Critica musica, etc., II
20 G I' 0 RG E ;- F U l D E R I G II A N DEL
« 10. Georg Friedrich Hàndel, Halle-Magdeburg. » Il est donc certain que pour satisfaire au vœu de son père, il continua de suivre un cours de droit, ce qui ne l'empêcha pas de devenir aussi organiste à Halle, circonstance qui a été complètement dénaturée par Mainwaring et dont ne parle pas M. Schœlcher. En effet, l'auteur anglais raconte que Zachau, « qui aimait la dive bouteille, s'arrêtait souvent au cabaret en se rendant à l'église et remettait le service à son élève dont il connaissait le talent1 ». C'est là une médisance que, sur la foi de Mainwaring, M. Schœlcher a répétée, mais dont il faut faire justice. En effet, Mattheson2, dont la bienveillance ne fut jamais le péché mignon, se rebiffe devant ce récit et dit : « N'aurait-on pu écrire la vie de Hàndel, sans que, quarante ans après la mort de Zachau, ce brave homme, ce bon musicien, ait été outragé pour un malheureux verre de vin? »
Ce qui est certain, c'est que l'organiste de Notre- Dame de Halle, Jean-Christophe Leporin, ayant donné sa démission pour retourner à Berlin, sa patrie, Hândel fut nommé à sa place, le S août 1702, comme on le voit dans les actes publics de la ville3. Ce que Hàndel composa alors en sa qualité d'organiste n'est pas connu; mais si l'on en croit ce qu'il disait lui-même lorsqu'il parlait des productions de