‹ G.-F. HändelChapitre 33 sur 118 · Chrysander. G.-F. Hcindel, I, p · texte numérisé non relu

Chrysander. G.-F. Hcindel, I, p

(in partibus infîdelium) de Spiga (Indes espagnoles). Il mourut en 1730, âgé de soixante-quinze ans.

Les écrivains contemporains ont renchéri l'un sur l'autre pour vanter le bel ordre qui régnait dans les exécutions musicales de la cour hanovrienne dirigées alors par Farinelli, oncle du célèbre chanteur de ce nom, sous la haute surveillance de Steffani. D'après les renseignements donnés par M. de Malortie *, l'orchestre doit avoir été nombreux, car, suivant les registres de solde qu'il a consultés, on y comptait un organiste de la cour aux appointements de 200 thalers; un musicien de cour avec 700 thalers; quatre musiciens français recevant chacun 116 thalers ; deux musiciens avec chacun 300 thalers; treize trompettes et timbales, chacun 229 thalers. M. de Malortie n'ayant donné les noms d'aucun de ces artistes, on ne peut faire sur eux que des conjectures; mais il est probable que Farinelli était le musicien de cour au traitement de 700 thalers.

Avant de se rendre à Hanovre, Hândel voulut d'abord aller à Halle embrasser sa mère et ses autres parents. Il trouva les choses bien différentes de ce qu'il les avait laissées. Sa plus jeune sœur, Johanna-Christiana, était morte à vingt ans, le 16 juillet 1709. En septembre 1708, son autre sœur, Dorothée-Sophie, avait épousé le jurisconsulte doc-

1. Der Ha?inoversche Eof unter dem Kurfiïrsten Emst-August, p. 38.

teurMichael DietrichMichaelsen, de Halle, d'extraction honorable, lequel fit partie plus tard du conseil de guerre du gouvernement prussien. Sa mère, qui touchait à sa soixantième année, vivait donc seule chez elle.

Mainwaring s'est trompé i quand il a dit que Hàndel avait trouvé sa mère complètement aveugle. 11 a confondu ce voyage de 1710 avec celui de 1729. Madame Hàndel conserva la vue près de vingt ans encore.

Lorsque l'électeur de Hanovre (George de Brunswick, ensuite George Ier d'Angleterre) et sa cour eurent entendu Hàndel sur l'orgue et le clavecin et après que Steffani eut donné son opinion, toute autre recommandation devenait inutile. Mais avant de consentir à succéder à l'abbé comme maître de chapelle, il posa comme condition essentielle qu'on lui permettrait d'abord de faire un voyage à Londres et d'y passer quelque temps. Cette autorisation lui ayant été accordée, il signa son engagement aux appointements annuels de 2,500 thalers (environ 9,500 francs).

Dans son trajet, il s'arrêta quelques jours à Dusseldorf auprès de l'électeur palatin Johann- Wilhelm dont il avait fait la connaissance en Italie et auquel il avait promis sa visite. Les artistes italiens ne tarissaient pas en éloges sur ce prince, qui

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