‹ G. K. Chesterton, ses idées et son caractèreChapitre 45 sur 76 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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rable romantique \ La littérature réaliste de la « presse jaune » est communément taxée de hardiesse : Chesterton la trouve d'une écœurante timidité ^ Pas un cliché qui ne soit mis en pièces par cette verve en furie. Smiih (qui signifie forgeron) est un nom aussi commun en Angleterre que Duval en France. Défié — bien imprudemment ! — « d'en tirer une seule miette de son satané mysticisme », Chesterton en fait sortir l'esquisse d'un poème héroïque comme les Travaux eî les Jours d'Hésiode : pareil à celui qui, au nom de DuvaU évoquerait un vallon lamartinien '\ Une boîte aux lettres n'a, pensez-vous, rien de poétique. Détrompez-vous : « Cette rouge tourelle est l'un de nos derniers temples. » C'est le sanctuaire inviolable des secrets de l'amitié et de l'amour. Jeter une lettre à la poste est « un acte entièrement romantique », parce que c'est un acte irrévocable ''. Le banal est merveilleux. L'art est le coup de baguette qui désensorcelle la beauté captive, comme le Prince du conte, sous des apparences grossières. Chesterton rencontre ici la voie où marche, mais d'une allure plus grave, le grand poète américain Walt Whitmann.

En tout ceci, ce qu'il y a de plus intéressant, c'est que l'avocat du paradoxe vous enveloppe de rets si ingénieux, qu'on finit, la plupart du temps, par être

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