‹ Fustel de CoulangesChapitre 72 sur 82 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Les damières annAes (18S

Quand la mort de M. Bersot la direction de l'École normali embarrassé pour lui découvrir Quelques candidats se mirent ou avant; mais les uns se dérobèn furent écartés, et finalement c M. Fusiel. Il en fut lui-même t son premier mouvement fut d< fonction pour laquelle il ne se goût '. Mais on insista tellemen

1. En ISTB, on avait eu l'idée assez bi un reclomt de province, n Je me »uU bien m'écTivail-il. 11 rréDoisaait â la pensée d des préfels, dea maires, des conseils mo

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qu'à la longue il céda. Sa nomination parut le 17 février 1880. « Vous savez mieux ([ue personne, me disait-il, quel sacriSce je fais. Je renonce au calme et à l'égoïsme de la vie. Il est vrai que je dois tant à l'École que je puis bien lui donner quelques années; c'est à peine si je m'acquitterai, n

Dès le début, il annonça qu'il la dirigerait comme M.Bersot; en réalité il la dirigea d'une façon on peu différente. M. Bersot s'efforçait d'agir sur l'âme autant que sur l'esprit des élèves; il causait volontiers avec nous de politique, de religion, de musique ; il s'intéressait à notre vie privée^ à nos familles, et il ne lui déplaisait pas de recevoir la confidence de nos pensées les plus intimes. M. Fustel ne voyait à l'Ecole que des intelligences à former; mais, si sa tâche était plus restreinte, il la remplissait en conscience. Il apportait un soin scrupuleux dans le choix des nouveaux maîtres de conférences, n'ayant jamais égard qu'au mérite et non h la personne. Il lisait presque tous les travaux des élèves ; il aimait à avoir des conversations fréquentes avec eux, même avec les

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