Anecdotes of Handel, etc. P
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affirme1 « qu'il avait une manière de raconter les choses d'une façon à faire rire les gens les plus graves, sans rire lui-même ». LeDr Quin, de Dublin, écrivait à Burney en 1788: «Mrs Vernon fut très liée avec M. Handel. J'eus le plaisir de voir chez elle ce grand homme qui, avec ses autres qualités, possédait un inépuisable fonds d'humour. Personne ne savait raconter une histoire avec autant de sel que lui ; mais il fallait que son auditeur fût familier avec quatre langues — l'anglais, le français, l'italien et l'allemand — car, dans ses entretiens, il en faisait un vrai salmigondis. S'il avait possédé l'anglais comme Swift, ses bons mots eussent été aussi bien tournés que ceux du célèbre doyen. »
Un jour, dans un concert, Dubourg, le violoniste, ayant à jouer une coda ad libitum, se lança dans des modulations si éloignées du ton du morceau, que l'on put craindre de le voir s'arrêter court. Heureusement, il retrouva le bon chemin, attaqua le trille et termina le trait. Alors Handel, avec son sans-gêne habituel, lui dit assez haut pour être entendu de l'auditoire : « Vous êtes le bienvenu au logis, M. Dubourg! »
Dans une discussion avec un chanteur anglais nommé Gordon, qui lui reprochait de l'accompagner de travers, les deux interlocuteurs s'échauffèrent (ce qui n'était jamais bien long avec Handel) sans que<