‹ Fustel de CoulangesChapitre 56 sur 82 · SA PHILOSOPHIE DB · texte numérisé non relu

SA PHILOSOPHIE DB

doctrine que M. Fustel de Coulangc été plus désireux d'éliminer de l'I hasard, le caprice, ou l'accident. Cf faits se déduisent les uns des autres telle rigueur qu'on en arrive à se qu'ils étaient inévitables. Ce n'était j tefois son sentiment. 11 ressort bien ( écrits qu'il n'admettait en histoire l'ai cune force supérieure ii l'humanil d'avis, par exemple, que, vu les circi In féodalilé devait tôt ou tard appan que ces circonstances auraient pu produire, et que dès lors la féodalil point surgi. Elle était en germe dans et dans le patronage, comme l'arb germe dans le noyau que le cultivatei mais un germe ne fructifie que sous 1' certaines causes qui toutes sont con Peut-être M. Fustel n'est-il pas loin dans cette voie. On a singulièren du « nez de CléopStre » et du « grnii de Cromwell »; encore faut-il prête attention a ce genre d'arguments. J< que Brutus n'a pas empêché la fou

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l'empire romain; muis il a empêché César de le fonder, et il n'était pas indifTérent que ce régime (ùt modelé par César ou par Auguste.

Supposez qu'un coup de poignard eût tué Bonaparte le 18 brumaire; n'y at-il pas apparence que notre histoire en eàt été changée?

Si Louis XVI avait été plus ferme et plus intelligent, notre révolution aurait eu probablement une autre allure; or, où était la nécessité que Louis XVI fiit exactement ce qu'il a été?

La nature de l'homme, surtout de l'homme de génie, a quelque chose qui se dérobe à l'analyse et qui déconcerte les prévisions. Qu'est-ce que le génie en politique? Pourquoi s'est-il rencontré un ministre te] que Richelieu pour gouverner la France sous Louis Xlll et un roi tel que Frédéric II pour gouverner la Prusse au xviii' siècle? Toutes ces questions demeurent pour le moment très obscures. On essaie bien parfois d'y répondre; mais jusqu'ici ces tentatives ont été vaines, et il est clair que la naissance, l'éducation, le milieu ne suffisent pas pour nous donner la clef des talents de Richelieu ou des capacités militaires de Napoléon. Aussi,

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de guerre lasse, se décide-t-< à nier l'importance historiqu même de ceux qui ont une pi ment accusée et qui parais^ grands conducteurs de peu[ que CCS hommes viennent et s à leur heure, qu'ils ne sont < des millions d'âmes qui les ei se contentent de traduire en tions vagues des populations, tions ne sont que des po:

vérités, et, tant qu'elles ne ser l'état d'axiomes indiscutables naitre qu'il y a des choses ine toire.

C'est là le sort commun de t d'observation. Qu'il s'agisse matière, des forces physique humaine, nous nous heurtons au mystère. Un voile épais noui premières des faits, et l'espr voyant est impuissant à les déc ne pouvait évidemment se 1 soulevé ; mais cette pensée ni

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dans le décoiimgemont ni dans le scepticisme. Il était de ceux pour qui In conviction qu'un problème est insoluble équivaut presque a la certitude de l'avoir résolu, et je suppose que son esprit, foncièrement hostile aux spéculations oiseuses, se détournait sans peine d'un objet qu'il jugeait impossible d'éclaircir.

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