‹ G.-F. HändelChapitre 117 sur 118 · Histonj. V · texte numérisé non relu

Histonj. V

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lui et Jean-Sébastien Bach; non qu'il soit question de donner à l'un la palme sur l'autre, ce qui serait insensé puisque les routes qu'ils suivirent et les qualités de leur génie furent absolument opposées. Toutefois, on peut comparer leurs deux existences et constater en quoi elles différèrent et en quoi elles se ressemblèrent. Un tel rapprochement est de nature à faire comprendre les voies diverses qui s'ouvrent devant l'homme de génie pour lui permettre de fournir une noble carrière.

L'éclat des succès de Hândel fut basé, pendant près de trente ans, sur des productions de musique dramatique plus que sur d'autres ouvrages., J. -S. Bach n'a rien fait pour le théâtre; il n'y a donc point d'analogie entre eux sur ce point. Mais tous deux ont écrit de la musique d'église, des oratorios, des cantates, de la musique instrumentale ; tous deux ont été de grands organistes et ont composé pour l'orgue et le clavecin.

Handel, constamment placé en évidence et recherchant la faveur publique, s'adressant à des assemblées nombreuses qu'il fallait émouvoir, a dû s'occuper des moyens qui pouvaient le mieux le conduire à ce but. Soit que la nature l'eût cloué des qualités qui devaient l'y mener plus sûrement, soit que ces qualités aient été le résultat de l'art et de l'observation, il est certain qu'il y arriva principalement par la netteté de la pensée et par la simplicité des moyens, évitant toute complication qui aurait pu

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