LA MISÈRE AU FOYKR
leur énergie el s'opposent à ce départ qu'ils considèrent comme une désertion.
Avec des modalités différentes, ce cas de la misère n'est pas encore très rare. Quelle doit être en sa présence l'atittude des parents, du prêtre et de l'élu lui-même '?
Les parents, eux, réclament ce qu'ils ont un droit naturel à demander : la subsistance ; on ne peut donc leur faire un reip roche de s'opposer à l'exode de leur seule ressource. Us sont fondés à retenir leur fils.
L'attitude de l'enfant sera celle de la soumission et de l'obéissance à ses parents et à son directeur. Il doit se dire que si Dieu l'appelle vraiment, il lui donnera certainement, un jour ou l'autre, tes moyens matériels de répondre à la convocation surnaturelle. Qu'il considère donc la difficulté présente comme une épreuve dont la Providence peut le tirer à tout instant. Dès lors qu'il prenne les mesures pour persévérer dans la recherche et la pratique de toutes les vertus qui doivent orner le « futur prêtre ». Même s'il n'arrive jamais au sacerdoce, ces efforts sincères vers la perfection lui procureront un jour les plus précieux avantages.
Quant au prêtre chargé de dénouer cette situation terrible, sa tâche, quoique nettement délimitée, est délicate. Avec une sagesse ferme et éclairée, aidé du concours de prière:; instantes, il procédera doucement, sans hâter les conclusions.
Son premier soin sera de s'assurer de la « qualité » de la vocation. Il faut, en effet, s'il y a des sacrifices à exiger, ciu'ils en vaillent la peine. Le prêtre, après mûr examen, ou bien se trouvera en
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présence d'une âme assez banale, sans grande ardeur, douée d'une intelligence ires moyenne ; ou bien, il aura devant lui une vocation caractérisée par une volonté énergique, une générosité à toute épreuve, un esprit ouvert et désireux de se former. Dans le premier cas, le prêtre hésitera à chercher le remède à la situation. Il réfléchira longuement, demandera conseil. S'il ne parvient pas à acquérir la certitude que cette vocation est une « valeur », il n'insistera pas auprès de l'enfant, mais, lui montrant que Dieu n'appelle réellement que s'il donne les moyens nécessaires pour atteindre le sacerdoce, il laissera au foyer paternel ce soutien indispensable.
Dans le second cas, celui d'une vocation qui promettrait à l'Eglise un prêtre ou un religieux d'élite, le directeur mettra tout son zèle pour gagner cet enfant à la milice ecclésiastique. Mais ici que de prudence il devra montrer !
D'abord) il devra partir de cette vérité de droit naturel, confirmée par un commandement de Dieu, que les enfants ont le devoir d'assurer aux parents la subsistance de leurs vieux jours : « Tes père et mère honoreras ». Aucune vocation, si précieuse qu'elle paraisse, ne peut être cultivée au détriment de ce précepte. L'enfant, en principe, doit donc ter au service de sa famille aussi longtemps que besoin en sera.
Mais là est l'échappatoire : n'y a-t-il pas moyen de supprimer ce besoin ?... Le prêtre s'ingéniera pour trouver réponse à cette question. A son esprit se présentent plusieurs procédés, qu'il examine les uns après les autres. Ne découvrirait-il pas pour