C. — Commerce
A Ceylan, le prix moyen d’un durian est de 25 à 50 cents, selon grosseur.
Figuier de Barbarie
Opuntia ficus indica Famille des Cactées
Historique et généralités. — Le figuier de Barbarie est originaire d’Amérique; il en est de même pourtoutes les Cactées; mais, comme les plantes de cette famille se
propagent facilement, il en existe maintenant de nombreuses variétés dans tous les pays chauds. Les Cactées sont de formes bizarres; elles sont constituées en grande partie par des amas de tissu cellulaire, ce qui leur a fait donner le nom vulgaire de plantes grasses. Elles sont tantôt herbacées, tantôt arborescentes, inermes ou épineuses. Des rameaux verts ou raquettes les composent, et ces rameaux peuvent être aplatis ou cylindriques, articulés ou non; dans tous les cas, ils sont charnus et comme formés de feuilles superposées.
Le figuier de Barbarie est encore nommé figuier d’Inde * et cactier d’Amérique.
Géographie. — Dispersion.
Synonymie
Europe. — France. — Le figuier de Barbarie ou figuier d'Inde résiste aux fortes sécheresses du midi de la France ; il forme des baies autour des habitations et des jardins du littoral. Il atteint fréquemment une hauteur de lra, 50 à 2 mètres. Il est encore connu sous les noms d e semelle du pape , cardasse , etc. On le voit en Corse, en Italie, en Espagne, en Grèce, etc.
Afrique. — Algérie. — Il a été introduit par les Espagnols et est devenu subspontané en Algérie, jusque vers les parties élevées des Ilauts-Plateaux. Les Arabes appellent ses fruits, jaunes ou rouges, figues de chrétiens. 11 en existe, dans la région de Bône, une race qui donne des fruits blancs ou figues-muscades ; ces fruits mûrissent de juillet à septembre. 11 est également commun en Tunisie, à Malte et aux Canaries. Les Arabes le nomment K armons ncara.
Le figuier de Barbarie a été introduit à Madagascar et
FIGUIER DE BARBARIE
dans la plupart des îles de l'océan Indien; la plante est employée comme défense accessoire autour des plantations; les indigènes, qui vont pieds nus, trouvent alors la figue mauvaise !
Amérique. — Au Mexique, le fruit de cette plante est appelé tuna; prononcer tonna.
Fig. 172. — Figuier des Indes.
Cliché : Missions belges.
Asie. — 11 n’est pas cultivé en grand dans l'Inde, mais dans ce pays on voit d’autres opuntia.
A. — Agronomie
Botanique. — Opuntia Ficus indica Miller; Cactus Ficus indica Linné; Opuntia vu l g avis Linné; Famille des Cact<jcs. Plus connu sous le nom de figuier de Barbarie.
Les tiges sont dichotomes, dressées et planes; les rameaux elliptiques ont de 0m,30 à 0m,40 de longueur, sur 0m,25 à 0m,30 de largeur et une épaisseur moyenne de Ces rameaux sont armés ou non d’aiguillons,
sorte d’épines acérées.
Les fleurs, qui se montrent en mai-juillet, sont grandes, d’un jaune clair ou rouges; elles fournissent des fruits ovoïdes, arrondis, de la grosseur d’un limon ordinaire; elles naissent au bord des articulations. En Algérie, il en existe deux variétés bien distinctes, l’une à fruits petits et rouges, à rameaux épineux ; l’autre à gros fruits et à rameaux presque inermes.
Nous ne parlerons pas des espèces d’Opuntia purement décoratives, mais nous dirons quelques mots de variétés étrangères, dont les fruits sont comestibles.
Variétés. — Cereus triqneler Haw., ou Pitaya. Son fruit est de bonne qualité, mais beaucoup de fleurs tombent sans nouer. La tige est flexueuse, radicante; trigone et peu forte. Les Heurs, de couleur blanche, sont grandes et ne s’ouvrent que la nuit.
C’est une plante qui court le long des murailles et des rochers.
Cereus peruvianus Haw. C’est une grande espèce dont les fruits acidulés ne sont que de qualité médiocre.
Cereus giganteus Engelm. On le trouve dans les régions montueuses, très sèches de la Californie orientale et de L Arizona, ainsi que dans le nord du Mexique. Ses fruits sont recherchés.
Cereus serpentinus Lagasc. Le fruit, de la grosseur d’une noix, est d’une belle couleur rouge, mais sa qualité est médiocre.
Cereus quisco Gay. Connu au Chili sous le nom de Guillaves; le fruit n’est pas de premier choix.
