La Monarchie fraague, p
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SA METHODE HIBTORIQO:
sait, OU plutôt il les rapproch; deux des textes, et c'est aux text le dernier mot.
11 est possible assurément que, points oii il a cru triompher de se ils aient eu raison contre lui :
plus qu'eux le don de l'infaillibilil simplement, et c'est ici l'essent lui toute la science historique e la saine interprétation des docu dehors d'elle il n'apercevait qu taisies et hypothèses creuses, i d'uD moderne, fût-elle d'un hom était à ses yeux négligeable si elle conforme aux sources, et qu'un d'ignorance lui semblait préférabl mation en l'air.
11 remarquait que le champ était encombré d'une foule de « t synthèses », qui tirent tout leur réputation du savant qui les a le mulées. II est des choses qui bouche en bouche, de livre en 1 ment parce que MM. Mommse
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catholique et coatrc la monarchie. Quant à Guizot, ses ouvrages sont surtout des leçons (( de politique rétrospective ' ». II apprécie les événements plus qu'il ne les raconte, et il les juge d'après les vues quelque peu étroites d'un doctrinaire de 1830. Il a dans sa tète un certain idéal de gouvernement, celui-là même qu'il essaya de réaliser, et il distribue t'éluge ou le blâme entre les divers régimes dont il parle, suivant qu'ils s'en rapprochent ou qu'ils s'en éloignent.
M. Fustel de Coulanges a constamment lutté contre celte tendance, et il a prouvé par .son propre exemple qu'on pouvait éviter ce travers. II n'avait pas de croyances religieuses; personne cependant n'a mieux saisi que lui l'esprit des religions antiques, et un écrivain catholique qui lui est peu favorable, M. Knrth, reconnaît qu'il a eu « le sentiment très profond de la place qu'avait l'Église dans la vie des hommes de l'époque mérovingienne ».
Ses papiers inédits nous révèlent qu'il avait»
t. Emile Faguet, MoratUtei du XIS" tUcle. p. .128.
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cette thèse prévalût. M. Fustel se mit immé- «jiatement à l'œuvre, et, quoiqu'il ne fût pas bonapartiste, il se convainquit que la guerre, obstinément souhaitée et préparée par la Prusse depuis 1815, avait pour auteur véritable M. de Bismarck; du coup, il dut renoncer a la tâche dont M. Thiers l'avait chargé dans une tout autre intention.
Pour être un bon historien, ce n'est pas assez de s'abstraire de ses opinions; il faut encore entrer dans les sentiments des hommes qu'on dépeint et se faire une âme pareille à la leur. Le précepte n'est point nouveau, puisque Tite-Live s'efforçait déjà de l'observer; mais nul ne lui a donné autant de rigueur que M. Fustel de Coulanges. Rencontre-t-il dans les documents un trait de mœurs singulier, une pratique bizarre, une institution anormale; il se garde de crier à l'invraisemblance et de se hérisser de scepticisme; il en conclut uniquement que les idées des anciens sur tous ces points différaient des nôtres. Le tirage au sort n'est pour nous qu'un moyen de remettre une décision au hasard ; pour les Grecs, c'était
Le servage de la glèbe nous paratt aujourd'hui une monstruosité, et cependant plusieurs peuples s'en sout Tort bien accommodés. Un Romain de la République croyait être le plus libre des hommes, alors qu'il nous semble asservi à l'Etat; qu'est-ce que cela prouve, sinon que les Romains envisageaient la liberté autrement que nous?
M. Fustel note soigneusement toutes ces divergences, parfois en les outrant un peu. Il se montre partout très soucieux u de voir les faits comme les contemporains les ont vus, non pas comme l'esprit moderne les, imagine ' », et il a un si vif désir de replacer dans leur milieu les hommes et les choses du passé, qu'il en vient par moments à leur attribuer une originalité beaucoup trop grande; non qu'il oublie ce qu'il y a de permanent dans la nature humaine, mais il est encore plus frappé de tout ce qui nous sépare des anciens que de nos affinités avec eux.