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EB LBS ÉCOLES CHRÉTIENNES «S

que, par une criminelle usurpation, on tente d'attribuer à notre législation laïque. Le prêtre zélé pour le recrutement ne cessera de prier pour que la Providence suscite à la tête de notre pays des gouvernants qui lui rendent ses maîtres chrétiens ! Alors en peu de temps la crise des vocations serait dénouée !

Mais en attendant d'être exaucé, le clergé doit réagir contre le malheur présent : partout où il le peut qu'il établisse des écoles libres. Ce doit être son souci le plus pressant à l'heure actuelle. Il est plus urgent d'ouvrir une école chrétienne que de bâtir une église neuve. Nos temples seront déserts et tomberont en ruines le jour où l'école ne fournira plus à Dieu de fidèles adorateurs, ni de prêtres en nombre suffisant. On remarque que les diocèses les moins pourvus d'écoles catholiques sont ceux dont les séminaires sont dépeuplés... à son tour la disette de prêtres rend de moins en moins possible l'érection de nouvelles classes... Cercle vicieux terrible, d'où humainement il semble impo sible de sortir.

Mais la Providence est bonne : elle a doté certaines régions, admirablement conservées de notre France, de ressources merveilleuses en argent et en hommes, qui permettent de constituer, dans toutes les paroisses de ces contrées privilégiées, l'œuvre essentielle de l'enseignement chrétien. Que les prêtres qui ont la joie de fonder, ou de trouver établie à côté de leur presbytère, une école de garçons, sachent apprécier l'immensité de leur bonheur ! et surtout qu'ils profitent de leur mieux de cette bienfaisante situation pour favoriser, autant

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qu'ils le pourront, l'éclosion des vocations sacerdotales et religieuses !

Dans certains diocèses même, plus riches en prêtres, l'évêque place à la tête de plusieurs écoles des vicaires-instituteurs. Ces maîtres, dont la tâche est rude et méritoire, puisqu'ils cumulent le ministère pastoral et la charge de professeur, ont droit de se glorifier du poste d'honneur qu'ils occupent : pourvu qu'ils comprennent leur mission, ils sont de féconds recruteurs du clergé.

Ne semble-t-il pas que la Providence a justement mis, dans l'abondance de ces diocèses favorisés, le retmède à la pauvreté des autres ? Si, répondant aux grâces que Dieu leur a faites, les pays riches s'ingénient à grouper chez eux l'enfance pieuse, pour le sanctifier et lui tourner les yeux vers l'idéal sacerdotal, ne fourniront-ils pas bientôt aux régions désolées, les ouvriers apostoliques qui les ramèneront à Dieu ?

Un des moyens les meilleurs pour « organiser » l'enfance, en vue de contrebalancer l'influence de l'école laïque, ou de continuer celle de l'école catholique est le patronage.

Cette institution présente, pour le maintien et la consolidation de la foi, les plus précieux avantages. Elle est de nature à procurer un secours puissant au recrutement sacerdotal, à condition toutefois qu'elle soit bien comprise et surnaturelleiiK'nt dirigée.

Le « Patro », comme on l'appelle familièrement, c'est la réunion des enfants de l'école l'après-midi

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