‹ Fruits des pays chaudsChapitre 82 sur 152 · C. — Commerce · texte numérisé non relu

C. — Commerce

En 1909, il fut expédié de Kia-tcheou 1.714 piculs de Kakis secs, savoir : 1.426 piculs dans les ports chinois et 288 piculs à l’étranger. Rappelons que le picul équivaut à 60kg,4.

Kolatier

Sterculia acuminata Famille des Sterculiacées

PLANTES DE MÊME FAMILLE DÉCRITES DANS CE VOLUME

Cacaoyer , Theobroma cacao , p. 379.

Voir Sterculiacées, p. 668.

Historique et généralités. — On dit le cola ou la kola. Les noix du colatier furent signalées en Europe en 1591 par Clusius, qui les désignait sous le nom de Coles.

KOLATIER 545

Dès le xvue siècle, un médecin arabe, El Ghafki, conseillait l’usage des noix de kola.

L'arbre fut décrit en 1804 par Palisot de Beauvais, dans la flore d’Owars et de Bénin; c’est alors qu’il fut dénommé Sterculia acuminata.

Les indigènes peuvent rester plusieurs jours sans manger, pourvu qu’ils aient, par jour, une noix de kola.

Le kolatier est l’arbre fétiche par excellence. Les noirs sont tellement friands des kolas qu’ils préfèrent encourir les peines édictées par le Coran et dérober des noix chez le voisin que de s'en passer. Bien mieux, sans cette noix, nos milices sénégalaises ne marchent pas.

A partir de 1883, nous voyons des professeurs tels que MM. Heckel, À. Chevalier, de Wildeman, Perrot, etc., consacrer des études spéciales au kolatier et les récentes explorations deM. A. Chevalier ont enfin permis de compléter et de mettre au point les travaux précédents.

Géographie. — Dispersion. — Synonymie

Asie. — Indes néerlandaises . — On y a amorcé d’importantes plantations.

Cochinchine . — L’arbre y donne de bons résultats.

Afrique. — Côte occidentale . — Leskolatiers s’y trouvent à l'état spontané ou cultivés depuis le 5e degré de latitude nord jusque vers le 10e degré de latitude sud, c’est-à-dire du Bio Nunez à l’Angola.

Toutefois, la zone la plus riche en peuplements s’étend du 6° nord au 7° 30 sud.

Guinée. — Le kolatier est répandu dans le pays Tomas et le Kissi. Dans plusieurs cercles, on en a commencé la culture. La graine y est désignée sous le nom de Gourou.

Sierra-Leone . — Le rapport annuel d’un arbre y est

Fig. 18 0. Angady.

d’environ 2 livres sterling.

Côte (T Ivoire . — D’après M. A. Chevalier, le poids moyen des noix, dans ce pays, est de 50 grammes; mais exceptionnellement elles atteignent le poids de 96 grammes.

Une première récolte a lieu en mars-avril et la deuxième en octobre-novembre.

Dans la haute Côte d’ivoire, le kolatier est dit Touré ou Go.

Gold Coast. — La noix de kola y est dénommée Goro de Gonsha.

Dahomey. — Le kolatier y existe depuis le nord des lagunes de la zone côtière jusqu’au parallèle 7° 30.

Les indigènes ne connaissent qu’une seule variété d’arbre à kola; pour leurs plantations, ils choisissent des terrains bas alluvionnaires humides, mais où les eaux ne séjournent pas ; ils abritent les jeunes plants du soleil. Ils récoltent de mars en mai, puis de septembre à novembre. On a calculé que le rapport d’un arbre d’une vingtaine d’années est d’environ 80 francs par an.

Congo belge. — Non seulement le Cola acuminata y existe, mais on y a remarqué sa variété Ballagi et plusieurs autres.

Lagos. — C’est le plus grand entrepôt et le plus grand marché de kola de la côte occidentale d’Afrique.

Les noix y sont apportées dans des paniers qui en contiennent de 500 à 1.000.

Côte orientale et îles. — Madagascar. — Le kolatier y réussit surtout dans le nord-ouest.

Ile Maurice. — Les tentatives de plantations y ont donné des résultats encourageants.

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