandu est le Theobroma cacao. Quand les Espagnols débarquèrent, pour la première fois dans ce pays, le cacaoyer était la seule plante de grande culture ; les fèves de cacao constituaient une monnaie, aussi Pierre Martyr leur donna le nom de Amygdalæ Pecuniariæ. C’est du cacao du Mexique que Cortez envoya à Charles V, quand il lui adressa une collection des principaux produits du Nouveau Mcmde.

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Jamaïque. — La culture du cacao avait atteint quelque importance à la Jamaïque, il y a de cela deux cents ans environ. Hans Sloane, Patrick Brown, Long, Bryan Edwars, le plus grand nombre de ceux qui ont écrit l’histoire naturelle de Pile en parlent.

Long, dans son Histoire de la Jamaïque , fait mention du cacaoyer dans les termes suivants :

« Cet arbre croissait en si grande quantité h la Jamaïque, que les habitants se flattaient qu’il deviendrait pour eux une source de richesse inépuisable : en 1671, il y avait soixante-cinq établissements en rapport, et beaucoup d’autres en culture; mais quelques années après ils furent tous détruits, à la fois, d'après ce qu’on dit, par un blast qui sévit dans toute F île ; ils ne furent jamais rétablis; et, aujourd’hui, il y en a fort peu. »

Colombie. — Dans cette république de l’Amérique du Sud, dont la capitale est Santa-Fé-de-Bogota, le Theobroma cacao se trouve à l’état sauvage. Sur les montagnes le Theobroma silvestris est assez commun.

Guyane française. — Dans les plaines se rencontrent des cacaoyers qui poussent à l’état spontané : on y voit le Theobroma silvestris d’Àublet.

Antilles. — lies de Cuba. — Capitale la Havane ; il y existe des cacaoyères de grande importance.

Trinidad. — La culture du cacaoyer y fut introduite vers 1785, par des Espagnols venus du Venezuela.

La température moyenne y est de 26° centigrades; la moyenne pluviométrique accuse lm,65.

Pour protéger les plantations contre le vent, on emploie les Erythrina ou immortelles : Erythrina velutina ou Bocare et Erythrina umbrosa et ananco, que les Espagnols ont qualifié de madré del cacao. Il y a également lieu de noter que ce pays est à l'abri des cyclones.

Los meilleures plantations du district de Santa-Cruz, celles de San Antonio, de Soconusco, etc., sont en bonnes terres d’ail avion vega, ouvertes au sud et bien protégées par les mornes qui les environnent. Un ruisseau coule à travers la vallée; il entretient le sol frais et humide. L’élévation au-dessus du niveau de la mer est d’environ 70 pieds. De façon générale, on plante de 50 à 400 mètres au-dessus du niveau de la mer. En mars et avril, les vallées à cacaoyers de la Trinidad sont idéalement belles. Les immortelles se dépouillent presque entièrement de leurs feuilles et développent une puissante floraison ; collines et vallons apparaissent donc en des cascades sans lin de fleurs d'un beau rouge orangé, dont les senteurs embaument délicieusement l’air. Quant au sol, il a généralement l'apparence de la marne calcaire mêlée d’un peu d’argile et de sable; il est riche en matières organiques, profond et frais. Tout en formant une pâte avec l'eau, le sol ne doit pas se crevasser pendant la période de sécheresse.

Dans les autres parties de la Trinidad, tels que les districts d’Arima et de Montserrat, les cacaoyères occupent des clairières ouvertes et une région ondulant modérément, s’élevant presque du niveau de la mer à 150 ou 200 pieds. Le sous-sol, dans ces districts, est d’un caractère marneux et surchargé, principalement dans les creux, d’argile graveleuse; il est modérément profond et remarquablement dépourvu de roches et de pierres.

Aucune fumure n’est donnée : la fécondité de la terre suffit quant à présent.

11 y a deux récoltes par an.

On évalue le prolit net laissé par pied de cacaoyer à 0 fr. 80 : il est de nombreuses plantations comprenant plus de 100.000 et 150.000 pieds... Heureux propriétaires!...

