‹ Fruits des pays chaudsChapitre 68 sur 152 · Agronomie · texte numérisé non relu

Agronomie

Botanique. — Arbre de 10 à 12 mètres de hauteur, à écorce d’un brun noirâtre.

Les feuilles ont de 20 à 40 centimètres de longueur sur 6 à 12 centimètres de largeur; elles sont d’un beau vert foncé, coriaces, obovales; le pétiole est court.

Les (leurs se présentent par groupes axillaires ; elles sont blanches, larges, hexamèrcsou heptamères; elles adhèrent fortement aux branches.

Les fruits sont ovoïdes, d'un rouge sale et mesurent jusqu'à 25 millimètres de longueur; ils conliennent deux graines de dimensions doubles de celles du caféier d’Arabie; la pulpe est ferme et se sépare difficilement des

grains.

Culture; propagation; entretien; rendement. — On propage de graines; les plants peuvent être pris dans les pépinières ou sous les arbres; les graines germent facilement. Pour les semis, on peut établir des planches ou nursery.

Ce caféier est beaucoup plus précoce que l 'arabica; il fleurit à dix-huit mois; avant la lin de la troisième année on a une récolte. Son rendement annuel moyen est de 1 kilogramme à 1 kilogramme et demi.

Le Coffca liberica préfère les terres basses à Sierra-Leone et en Libéria; il végète, dans de bonnes conditions, du bord de la mer à une altitude de 300 mètres.

La température moyenne qui lui convient est de 20° ; la chute d'eau doit aller de lm,80 à 2m,20.

Le sol qui lui est favorable a certaines analogies avec celui décrit pour le caféier d’Arabie.

La question d’ombrage est également discutée.

Maladies. — Ce caféier étant moins sujet aux maladies que le Coffea arabica , le remplace de plus en plus dans bien des plantations.

B. — Technique

M. Balland a analysé

les grains de café ; il a

trouvé :

Maximum.

Minimum.

Eau

Matières azotées

Matières grasses . .

Cellulose

Cendres

Caféine

On appelle cciféone la substance aromatique du café torrëlié ; on peut l’extraire sous forme d’une essence à odeur de café très accusée.

Le chimiste allemand Erdmann a obtenu, par distillation à la vapeur et sous pression d’une quantité de 150 kilogrammes de café moulu, un distillât, qui, traité par l’éther, a donné 83gp,5 ou 0,0557 0/0 d’une essence brune très parfumée, dont le poids spécifique est de 1,0841 à 16°. Cette essence bout en se décomposant entre 150 et 230°; elle est constituée par 42 0/0 d’acide valérianique et contient des traces d’acide acétique. Le reste est constitué par l'alcool furfurylique, du furfurol et par une huile qui possède à un haut degré l'odeur du café. Cet alcool furfurylique doit être considéré comme un poison; il accélère la respiration chez l'homme à la dose de0gr,60 à

1 gramme, et amène chez le lapin la mort par paralysie des centres respiratoires, à la dose de 0gl',5 à 0gr,6 par kilogramme du poids du corps.

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