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PROLOGUE

LE SOLDAT

Quand j'ai l'épée au poing, Celui qui contrevient à mes ordres, je l'aime ! Pare!

11 lève l'épée.

FAUST

Oui. Voici mon arme, à moi.

Il prend ilans la poche de son pourpoint une poignée de petits morceaux de fer, et les jette sur l'épée.

LE SOLDAT

Qu'est-ce qu'il sème?

T'imagines-tu donc que ces miettes de fer?... — Mais, au lieu de tomber, elles restent en l'air Et semblent voltiger!... J'en tiens une!... Une lettre De l'alphabet! Comment leur a-t-il donné l'être? Elles vivent! Mais oui, ce sont elles ! A, B, C... Quel secret infâme a-t-il donc dérobé? K, 0... .J'écraserai celle-ci! Tu me blesses, Vil métal, mais attends. Disperse ces drôlesses, Ma bonne épée!... — Eh bien ! est-ce que ton acier Va s'effarer devant les tours de ce sorcier? Aimes-tu mieux frapper l'homme? A ta fantaisie.

Il veut fraiipcr Faust. Les lettres l'en empêchent.

Ah ! cela vous émeut, vous? Quelle frénésie!

10 FITURA.

Nous NOUS liiez sur moi? I^arroz-moi le clioiniii, Si vous pouvo/, ! Tàcluv de iiio piquer la main, Jeu lis. liai ! .Mais c'est comme une ruche d'abeilles Kn colère. .Viiïuillons damnés! Dans les oreilles! Hans les yeux! Leur essaim, de plus en plus serré, S'enfonce dans ma chair. Je le dénoncerai, Maudit!... Je n'en peux plus !

Il r("cule.

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