‹ G.-F. HändelChapitre 75 sur 118 · Commémoration. P. 3A · texte numérisé non relu

Commémoration. P. 3A

UKORGE-FRIDERIC HANIlRL 223

est d'une incalculable richesse et d'une variété pleine de signification ; elle justifie pleinement les paroles de Burney1, « qu'en expression, en harmonie et en beaux effets, cette antienne lui paraît devoir être placée en tête de toutes ses œuvres ».

A son retour d'Aix-la-Chapelle, Handel apprit que Heidegger, essayant de tirer partie des épaves des deux entreprises naufragées, avait rouvert le théâtre de Haymarket à l'Opéra italien. Il avait même engagé Caffarelli, comme moyen d'attraction, car de l'avis de Porpora, c'était le premier chanteur de l'Italie. Mais à Londres, l'âge d'or était passé pour les virtuoses italiens, ainsi que le fit remarquer Caffarelli à Burney2, auquel il dit « n'être venu à Londres que dans les dernières années du règne de Heidegger ». Ne voulant négliger aucune chance de réussite, celui-ci demanda à Handel deux opéras nouveaux qu'il promit de lui payer mille livres, mais à la condition qu'il les ferait étudier et exécuter. Le compositeur accepta, car avec ces honoraires il se voyait en position de satisfaire certains créanciers mal disposés à son égard et d'éviter ainsi la prison pour dettes. Il se mit donc immédiatement à l'œuvre et commença, le 15 novembre, à écrire Faramondo, sur un texte d'Apostolo Zéno.

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