Ibid., p. 209 à
' Iule nonsense). Son rire énorme est humain et heureux ; sa gaieté « abondante, violente, indécente, mais sans malice », représente la franche nature, à l'inverse de l'art concentré et de la fine amertume
\de nos modernes humoristes '. Du reste, il y a une alliance intime entre la grosse gaieté populaire et la religion : la vulgarité est fille de la foi, « parce que là où il y a de la foi, il y a de la gaieté, et que là où il y a de la gaieté, il y a toujours quelque excès à craindre ^ ». « Si Mr. Me Cabe était réellement religieux, il serait heureux, et s'il était réellement heureux, il danserait ' ». La Christmas est liée au
pudding et le symbole de Nicée favorise la vente des saucisses *. L'Eglise a sauvé l'héritage des joies païennes et assimilé les éléments sains du matérialisme antique \ Ce sont les sectes récentes qui ont mis la pruderie à la mode. « La véritable religion est la chose réaliste, la chose brutale, la chose qui dit des injures. » Les grands puritains du dix-septième siècle, esprits profondément religieux, « n'avaient aucun souci de la décence... ils lançaient aux rois et aux reines des noms et des adjectifs qui sont précisément ceux que les journaux de leurs descendants modernes refusent d'imprimer'. »
Mais laissons de côté la question religieuse que