‹ G.-F. HändelChapitre 109 sur 118 · Commémoration. P · texte numérisé non relu

Commémoration. P

ments; mais son visage, que je me rappelle aussi bien que si je l'avais vu hier, était plein de feu et de dignité ; il portait la marque de la supériorité et du génie. » Et plus loin : « L'aspect général de Handel était un peu pesant et morose; mais quand il souriait, on aurait dit un rayon de soleil perçant un nuage noir. De ses traits jaillissait un éclair d'intelligence, d'esprit et de bonne humeur que j'ai rarement vu chez un autre. »

Hawkins qui le connut personnellement et le fréquenta, s'exprime à peu près de même1 : « De sa personne, Handel était grand et très corpulent; il avait la tournure traînante, peu gracieuse, et le balancement ordinaire aux hommes ayant les jambes arquées. Avec ses traits fins et réguliers, sa belle physionomie respirait la placidité, mais on y reconnaissait aussi la dignité du commandement tempérée par la bonté et les qualités du cœur, qui appellent la confiance et assurent l'estime. » Grâce aux bustes et aux portraits que l'on a de lui, on peut s'assurer de la justesse des descriptions de Burney et de Hawkins; c'est une belle, noble et imposante figure, à l'air grave, ferme, mais en même temps bienveillant.

Handel fut un des hommes les plus spirituels de son temps. « Son affectueuse simplicité donnait à tout ce qu'il disait un zest particulier2. » Mattheson

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