‹ Fustel de Coulanges (volume 2)Chapitre 48 sur 96 · Cf. ce passage d'an rapport adressé par M. Fustel au · texte numérisé non relu

Cf. ce passage d'an rapport adressé par M. Fustel au

Il a marché en guerre contre une foule d'érudits, soit pour détruire leurs appréciations, soit pour défendre les siennes. Dans T-un et l'autre cas, sa règle inflexible a été de demander la vérité tout entière aux documents originaux.

S'agit-il par exemple du système de M. VioUet sur l'état primitif de la propriété hellénique? M. Fustel commence par dresser la liste des textes que ce dernier a réunis ; il tâche d'en démêler la signification ; il la met en regard de celle que M. Viollet leur attribue, et ir termine par cette statistique, a Voilà les onze textes par lesquels M. Viollet essaie de prouver que les anciennes cités grecques ont pratiqué plus ou moins longtemps l'indivision du sol. Or le premier, le cinquième et le septième sont absolument inexacts; le deuxième, le troisième et le quatrième sont hors du sujet; le huitième est compris à faux; le neuvième et le dixième sont justement l'opposé de la thèse ; le onzième vise

ministre le 28 septembre 1880 : a Par cela seul que les professeurs enseignent des yérités scientifiques, historiques, philosophiques, ils agissent indirectement sur le caractère. Gomme ils donnent à l'esprit des habitudes de justesse, ils donnent aussi à l'àme le goût de la droiture. »

la publicité de la vente et non pas la communauté des terres. Ainsi, sur ces onze textes ou arguments, il n'y en a pas un seul qui reste debout *. »

S'agit-il d'une théorie analogue sur la Gaule mérovingienne? « Ce que nous avons de mieux à faire, dit-il, c'est d'observer l'un après l'autre chaque texte cité et de le vérifier. » Et alors il passe en revue quarante-cinq textes allégués par M. Glasson; il les traduit, il les commente à sa manière, et il aboutit à cette conclusion que treize sont étrangers et trentedeux contraires à la théorie *. « Fastidieux travail, ajoute-t-il; mais il est bon que le lecteur sache et voie par ses yeux comment on trouve la vérité et comment on ne trouve que l'erreur. »

S'agit-il enfin d'une conjecture de M. d'Arbois de Jubainville sur la disparition du druidisme? M. Fustel examine sur quels textes elle se fonde, et il en compte au total quatre, deux de César, un de Pomponius Mêla, et un de Lucain. Il

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