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LA PHILOSOPHIE d'uN HUMORISTE 43
à l'autre les œuvres du philosophe positiviste, mais il sympathise avec la liturgie du Grand Prêtre de l'Humanité, et il se voit très bien allumant un feu de joie pour l'anniversaire de Darwin \ Les sources de la joie, de la gaieté, de la vie florissante et exubérante, de la bonne santé morale sont dans le mysticisme. « Un jeune homme peut se préserver du vice en pensant habituellement aux maladies qu'il occasionne. Il peut aussi se garder chaste en pensant constamment à la Vierge Marie. » La première méthode est négative et froide, ce n'est qu'un frein, une bride ; la seconde est positive, élevante, excitante, parce qu'elle montre un idéal de beauté spirituelle. On peut croire la première plus raisonnable ; la seconde est certainement plus saine =.
r Chesterton résume tout ce parallèle et tout ce contraste dans un symbole qu'il affectionne et qui reparaît plus d'une fois dans ses écrits : celui de la Sphère et de la Croix. La Sphère, image de la science, est la figure parfaite, harmonieuse, achevée en ses lignes, mais fermée, incapable de dilatation ni de progrès. « La Croix au contraire, bien qu'elle porte au cœur le conflit et la contradiction, peut étendre
LÎndéfiniment ses deux bras sans altérer sa forme *. » Dans le dialogue qui s'engage en ballon, au-dessus du dôme de Saint-Paul de Londres, surmonté précisément d'une sphère et d'une croix, entre le pro-