‹ G.-F. HändelChapitre 74 sur 118 · Correspondance de Pope. Lettre du 24 novembre · texte numérisé non relu

Correspondance de Pope. Lettre du 24 novembre

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la semaine suivante, soit au bout de dix jours, on la répéta, et le soir même on l'exécuta pendant les funérailles solennelles à Westminster, dans la chapelle de Henry VII, affectée à la sépulture des souverains anglais. « La belle antienne de M. Handel, dirent les journaux1, a été exécutée vers neuf heures du soir. Les parties vocales furent chantées par les chœurs des chapelles royales de Westminster et de Windsor, et par les nobles qui se joignirent à eux. Il y eut en tout quatre-vingts chanteurs et cent instrumentistes. »

Le premier chœur, sur un motif de choral, est un des plus grands qu'ait conçus Hàndel ; la tristesse générale y est exprimée d'une manière extrêmement Louchante. Une simple fugue (She put on righteousness) sert de transition au souvenir de la défunte, dont l'image est peinte dans un beau et tendre quartetto ( When the ear heard fier), qui fait ressortir sa bonté et sa charité (She delivered the poor that cried. « Les beautés de ce morceau, dit Burney", sont de tous les temps et de tous les pays; aucun changement dans le goût ne saurait l'anéantir, ni empêcher qu'il ne soit vivement ressenti par les âmes sensibles. » On remarque une grande dignité dans la dernière partie, la béatification des justes, où tout est pompeux et grandiose. Cette œuvre

1. Daily Advertiser du 19 et Gruh-strret Journal du 22 décembre 1737.

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