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120 FUSTEL DE GOULANGES.
Mais au iv® siècle on vit simultanément (( une aristocratie puissante se coi>stituer, les »
classes moyennes tomber dans la pauvreté, et l'autorité publique s'afiaiblir * ». 11 subsista toujours des empereurs, mais ils cessèrent d'être obéis, et la prépondérance passa décidément aux grands propriétaires fonciers. Le malheur est que cette oligarchie, qui avait « la terre, la richesse, l'illustration, l'éducation, et ordinairement la moralité de l'existence », ne sut ni combattre ni commander ; elle n'avait ni l'esprit militaire ni le sens du gouvernement, * si bien que, sans le vouloir, elle augmenta les causes d'anarchie et compromit la sécurité de l'Empire.
Or il se trouva qu'à ce moment la Gaule fut menacée plus que jamais par les barbares. Ce n'est pas que les Germains fussent à la longue ■devenus plus redoutables. 11 est manifeste, au contraire, que les trois ou quatre derniers siècles avaient été pour eux une époque de trouble et de désordre qui avait énervé leur