ACTE lil. — SCENE V. i:^f
LE BLESSÉ
Je mon [)asse.
l'aRCIII I'IJKTRE.
Infamie !
Quoi! ton frère couché, quoi! la sœur endormie. Tu te sépares d'eux pour toujours sans souci ! Et pourtant, disais-tu, les morts vivent!
le blessé.
Leurs noms sur ces tombeaux, leurs âmes dans nos Ames.
l'archiprètre.
Seulement?
LE blessé.
C'est assez.
l'arcuiprètre.
Vous l'entendez, vous femmes, Vous mères qui pleurez une fille, vous fils Dont la mère est gisante aux bras du ci'ucilix. Toi, tiens, à qui la mort arracha de la lèvre Celle qui t'emplissait de folie et de fièvre, Vous espériez mourir et que votre trépas Vous rendrait vos absents : cet homme ne veut pas!
l-UTUHA.
Col lïoniino vous les prend, cet homme les aehève. Cet homme les délriiil tout entiers, c'est le rôve De cet homme, envié par le ver qui les mord, De ronger jusqu'à l'àme et de tuer la mort! Avec lui, renoncez à la tendre pensée De revoir, toi ta mère et toi ta fiancée, Et toi le doux petit dont les pas enhardis Te faisaient dans le couir un bruit de paradis! Vous qui ne voulez pas que les mortes soient mortes Toi qui comptes, le jour où les funèbres portes S'ouvriront, retrouver celle qui t'a quitté, Laissez cet assassin de l'immortalité !
I^^t que quiconque, à l'heure où l'obscurité tombe, Va pleurer et jeter des fleurs sur une tombe, <Juiconque se souvient des chers êtres perdus, Vienne à nous par qui seuls ils lui seront rendus ! Venez !
Un cei-'.aiii nmnliro des assistants vont vin-s l'arcliijnotro, surtout des fcninics.
FAUST
Pas par vous seuls i
Ci'ux <iui allaieiil v(M-s rai'clii]ii-clrr s'arrt'leul.
Je ne consens |)as, |)nHre A te laisser hi part énorme de notre être,