‹ G.-F. HändelChapitre 30 sur 118 · History of music, IV · texte numérisé non relu

History of music, IV

de laquelle il dut se plier, car il a composé pour elle une sicilienne, Qui VAngel di planta in planta, qui est fort longue et presque toujours tenue dans le registre aigu de la voix. Il a conservé cette sicilienne dans YAcls anglais de 1732, mais transposée et avec un accompagnement d'archi-luth.

Disons en passant que c'est à Naples que Hândel apprit à connaître le vrai style de la sicilienne, dans lequel il a, par la suite, conçu tant de belles choses.

La basse qui tint le rôle de Polifemo doit avoir possédé une voix exceptionnelle. Ainsi, dans son air Fra l * ombre e gl 9 errori, Hândel lui a fait parcourir, d'un seul bond, deux octaves et une quinte! Dans une autre cantate, NelV afrlcane selve, écrite aussi à Naples pour le même chanteur, on rencontre des intervalles de deux octaves et une sixte! Hàndel n'a pas donné le nom de cette basse tonitruante, et cette omission a intrigué plus d'un biographe : ce nom n'était pourtant pas difficile à découvrir1. L'air de Poliphème a été intercalé note pour note dans l'opéra Rlnaldo par lequel notre Saxon débuta à Londres; il est appliqué au rôle d'Argant le magicien, que chanta il signor Boscki, lequel vint de Naples. Il était tout simple que Hândel lui donnât un air qu'il avait dit à Naples dans YAci et qu'il devait avoir encore en mémoire.

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