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INDICES DE VOCATION

pour être prêtre, « il ne suffit pas de le vouloir ». Il faudra que l'aspirant ait en outre « ce qui est requis » pour devenir ministre de Dieu, c'est-àdire les qualités qui le prédisposent aux sublimes fonctions ecclésiastiques.

Dieu qui veut la persévérance dans son Eglise de la milice sacrée, prépare, par des voies secrètes et toujours admirables, des élus pour le service de son sanctuaire. Il se les choisit à l'avance et les approprie au rôle merveilleux qu'il leur destine. C'est aux prêtres et à tous ceux en général qui s'occupent d'assurer le recrutement du clergé qu'échoit le soin de discerner dans la foule des enfants et des jeunes gens chrétiens, ceux qui portent en euxmêmes, selon le mot du code canonique, ces « marques de vocation ». En effet, l'Eglise recommande « aux prêtres, surtout aux curés d'entourer de soins particuliers les enfants qui donnent des indices de vocation ecclésiastique, pour les protéger des contagions du monde, les former à la piété, les initier aux premières études, et cultiver en eux les germes de vocation divine » (1).

« Cultiver les germes de vocation divine » chez les enfants et les jeunes gens pour les rendre dignes d'entendre « l'appel ecclésiastique », tel est le programme du recrutement sacerdotal, programme merveilleusement beau, cajpaMe d'enthousiasmer les âmes chrétiennes !

(1) Codex can. 1353. « Dent operam saeerdotes, prœsertem parochi, ut pueros qui indicia prsebeant ecclesiasticœ vocationis, peculiaribus curis a sœculi contagiis arceant, ad pietatem informent, primis litterurum studiis imbuant, divinseque germen vocationis foveant. »

1(i LA NOTION DE LA VOCATION

Pour Je réaliser, les prêtres et, lous ceux qui s'intéressent au développement de ia milice sacer-! dotale doivent donc se mettre en mesure de répon-l dre aux désirs de l'Eglise, en recherchant au moyen' des « indices » extérieurs la présence, chez ceux. qui sont élus de Dieu, des « germes de la vocation J divine ».

Quels sont donc ces « indices » qui, dénonçait] dans les enfants les « germes de la vocation divine », semblent montrer qu'ils sont susceptibles d'entendre un jour l'appel canonique de l'Evèque, et de formuler en réponse à cet appel une intention droite, en vue de recevoir ie sacerdoce ?

Ces indices sont de deux sortes : les aptitudes et l'attrait.

Pour qu'un être humain puisse devenir l'élu du Seigneur, il faut d'abord qu'il ait les aptitudes requises pour l'état ecclésiastique. Sans elles il n"a pas le droit de prétendre à être appelé au sacerdoce.

Cette proposition se comprend d'elle-même. Il ne sera demandé à chacun que dans la mesure où il lui a été donné. Il y a des incompatibilités entre certains individus et certaines fonctions : par exemple le sourd ne peut devenir musicien, ni l'aveugle peintre. De même il peut y avoir des individus pour lesquels l'état ecclésiastique est complètement contrindiqué ; il y en a d'autres au contraire qui présentent les dispositions requises pour pouvoir, le cas échéant, répondre aux exigences rie la vie sacerdotale et religieuse.

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