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L'exportation moyenne atteint 30.000.000 de francs. Voici, d'après M. Dufau, la méthode d’exploitation en usage dans ce pays. C’est une exploitation par contrat et ceux qui en font métier sont dénommés « contractors ». Dès que l’acheteur a pris possession de la propriété ou

Fig. 137. — Plantations dans un village.

de la concession, il passe une convention, dont le juge de paix du district est tenu de prendre connaissance, avec un ou plusieurs cultivateurs qui s’engagent à planter des espèces d’arbres déterminés sous le contrôle permanent du propriétaire ou de son mandataire. Le terrain doit être maintenu en parfait état de propreté par des sarclages dont le nombre est prévu au contrat. A 1 expiration du terme fixé, il est dressé une sorte d inventaire, et en rendant la terre au propriétaire, les contractors

reçoivent pour chaque arbre bien venu une somme convenue à l'avance, qui varie de 0 fr. 30 à 1 fr. 25, suivant l’âge des arbres et leur apparence. Ce mode de fermage est d'un usage courant; le Gouvernement en a réglementé les détails par une ordonnance spéciale. Il olfre le grand avantage d’éviter les aléas de l’exploitation directe, de limiter le temps pendant lequel on est obligé d’attendre le rapport et de permettre au propriétaire de décider dans quelle mesure il a intérêt à étendre les plantations. Les concessions reviennent, tous frais payés, à environ 18 dollars l’hectare.

Quand on cultive dans les parties basses, il faut prévoir des travaux de drainage à ciel ouvert, ou mieux de canalisation, selon l'expression du pays et on passe à cet effet des contrats avec des entrepreneurs spéciaux. Les plantations en plaine sont dites vegas et la « canalisation » revient à environ 10 dollars par are, soit 130 francs l'hectare.

Les meilleures espèces de cacaoyers delà Trinidad sont le Forastero, le Criollo et Y Amelonado ; puis vient le Calabacillo. Plus de vingt variétés de cacaoyers existent à la Trinidad

La Grenade. — Ile anglaise, capitale Saint-Georges. On cultive généralement le cacaoyer à une plus haute élévation qu’en Trinidad; il y a des plantations qui se trouvent sur la pente des mornes, jusqu’à la hauteur de 800 pieds et elles ne sont pas abritées.

Les meilleures cacaoyères sont, cependant, au pied des mornes ou dans des clairières abritées ou sur des terres autrefois cultivées en canne.

La Martinique. — La première plantation y fut faite en 1661 par Benjamin Dacosta ; ies graines provenaient de la Côte-Ferme (Amérique du Sud) :

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Cette culture prit une rapide extension, elle fut recommandée par le roi qui, en donnant des instructions au gouverneur de La Varenne, s'exprimait ainsi :

« Comme rien n'est plus avantageux, pour les colonies, que d'y établir toutes les différentes sortes de cultures que la terre y peut produire, Sa Majesté souhaite que les sieurs de La Varenne et de Ricouart y aient une attention particulière; mais, comme la seule excitation n’y suffira point, puisque depuis trente ans elle a été inutile, les habitants n’ayant d’autres vues que de parvenir à établir une sucrerie dès qu'ils ont le moyen de le faire, et le nombre n'en étant déjà que trop grand dans les colonies françaises, il paraît nécessaire à Sa Majesté de défendre l'établissement d’aucune nouvelle sucrerie aux îles du Vent, et d’ordonner à chaque habitant de planter une certaine quantité de chacun des arbres dont le bois entre dans le commerce, comme cacao, coton et autres. Cet article est très essentiel pour le bien de la colonie et Sa Majesté souhaite que les sieurs de La Varenne et de Ricouart aient une attention particulière pour le mettre en exécution. »

Mais, par la suite, divers cyclones détruisirent bien des plantations et découragèrent les efforts.

Les principales variétés cultivées à la Martinique sont : Criollo, Forastero , Amelonado , et surtout Calabacillo.

Dominicanie. — Le cacaoyer y est indigène. Les plantations offrent un aspect désordonné, les distances régulières n’étant pas observées entre les lignes et entre les pieds; pourtant le cacao est appelé à devenir la plus grande ressource du pays; en effet, la Dominicanie est à proximité de New-York, qui consomme des quantités formidables de cacao, aussi ce pays a-t-il, sur bien d’autres régions productrices, la prépondérance du fret.

Les principales plantations existent dans les régions septentrionales du Cibao, notamment dans la province de Seïbo, district de Higuey, ou dans les environs de Sabana de la Mar, vers les côtes sud de la baie de Samana.

D’après M. W.-F. Pulliam, sur les deux rives de la rivière Yuna qui coule vers la baie de Samana, près du port de Sanchez, il y a un terroir absolument propice à l'exploitation du cacao. Le sol y est magnifiquement approprié, et les pluies périodiques lui assurent les meilleures conditions désirables. La région est accessible et la valeur des terrains est peu élevée, à la portée de ceux qui voudront s’intéresser à cette culture.

