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avec une parfaite sérénité, il n'y a pas la moindre fantaisie, pas le moindre mysticisme. « Nous rencontrerons peut-être le mysticisme plus tard. » Mais ici nous parlons simplement le langage rationnel et même agnostique. Nous avouons notre igno-
H'ance. Le fantaisiste, le visionnaire, c'est celui qui vient nous parler d'une « loi » qu'il n'a jamais
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Arrivé à ce point et abasourdi, non sans cause, par des conclusions aussi impudemment naïves, quelque tenant de la science ou simplement du gros bon sens, essayera peut-être d'insister. La constance des effets, dira-t-il, n'est-elle pas le signe d'une loi immuable, la preuve que l'univers fonctionne comme une machine aveugle ? Pas du tout, répond Chesterton. « Les gens croient que si l'univers était mû par des motifs personnels, il varierait ; que si le soleil était vivant, il danserait... Sophisme !... » Car l'uniformité, la répétition constante des mêmes actes ne sont pas les indices de la passivité ou de la mort, mais au contraire ceux d'un élan qui réussit, d'une vie qui demeure fraîche et forte. Par exemple, si l'homme change sa manière d'agir, c'est qu'elle ne lui a pas réussi ou qu'il en est lassé. Les enfants, dont l'organisme est plein d'une vitalité intense et dont l'esprit est neuf, ne se lassent pas de voir et de faire les mômes choses. Ils remuent indéfiniment leurs jambes, d'un même