FIGUIER DE BARBARIE
Opuntia coccinellif era Miller. G est la plante a cochenille, dont l’industrie fut si prospère au Mexique et aux Canaries. Cet opuntia a beaucoup de rapports avec VO. ficus indica ; il est presque entièrement dépourvu d’aiguillons et ses fruits rouges sont comestibles.
Cactus tuna ou Opuntia tuna. Encore nommé Fausse figue d'Inde. Plante qui peut également nourrir la cochenille. On la rencontre au Mexique où elle sert d’aliment pour les bestiaux; ses rameaux sont elliptiques et cambrés; les fleurs sont larges, d’un jaune terne.
Prononcer tonna.
Opuntia nigricans Haw. Ressemble beaucoup à l’O. vulgaris ; il constitue un véritable tléau dans le Deccan et dans d’autres régions arides de l’Inde. Son fruit est savoureux et nourrissant.
Opuntia Dillenii. — Grande espèce à fleurs jaunes, abondante dans la présidence de Madras.
Culture. — Nous avons dit que le figuier d'Inde résiste aux plus longues et aux plus fortes sécheresses ; il peut donc servir à boiser des régions arides, comme il s’en rencontre parfois en Provence et en Algérie. On le plante de façon que les raquettes soient dirigées du nord au sud ; l’action du soleil se fait mieux sentir.
Multiplication. — Elle s'opère par graines et par boutures. Toutes les parties de la plante prennent par boutures, mais il faut avoir soin d’exposer les sections au soleil pendant quelques jours, jusqu’à cicatrisation complète de la partie incisée.
En plantant une branche munie de 4 à 5 raquettes, on obtient plus rapidement des fruits.
'Voici ce que disait Godefroy-Lebeuf dans son étude sur le cactus inerme.
« Il est préférable de mettre la raquette inférieure très
obliquement sur le sol, et, à cet effet, on trace des rigoles de 0m,15 de profondeur sur 0m,35 de largeur. La raquette inférieure est mise presque à plat, là où les raquettes supérieures viennent s’appuyer sur le bord de la rigole. Les jeunes raquettes qui apparaîtront plus tard prendront directement la direction verticale.
« Ce système permet aux jeunes plantes de résister aux vents; de plus, on a remarqué que les boutures ainsi inclinées donnent naissance au centre de l’articulation inférieure à de grosses racines pivotantes qui piquent dans le^ sol et permettent à la plante de résister aux vents les plus violents.
« Les boutures doivent être orientées dans le sens des vents dominants, de façon à présenter au vent leur tranche la moins épaisse. Les boutures ainsi mises en place seront recouvertes de 2 à 3 centimètres de terre, je parle bien entendu de la raquette inférieure, les raquettes supérieures qui s’appuient sur le bord de la rigole devant être laissées entièrement à découvert.
« Ce système est, je crois, parfait dans les terrains sains, mais il offrirait des dangers de pourriture si la plantation était faite au moment de la saison des pluies, dans des sols peu perméables. »
On met en place au printemps ou en automne. Pour cela, on prépare des rigoles de 0m,15 de profondeur sur Üm,10 de largeur.
Soins culturaux. — Pour les plantations, on pratiquera des labours, et de bonnes fumures ne seront pas ménagées; on recommencera ces opérations tous les trois ou quatre ans; entre temps des sarclages suffiront.
Espacements. — Les lignes seront espacées de 2m,50 à 3 mètres et sur ligne, les plantes seront à des intervalles de 0ra,70 à 1 mètre.
FIGUIER DE BARBARIE
Bien entretenue, une plantation est de durée presque indéfinie. •
Frais d établissement et d entretien. — On admet qu’en travaillant d’après la méthode des indigènes, un hectare planté de cactus revient à une centaine de francs à la troisième année d existence et que les frais s élèvent à 175 francs pour une culture soignée.
En voici le devis :
Labour 25 francs
Fumier, environ 500 kilogrammes . . 60
Raquettes, 2.000 45
Plantation 15
Deux buttages de chacun 15 francs . 30
Total 175 francs
Production. — La première fructification a lieu au bout de quatre à cinq ans, et on obtient le plein rapport vers la dixième année; quelquefois un peu avant.
En Algérie, un hectare en plein rapport produit en moyenne 20.000 kilogrammes de fruits, soit 30 kilogrammes par pied.
Cueillette. — Pour la cueillette, l’ouvrier doit se préserver, au moyen d’un gant, la main et la partie inférieure du bras jusqu’au coude; il détache le fruit en le tordant sur lui-même, puis il le dépose dans un panier.
Les fruits sont conservés sur des tablettes disposées dans une chambre sèche et aérée; de temps à autre les ligues sont changées de place.
B. — Technique
Le fruit du figuier de Barbarie contient de l’albumine, du sucre incristallisable et du mucilage.