‹ Fustel de Coulanges (volume 2)Chapitre 30 sur 96 · IJ Invasion germanique, p · texte numérisé non relu

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vigueur et ruiné leurs institutions. Ils n'avaient d'ailleurs aucune haine c6n%re les Romains et ne les regardaient pas comme un ennemi national; ce qui le prouve, c'est leur empressement à accepter d'eux l'humble condition de colons ou de soldats mercenaires, et la constante fidélité qu'ils leur témoignèrent. Mais les révolutions intérieures, en détruisant le régime de l'ancien État germain, abolirent du même coup « tous les goûts et toutes les habitudes de la vie sédentaire », et y firent succéder le régime de la bande guerrière, « c'est-àdire la vie instable, le dégoût pour la,, culture du sol des ancêtres, l absence de mœurs et d'idées fixes * ». C'est là ce qui précipita les Germains sur les frontières.

L'Empire ne fut pas envahi par de grands peuples organisés, mais par une série de petits groupes, parfois coalisés, dont l'extrême mobilité et le caractère ondoyant déconcertaient' la tactique romaine. Plusieurs d'entre eux se contentèrent de traverser la Gaule en la rava-

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