TES INT
pour lui « futur prêtre e ces faiblesses seraient la perte de sa vocation, et l'adieu définitif au service de Dieu, auquel n'accèdent que les âmes pures.
Ces idées sont fécondes. Bien enfoncées dans le cœur et l'esprit des enfants, elles sont génératrices d'actes. D'abord elles créent dans les âmes un élan admirable vers la piété. Tant que le jeune aspirant au sacerdoce n'a pas eu peur pour sa persévérance, il a prié mollement peut-être ; mais du jour où ces « signes » extérieurs et intérieurs d'un danger menaçant sont venus l'effrayer, il a eu recours avec plus d'ardeur aux sacrements de Pénitence et d'Eucharistie ; de ce jour aussi, il a établi autour de ses yeux, de ses oreilles, de sa bouche, une garde vigilante et perpétuelle, expérimentant du coup les austérités de la mortification chrétienne et ses douceurs. Ainsi dans le calme, jalousement conservé, grandissent les âmes. Elles se développent belles et immaculées, aussi robustes pour les futures luttes de la vertu que le corps qu'elles animent est solidement constitué pour les fatigues de l'apostolat.
Ainsi s'exercera l'œuvre publique de préservation de l'enfance contre les tentations de l'âge critique. Mais derrière cette défense extérieure des âmes, il reste encore à organiser la lutte intime de la conscience contre les envahissements du mal de l'impureté.
Ce travail très Important regarde le confesseur. Il demande du tact, une grande perspicacité, une patience maîtresse d'elle-même, qui rendent ce ministère aussi difficile que délicat.