‹ G. K. Chesterton, ses idées et son caractèreChapitre 10 sur 76 · Ibid. et p · texte numérisé non relu

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a donné le même conseil à plusieurs champions et elle a vu tomber bien des châteaux. Mais elle ne se départ point pour cela de son étonnement ni de sa raison. Elle ne se torture pas la cervelle pour arriver à concevoir une connexion mentale entre un son de trompe et la chute d'une tour. Au contraire, les hommes de science se torturent la cervelle jusqu'à ce qu'ils arrivent à imaginer une connexion mentale nécessaire entre une pomme quittant la branche et une pomme tombant sur le sol. En vérité, ils parlent comme s'ils avaient découvert, non pas seulement une série de faits merveilleux, mais une vérité qui les unit. Ils parlent comme si la connexion physique de deux faits étranges les reliait philosophiquement. Ils ont l'impression que si un événement incompréhensible suit constamment un autre événement non moins incompréhensible, les deux ensemble composent un événement compréhensible. Deux énigmes obscures font une solution claire \

Au fond, l'homme de science, « le professeur matérialiste », est un sentimental, mené par d'obscurs souvenirs d'impressions subies et par des associations dépourvues de logique. Il a vu si souvent les oiseaux voler et pondre qu'il unit ces deux idées disparates « par je ne sais quel lien d'émotion et de rêve ». Un pommier le fait invinciblement penser aux pommes :

Mais le froid rationaliste du royaume des fées ne voit pas pourquoi, dans l'abstrait, les pommiers ne porteraient pas des tulipes cramoisies. Cela arrive quelquefois dans son pays '\.. Comment un œuf peut-il devenir un poulet ? Voilà une question que nous ne

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