Le même auteur ajoute que, d’après les cultivateurs qui ont une longue expérience, le meilleur champ dans un sol approprié ne doit pas contenir plus de 500 cacaoyers par hectare ou 100 mètres carrés. La distance entre chaque plant sera approximativement de 13 pieds et l’arbuste ne dépassera pas la hauteur maxima de 12 pieds.

Une bonne récolte est assurée cinq ou six ans après la semence; après dix ans, le surplus du rendement est considérable et s’accroît chaque année. Un bon cacaoyer donne facilement cent gousses annuellement, et les grains d’une gousse séchés, prêts à l'exportation, pèsent environ 3 kilogrammes.

Le cacao produit loute l’année, bien qu’il y ait deux récoltes principales : la plus forte de mars à juin, la moins abondante d’octobre à décembre. On voit en Dominicanie des cacaoyers qui ont cent ans et continuent à produire; mais l’àge normal est soixante ans.

Les principaux marchés où se vend le cacao dominicain

sont par degré : les Etats-Unis, l’Allemagne et la France.

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En Y année 1910, le prix moyen obtenu aux Etats-Unis a été de 8 dollars environ les 100 livres.

M. W.-F. Pulliam a donné le tableau suivant des exportations du cacao de la Dominicaine pour les années 1908 et 1909 :

Livres

Valeurs en dollars

États-Unis

Allemagne

France

Porto-Rico

Autres pays

Livres

Valeurs en dollars

États-Unis

Royaume-Uni

Allemagne

France

Porto-Rico

Autres pays

Cette distinction par pays établit la consommation étrangère. Auparavant, c’était rAllemagne qui achetait surtout

le cacao dominicain, mais dès 1909 les Etats-Unis prirent le premier rang et il est presque probable que les achats américains continueront à augmenter dans une proportion plus grande que ceux des autres pays.

L’exportation pour 1909 a été de beaucoup au-dessous de la normale. Comme il est montré plus haut, elle a

accusé une différence de 9.233.676 livres et une moinsvalue de 1 .509.856 dollars en comparaison avec l’année précédente. Cette mauvaise récolte est le résultat d’un ouragan.

« On peut considérer l’année 1908 comme établissant

la normale. 11 faut s’en servir comme d’une boussole dans la voie de cette culture, sans même tenir compte de l’augmentation des profits que peut produire un plus grand développement de la culture, lorsque l’immigration dans la République dominicaine aura été encouragée par le merveilleux climat tropical dont on y jouit, et que les nouveaux arrivés auront réalisé ce que la terre promet dans l’avenir à l’homme réellement laborieux, sérieux, opiniâtre et disposé à tenter la fortune dans le cacao.

Haïti. — Les cacaoyères se trouvent vers le nord et à l’extrémité de la presqu’île méridionale, autour de Jérémie.

Océanie. — Taiti. — C'est le docteur Johnstone qui importa, du Mexique, le cacaoyer dans ce pays, en 1848. Malheureusement la plante n’est pour ainsi dire pas cultivée.

Nouvelle-Calédonie. — Les Français y ont introduit le cacaoyer. L'exportation moyenne se chiffre par 3.000 kilogrammes de cacao.

Iles Samoa ou archipel des Navigateurs. — Dans ces îles habitées par 40.000 hommes et dont la capitale est Apia, le professeur allemand Wolthmann a étudié des plantations de cacaoyers. Les résultats n’y sont pas toujours satisfaisants par suite de mauvaises transplantations.

Botanique. — Comme nous le savons, le type principal est le Theobroma cacao Linné ou Cacao sativa Lamarck ; Theobroma guyanensis Gmelin; Cacao minor Gaertner; Tribe Buettnericæ; ordre naturel Sterculiacæ. Famille des Sterculiacées.

Une vingtaine de variétés sont en culture dans différentes parties du monde.

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Arbre. — Le Theobroma cacao atteint une moyenne de 8 à 10 mètres de hauteur à l’état sauvage et seulement de 3 à 5 mètres quand il est cultivé. Il est pour ainsi dire

Fig. 138. — Cabosses et fèves du cacaoj’er. Cliché : Le Tour du Monde.

toujours vert et croit généralement avec beaucoup de branches qui s’étendent jusqu’à 3 mètres de chaque côté.

