ACTE 11. — SCE.XE IV
Leur professeur les a volés, s'il leur prend cher. Donc, chacun a sa cible : eux l'esprit, nous la chair. Et nous allons avoir le grand combat des balles Avec les lettres ! Ah ! le cuivre des cymbales Crève de rire à voir quel obstacle puissant Font les buveuses d'encre aux buveuses de sang î
A un reîtvc.
Ton fusil !
11 prend le fusil. — A tous.
Vous allez voir comme c'est terrible.
Il sort de l'angle et se- campe en face de la barricade.
Suis-je assez exposé? Que leur bande me crible, Je ne bougerai pas!
Il reçoit une balle.
Bien. A mon tour.
Il tire.
Recouds Ta peau.
Décharge de lettres.
Ceci s'appelle une grêle de coups.
Il échange le fusil décharge contre un autre et tire.
Les corbeaux sont servis.
Aux lettres qui le frappent.
Merci.
Clianireant de fusil.
Leur rt'U s'apaise.
Déjà? Nous commençons 1
Regardunt le fusil iiiidii vient ili- lui pnsM'i-.
\i\\ ! mais celui-ci pèse !
hianlre ! — Ou bien si c'est moi qui... Qu'est-ce qui me prend Je ne puis... Ce fusil n'a pas l'air différent Des autres. On dirait que ma force est rouillée.
Le fusil lui l'cliiippc et glisse ;'i icrre.
Us m'auraient dune blessé?
Il se tâtc la lèie.
Ma main n'est pas mouillée.
Qu'est-ce alors que cela veut dire?
Les taml)i)iirs baUeul.
UN REÎTRE
Ah ! le rappel î Nous allons attaquer !
Tous les tirailleurs uuii lili'>s's se rasseiulileiil. LE LIEUTENANT, vciiaui au chirurgien.
Enfonce ton scalpel Dans mon crâne 1 Ole-inoi ce poids insupportable!
UN REÎTRE
Le voilà donc venu, le moment délectable !