L'ENVAHI! MONDAIN 15U
Il faut à tout prix, pour éviter ce dernier malheur, travailler à retirer le jeune appelé du flot qui menace de l'engloutir. Les maîtres et les directeurs ne ménageront pas leurs bons conseils, même leurs objurgations. Mais leurs tentatives seront impuissantes, s'ils ne sont pas secondés, dans cette œuvre de préservation, par Jes parents. On comprend aisément pourquoi le concours du père et de la mère est indispensable au jeune homme : quelle résistance peut offrir à l'envahissement «mondain un enfant bien disposé qui a contre lui sa famille ? Va-t-il rester seul dans sa chambre pendant qu'on s'amuse au salon ? Il faudra bien qu'il prenne place au repas. Montera-t-il, aussitôt le dessert, s'enfermer dans le silence ? On ne lui permettra pas de fuir si impertinemment. Et si Ton fait un tour de danse, va-t-il refuser de s'y mêler ?... sons quel prétexte ?... faut-il donc qu'il avoue à tous qu'il a l'idée de devenir prêtre ?... Bientôt le pauvre petit sera débordé, vaincu : il prendra part aux réunions, aux soirées... D'abord ©lies lui pèseront... puis elles le distrairont... quelques semaines encore, et, par une réaction trop nalurelle, il sera peut-être le plus ardent au plaisir...
Pour éviter de pareils entraînements, le seul moyen est de faire des parents les défenseurs de la vocation, en les prévenant des idées de leur fils. C'est pourquoi, à l'approche de l'âge où l'enfant devient pour le monde un « objet d'attention », le directeur lui conseillera de s'ouvrir à son père et a. sa mère de sa pensée d'avenir, en les priant de l'aider à la réaliser. Un soir, il les prendra donc à part et leur fera sa grande révélation... Dans cer-
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taines occasions, Je directeur pou; propos, faire visite aux parents, afin die leu quer quels grands devoirs s'imposent à eux de la préservation de cette vocation saceid»
Si ces parents sont chrétiens, ils accueil avec la plus grande joie cette annonce, et I ils prendront les mesures que leur conseillt de foi, en réduisant à l'indispensable le tions mondaines, et en ne tolérant chez ci! laisser-aller capable de porter atteinte à 1;
Il peut arriver que les parents, le père moins, soient des indifférents. La démari auprès d'eux n'en sera probablement pa fructueuse. Ils se sentiront flattés de la i qu'on leur témoigne, et prendront gént très au sérieux la tâche de préservation qi à eux. S'ils ne sont pas disposés à diminir train de vie mondaine, du moins ils don leur fils toutes les facilités pour s'y soustra e, torisant même, si l'enfant le désire, à s'éli la maison pour devenir interne au collège.
.Mais, hélas 1 à côté de ces familles chi ou simplement sages, il y a les pères in les mères folles, que la vocation de leur fi c dans la mesure où elle s'oppose à leurs f< daines... « Avions-nous besoin de ce ig allons-nous donc manquer le mariage de à cause de lui ? » Ces gens irréfléchis ne ront à prendre aucune précaution pour i garde de leur enfant. Au contraire, ils ti pour s'autoriser « en conscience » à la « futur abbé » dans le monde, d'astuc !u genre de ceux-ci : « Une voo:
îGl
avec... un jeune homme a besoin d'avoir
u avant d'entrer au séminaire, autrement ce
le prendre en traître... si sa vooaitpn échoue,
1 qu'elle n'était pas sérieuse,... quant à nous,
i aurons fait notre devoir... »
pareils axiomes mènent à des conséquences
Les parents en feront la douloureuse expé-
. Ils constateront peut-être un jour que le
ur moyen de connaître le mondé eût été pour
ils de le regarder de loin, sans le pratiquer,
>n usage allume les passions, attise les mau-
tendances d'orgueil, de jalousie, d'impureté,
n bouchant les yeux sur ses bassesses et ses
2 ies. Comme cette mère, qui, en réponse aux
» de son fiis, avait aussitôt organisé chez
leçons de danse, ces parents pleureront
an jour amèrement sur les déportements
r enfant !
reuses, au contraire, les familles sages et innés, qui auront compris leur mission, et • seront étudiées à créer autour de la vocation nte une ambiance favorable à son développe- : Celles-là récolteront, dans les joies du sacerdont sera honoré leur enfant, « cent pour un de ce qu'elles auront semé.