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Traitement: badigeonnages iodés, potions calmantes, instillations nasales d’huile goménolée. Amélioration.
Le 28 mars, réapparition de la fièvre: 38° 3, 37° 8, avec expectoration très abondante, non sanguinolente, qui persiste pendant trois jours, durant lesquels la température oscille entre 38° 1 et 37° 6.
L’exämen bactériologique montre l’existence d’un très grand nombre de spirochètes et de bacilles fusiformes ; des frottis provenant des amygdales renferment de rares spirochètes.
Traitement: stovarsol, 1 gramme par jour, pendant vingt jours sans incident. |
Depuis cette époque, Mm D. n’a plus eu de nouvelle poussée bronchitique; ses crachats, examinés à plusieurs reprises, n’ont plus montré de spirochètes.
OBSERvATION XXXIII (Inédite)
Due à l’obligeance de M. le Professeur S. Costa
Mme B.. Etat de santé généralement bon jusqu’en 1914, où, pendant les quatre premiers mois de l’année, elle présenta de la diarrhée séreuse: deux à quatre selles par jour ; asthénie marquée.
En mai, brusquement, une nuit, angoisse rétro-sternale, suivie d’un état syncopal avec sueurs profuses. Au matin, disparition de tout phénomène, mais sensation de lassitude générale persistante.
En mai, Juin, août et décembre suivants, poussées de congestion pulmonaire (diagnostic médical), température entre 37°5 et 37°9; crachats muco-purulents, pas de sang. Dans l'intervalle des poussées, santé satisfaisante.
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En octobre 1916, pendant une huitaine de Jours, transpiration abondante, toux laryngée, sans expectoration, râles de bronchite, température à 38°. Retour à l’état normal.
En janvier 1917, frissons, point douloureux au niveau de la pointe de l’omoplate gauche, trois jours après, vomique (plus d’un litre), d’un liquide noirâtre, laissant au fond du récipient qui l’avait recueilli comme de la poussière de charbon. Le lendemain, nouvelle vomique d’un demi-litre. Deux jours après, à la suite d’un accès de toux, expectoration d’un verre de sang rouge vif. Pendant les dix jours suivants: un demi-verre par Jour de crachats hémoptoïques ; sueurs profuses, surtout la nuit. Température à 38°. Un médecin diagnostiqua une tuberculose du sommet droit.
En février, mars, avril, mai suivants, crachats hémoptoïques (15 à 20 par jour). En mai, les sensations d’angoisse rétro-sternale réapparaissent et vont persister jusqu’en octobre 1921. Ces phénomènes sont caractérisés par: sensations de constriction rétro-sternale, avec des irradiations le long de la colonne vertébrale jusqu’à la région lombaire, un peu de dyspnée, constriction de la tête dans le diamètre bi-temporal, sensation de dessiceation des fosses nasales:; ces phénomènes duraient environ deux heures, cessaient avec l’expectoration d’un erachat hémoptoïque; l’accalmie durait environ un quart d’heure, puis les mêmes phénomènes réapparaissaient dans le même ordre.
En mai 1917, un nouveau médecin diagnostique également la tuberculose; en décembre, un professeur de Lyon fait le même diagnostic.
De 1918 à 1922, Mme B.. est soignée pour tuberculose pulmonaire; sa température oscille entre 37°, 37° 2, 38°,
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38° 5, 39°. L'état général reste d’apparence satisfaisante ; appétit conservé. Jamais de bacilles de Koch dans les crachats.
En 1919 et 1920, de la polyurie, des phénomènes de crampes musculaires et de sensation de doigt mort font poser le diagnostic de néphrite interstitielle. Régime déchloruré suivi pendant un an; des analyses d’urine fréquentes ne relèvent cependant jamais rien d’anormal à aucun point de vue, de même des dosages de l’urée sanguine.
En 1920, la malade reprend le régime normal et s’en trouve mieux. Bordet-Wassermann: négatif.
Globules rouges: 4.100.000 Formule leucocytaire: Poly-neutro 62 0/0 Hosinons2%2-070 G. Mono.. 11 0/0 Moyens .. 16 0/0 Eympho ” *"9:0/0
Radioscopie normale des poumons et du cœur.
En 1920, M. le professeur Costa voit la malade, fait un examen des crachats, dans lequel il découvre de nombreux spirochètes et fusiformes. En juin 1922, après un traitement arsenical, l’état de la malade est stationnaire (persistance de la fièvre et de l’association fuso-spirillaire dans les crachats). Le 26 octobre 1922, diminution très notable des spirochètes après une série de sulfarsénol (0,12, 0,24, 0,24, 0,36, 0,48, 0,60 X 3) et l’absorption de 50 à 60 gr. de la solution de Lugol; amélioration sensible, avec cependant, tous les quinze à vingt jours, une poussée aiguë avec des crachats hémoptoïques; la température varie entre 37°6 (souvent) et 38° (parfois).
Devant la persistance des spirochètes et l’état général
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stationnaire (température persistante, poussées pulmonaires, congestives à répétition, crachats hémoptoïques), en 1993, diverses médications sont essayées: arséno-benzol, nucléatol, injections intra-trachéales de lipiodol (2 ec.).
Le 5 janvier 1924, la température tend à revenir à la normale, en dépit de quelques retours; l’état général est incontestablement amélioré, mais le microscope montre toujours des spirochètes et des fusiformes dans les erachats. |
Ceux-ci inoculés à plusieurs reprises au cobaye pour la recherche du bacille de Koch n’ont déterminé chez cet animal aucune réaction. |
Nota. — Les observations qui précèdent sauf l’observation xxx sont dues à l’obligeance de M. le professeur Peyrot. :
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