‹ Fruits des pays chaudsChapitre 71 sur 152 · C. — Industrie et usages · texte numérisé non relu

C. — Industrie et usages

Fruit. — Il est mangé cru et sans sucre; la digestion un est facile; la chair ou crème végétale est blanche, fondante, parfumée. Le fruit peut aussi servir à la préparation d’une liqueur alcoolique sucrée très appréciée.

L’exploitation des fruits est assez délicate, car ceux-ci ne se conservent pas toujours malgré leur enveloppe dure.

Fleurs. — Dans bien des pays, les fruits sont assez rares, les dames leur préférant les (leurs dont elles aiment se parer et respirer le délicieux parfum.

/). — Commerce

Sur les marchés des environs de Nice et de Villefranche les chérimoles sont vendues de 20 à 40 centimes la pièce.

Ce fruit donne lieu à des expéditions hebdomadaires de Madère sur l’Angleterre, durant toute la saison d’hiver.

Le transport ne se fait pourtant que difficilement.

Au marché de Covent Garde n on paie couramment 1 fr. 25 le fruit.

CO ROSSOL1ER

Corossolier

Anona muricata Famille des Anonacées

PLANTES DE MEME FAMILLE DÉCRITES DANS CE VOLUME

Cachiman cœur de bœuf, Anona reticulata, p. 415.

Chérimolier, Anona Cherimolia, p. 470.

Pomme-cannelle , Anona squamosa, p. 609.

Historique et généralités. — On admet généralement que cet arbre est originaire du Venezuela. Gomme il se contente de terrains peu riches, il est très répandu. On l’appelle encore cachiman épineux et Sappadille. C’est le saur sop des Anglais et le Guanabado des Espagnols.

Géographie. — Dispersion. — Synonymie

Asie. — Le corossolier se voit en Indo-Chine. A Java, il prend le nom de Nangka Welanda.

Afrique. — Il existe en Afrique occidentale et à Madagascar, dans qu'à la Réunion et dans de nombreuses îles de l'océan Indien.

Amérique. — Se rencontre dans l’Amérique centrale, aux Antilles, en Haïti, à Saint-Domingue, en Guyane, etc.

Océanie. — Les Européens l’ont introduit en Polynésie française.

Botanique. — Anona muricata Linné. Famille des Anonacées.

Arbre. — Sujet rustique, d’une hauteur de 5à6 mètres.

Feuille. — Elle est grande, entière, pétiolée, ovale et

aiguë, glabre, luisante, d’un vert foncé, mais pâle en dessous.

Fleur. — Verdâtre, grande, à larges pétales.

Fruit. — Le corossol est gros et ovoïde ; son épicarpe est verdâtre à odeur légèrement térébinthacée et couvert de pointes molles, irrégulières, coniques et recourbées. Il peut atteindre le poids de lkff,500 ; la pulpe fibreuse est blanche et butyreuse; elle a un çoût acide; son

odeur est agréable.

Le fruit est porté par le bois des branches ou par le tronc; on reconnaît qu'il est arrivé à maturité quand ses pointes commencent à noircir.

Culture ; entretien. — Dans bien des cas les graines se sèment d elles-mêmes et comme bien souvent elles se trouvent groupées sur le sol, -on voit de petits corossoliers pousser en tou Iles. Si l’on veut cultiver, il est préférable de délasser et de ne laisser qu’un sujet bien droit et vigoureux.

La fructification commence au bout d’un an. 11 faut donner quelques soins pour obtenir une bonne fructification.

B. — Industrie et usages

Fruit au naturel. — La pulpe blanchâtre, de consistance butyreuse, à saveur douce, acidulé, s’apprécie surtout le matin. Elle rappelle le parfum de la cannelle, de l’ananas et de la fraise ; quant à son odeur elle est à peu près celle de la pomme ou de la poire.

Confiserie. — On obtient une excellente crème au corossol en agitant un mélange de pulpe avec un peu de glace et de sucre; on peut encore parfumer à la vanille.

La chair de ce fruit sert aussi à préparer d'excellentes confitures.

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