Orlhodoxy, p
âges primitifs. Le dogme s'ajuste à la nature, non seulement dans ses exigences simples, régulières, raisonnables, faciles à définir et à prévoir, mais dans les plus inattendues, là où elle devient un peu folle. « Un pieu peut combler un trou et une pierre s'ajuster à un creux par accident. Mais une clef et une serrure sont deux choses complexes. Et si une clef va bien dans une serrure, c'est qu'elle est la bonne \ » Ceci est dit à propos des « paradoxes du christianisme », qui comblent en nous des désirs opposés et des aspirations divergentes.
Ce sont là de fortes paroles. A les lire simplement, on pourrait croire qu'elles signifie ceci : les dogmes les plus mystérieux, la Révélation dans ses parties les plus insoupçonnées, ofi'rent justement la réponse détaillée, précise, exacte, aux questions, insolubles autrement, que pose la nature. Et le jugement à porter sur cette thèse devrait se nuancer et se subdiviser très précisément, selon les sens fort divers dont elle est susceptible ^ Ici nous n'avons qu'à marquer celui que Chesterton y attache. Les coïncidences dont il parle n'ont point pour lui la valeur d'une preuve, puisque, après les avoir relevées et s'être ainsi approché tout près du christianisme, il croit avoir encore à poser la question de fait, celle de la vérité effective du christianisme.