POMME-CYTHÈRE
Pomme-Cythère
Spondias dulcis Famille des Térébinthacées
PLANTES DE MEME FAMILLE DÉCRITES DANS CE VOLUME
Anacardier, Anacardium occidentale , p. 339.
Mombins, Spondias lutea el Spondias pnrpurea, p. 596.
Pistachier, Pistacia terebinthus , p. 327.
Manguier, Mangifera indica, p. 579.
Historique et généralités. — C’est un fruit très connu, mais que peu de personnes apprécient de suite ; il faut un certain temps pour s’habituer à son bouquet spécial. Arbre originaire de la Polynésie ; de là il s’est propagé dans l’Inde, en Amérique, puis en Afrique.
D'après Jouan, il aurait été apporté de Tahiti aux îles Marquises vers 1854; ce qui corrobore cette assertion, c’est que le D1' Bennett ne l’a pas remarqué en 1833, ni aux Sandwich, ni aux Marquises, ni à Timor; il ne l’a vu qu’aux îles de la Société. En 1869, alors que le P. Montrouzier se trouvait en Nouvelle-Calédonie, des indigènes lui apportèrent des pommes-cythères, en lui disant qu’il n'en existait qu'un pied chez eux.
Géographie. — Dispersion. — Synonymie
Asie. — Commun aux Indes et en Cochinchine.
Afrique. — Répandu à Madagascar et dans les principales îles de l’océan Indien, la Réunion, les Seychelles, etc.
Amérique. — Très fréquent aux Antilles françaises.
Océanie. — Ce fruit est appelé vi Tahiti (pomme de Tahiti par les indigènes de la Polynésie française ou
encore Evi. 11 s’y rencontre dans les vallées suffisamment abritées. C’est l’un des plus beaux arbres de Tahiti. La gomme qu exsude son tronc est appelée picipia vy ou tapon par tes Tahitiens.
Aux îles Wallis, se voient également de nombreux spécimens de ces arbres, ainsi qu’en Nouvelle-Calédonie.
A. — Agronomie
Eotanique. — Spondias dulcis Forster, Spondias cythera Sonnerat. Famille des Térébinthacées.
Arbre. — C'est un bel arbre qui peut atteindre de 20 à 25 mètres de hauteur et une circonférence de 3 à 4 mètres. Son tronc est de couleur grisâtre ; du fût exsude une gomme brune, friable quand elle est sèche.
Feuilles. — Les feuilles sont alternes, composées imparipennées; elles ont de 20 à 30 centimètres de longueur; couleur vert foncé. Les folioles sont oblongues, entières ou un peu crénelées; elles sont aiguës.
Fleurs. — Blanches, en grappes composées, lâches,
odorantes.
Fruit. — Drupe ovoïde, à chair fibreuse et du volume d’un citron ordinaire; la pulpe est jaune, très parfumée, saveur acide et sucrée avec arrière-goût de térébenthine.
Habitat ; culture ; entretien. — L’arbre aime les grandes vallées, les collines basses et le littoral ; s’il se trouve dans l’intérieur du pays, il ne rapporte presque pas. A Tahiti il se dépouille de ses feuilles de mai à juillet; c’est alors que ses fruits mûrissent ; il en donne de grandes quantités.
En Cochinchine, la floraison a lieu en février-mars et seulement en mai-juin aux Antilles.
Reproduction. — Elle se fait par bouturage.