‹ Fustel de CoulangesChapitre 47 sur 82 · SA PHILOSOPHIE DE L HISTOIRE · texte numérisé non relu

SA PHILOSOPHIE DE L HISTOIRE

à les analyser, à les rapprocher, à en marquer le lien », il avouait qu' « une certaine philosophie » pouvait s'en dégager, à condition « qu'elle s'en dégageât d'elle-même, presque en dehors de la volonté de l'historien' ».

L'objet d'étude qu'il assignait à l'historien, c'était l'âme de l'homme, non pas de l'homme "^ isolé, mais de l'homme en société. « L'histoire n'est pas l'accumulation des événements de toute nature qui se sont produits. Elle est la science des sociétés humaines. » Elle cherche « comment ces sociétés ont été constituées, quelles forces ont maintenu la cohésion et l'unité de chacune d'elles ». Elle étudie « les organes dont elles ont vécu, leur droit, leur économie publique, leurs habitudes d'esprit, leurs habitudes matérielles, toute leur conception de l'existence ' », Elle doit aspirer à déterminer ce que les groupes sociaux ont cru, pensé, senti à travers les âges'. Elle est la sociologie même.

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