Revue des Deux Momies, M mai
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ae jonr ou eues ne soieni pour nous une gène OU une protection. Elles se mêlent intimement it toute notre existence. Ce sont des instrumenta dont nous sommes obligés constamment de nous servir, et nous exigeons qu'elles s'adaptent le mieux possible à l'usage que nous voulons en faire. Or, qu'nttendons-nous d'elles avant tout, si ce n'est la garantie de nos bient et de notre vie?
Une conception aussi réaliste de l'histoire mène le plus fréquemment au pessimisme. Tel n'est pas le cas de M. Fustel de Coulaages. Si le spectacle de la dépravation d'une société lui
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arrache par moments un cri de tristesse; presque toujours c'est vers l'optimisme qu'il iacUne. Il lui répugne d'imputer aux hommes des sentiments malhonnêtes et des passions viles. Il est convaincu qu'Auguste n'a mis aucune hypocrisie dans l'orgnnisation du pouvoir impérial ', que l'odulation n'a été pour rien dans l'apothéose des empereurs et que ce culte est né d'une explosion spontanée de reconnaissance', queles patriciens n'ontjamais formé le projet d'opprimer la plèbe ', que les privilégiés sont peu soucieux de défendre leurs privilèges, qu'ils les subissent plutôt qu'ils ne les accaparent, et qu'ils s'empressent d'y re< noncer dès qu'ils en ont la liberté'. Il doute\ que la force soit capable de créer ou de mainte- i nir un régime quelconque. Si un gouvernement^ même très imparfait a une certaine durée, cela prouve qu'il est aimé des populations '. Si les Gaulois ont changé de mœurs, de religion, de