L’écorce est d’une belle couleur brune ; elle devient plus épaisse et plus rude à mesure que l’arbre vieillit. Feuilles. — Elles se portent principalement à l’extrémité

des branches et poussent alternativement; elles ont des tiges de 8 à 9 pouces de long sur un demi à 2 pouces de diamètre. Les jeunes sont de couleur rose pâle et très délicates.

F/eurs. — Petites, souvent très touffues et en bouquet sur les vieux bois; elles occupent la place des aisselles des premières feuilles. Leur couleur est safran, parfois rose; elles sont inodores. Des quantités de fleurs tombent des arbres avant maturité ; il s’en suit un rapport très amoindri. On peut meme dire que chaque touffe de lleurs ne donne guère plus d'une gousse ou cabosse.

Fruit. — Le fruit estime sorte de baie, cabosse, mesurant de 12 à 20 centimètres de longueur, sur 6 à 10 centimètres de largeur et 1 centimètre 1/2 d'épaisseur; la forme est ovale, oblongue, atténuée au sommet. Dix côtes tuberculeuses et assez saillantes marquent le fruit dans le sens de la longueur. La cabosse est jaune ou rouge selon les variétés. Le péricarpe est dur' sauf vers le centre, où se trouve une pulpe molle contenant cinq loges, où sont les graines dont le nombre varie de 15 à 40. Cette pulpe molle est blanche ou jaunâtre; elle provient de la transformation des cloisons de l'ovaire.

Graines. — Elles constituent le cacao commercial; elles sont ovoïdes, aplaties, tronquées à leur extrémité inférieure et mesurent de 20 à 25 millimètres de longueur sur 12 à 16 millimètres de largeur; leur couleur varie du brun grisâtre au brun rougeâtre. Laplumule, la radicelle et une partie des cotylédons sont d’une couleur blanclaiteux.

Ces graines renferment une amande de teinte variable, mais allant ordinairement du violet foncé au brun noir; l’amande estconstituée par deux cotylédons plan-convexes dont la surface plane est marquée de trois sillons longi-

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tudinaux, irréguliers et séparés par des crêtes saillantes. En mâchant l'amande on perçoit un goût de noisette avec une saveur de cacao.

Nous verrons plus loin la partie commerciale relative au cacao, mais nous pouvons dire de suite que les graines sont généralement classées en trois groupes :

Les criollo, variétés fines; les arbres sont .peu vigoureux et ne peuvent être propagés facilement; fruits rouges ou jaunes. Pays type le Venezuela.

Les farastero , variétés très répandues;

Les calabacillo , produits médiocres; mais variétés des plus vigoureuses.

Climat, sol, altitude. — Il faut au cacaoyer un climat très chaud et très humide; la température moyenne doit être de 20 à 25°; le thermomètre ne doitjamais descendre au-dessous de 10°. La chute annuelle des pluies doit être au moins de 1 m,60 à 2 mètres. Un ombrage déterminé convient, ainsi qu'une terre riche et meuble. Les sols d'alluvions sont les meilleurs; viennent ensuite les marnes riches. La profondeur de ces terres doit être d’environ lm,50, car le cacaoyer a une longue racine pivotante.

L'altitude, dans la plupart des cas, ne doit pas dépasser 200 mètres. L’arbre ne doit pas être exposé directement à la brise de mer.

Le cacaoyer n’est donc pas une plante qu’on peut cultiver partout, même en zone intertropicale : il a ses exigences et son habitat est nettement défini.

Un a souvent dit que là où la vie est malsaine pour l’homme, le cacaoyer réussit bien... Pourtant, il convient de ne pas trop généraliser : exemple l’ile Saint-Domingue.

Culture; multiplication. — Pour la multiplication, on opère ordinairement par semis en pépinière. Les graines

sont mises en place vers la fin de la saison sèche et l’on transplante deux ou trois mois après, en pleine saison des pluies.

La pépinière est composée de planches comportant des sillons distants les uns des autres d’environ 0m,50; dans ces sillons, les graines sont mises à une distance moyenne de 35 centimètres. Au bout de quelques mois les sujets atteignent 0m,30de haut.

Au moment de la transplantation il faut avoir soin de ne pas endommager les racines; le meilleur moyen est d’enlever le plant avec sa terre. Se servir de l’outil (fig. 139).

En plantation régulière et définitive, les sujets sont placés à une distance de 5 mètres les uns des autres et en tous sens.

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